Autour de la Légende des Samouraïs


 
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 Les tatouages au Japon

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Yza Zaz
Samouraï


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MessageSujet: Les tatouages au Japon   Jeu 18 Mai - 16:22

L'art du tatouage Japonais a plusieurs noms - irezumi ou horimono - dans la langue Japonaise. Irezumi est le mot pour le tatouage visible traditionnel qui couvre des grandes parties du corps comme le dos. Le tatouage Japonais a une très longue histoire.
Irezumi : le Kimono de peau.

D'après la dynastie Chinoise Wei, les habitants de l'archipel utilisaient déjà le tatouage il y a 1200 ans pour identifier les tribus et pour des raisons religieuses. Les Aïnou, premiers habitants du Japon, utilisaient les tatouages pour que les esprits ne puissent pas pénétrer le corps humain. Le tatouage traditionnel Japonais, cet art suprême, a une histoire qui peut être tracée jusqu'à il y a 300 ans, c'est à dire, le milieu de l'ère Edo (Tojyo). À cette époque, les prisonniers étaient tatoués, en fonction de leurs crimes à des fins d'identification. Quand ces prisonniers retrouvaient la liberté, ils cherchaient les services de spécialistes, Irezumi-Shi, pour se faire tatouer des fleurs ou d'autres motifs qui cacheraient le tatouage initial de la prison. Avec le temps, des motifs beaucoup plus élaborés sont apparus, tel que le tatouage intégral du corps. Le tatouage est alors devenu un art à part entière. Malgré tout, ces tatoués et ces tatoueurs étaient à cette époque-là considérés comme des bandits ou des Yakuza. Ce n'est que récemment, grâce à un échange culturel avec l'art du tatouage occidental, que le tatouage japonais a reçu ses lettres de noblesse et est devenu un véritable art.
Il est indéniable que l'influence de l'occident a rendu le tatouage à la mode ces dernières années. Aujourd'hui, on peut voir des enfants et des femmes avec toutes sortes de tatouages.
Ceci étant le reflet d'une tendance à la modification du corps... Mais ces tatouages sont occidentaux, faits à la machine, et peuvent être fait en quelques heures. Là est la grande différence avec le tatouage artistique japonais, les intégraux, par exemple, qui peuvent prendre jusqu'à cinq années de travail.
Une anecdote. À l'époque d'Edo, de nombreux pompiers étaient tatoués. Ces tatouages étaient censés les protéger. Leur travail était particulièrement dangereux car ils montaient sur le toit des maisons pour localiser les incendies. Ils devaient être très courageux et les tatouages étaient supposés élever leur esprit.
Le tatouage traditionnel japonais est entièrement fait à la main. Cependant, avec le contact des artistes occidentaux, on commence depuis peu à utiliser des machines pour dessiner les grandes lignes du dessin, Sujibori. Ces machines permettent un travail plus rapide et des lignes plus douces impossibles à réaliser à la main. Pour le reste, c'est-à-dire la coloration, on continue à la faire manuellement. C'est la raison pour laquelle, certains travaux prennent plusieurs années.

Les couleurs de l'Irezumi japonais sont traditionnellement des verts, des rouges, des pourpres et des noirs d'encre sumi. Les encres sont aujourd'hui achetées dans les magasins ad hoc ; traditionnellement l'encre rouge était faite de cadmium et on dit qu'elle entraînait une telle souffrance qu'on ne pouvait tatouer qu'un pouce ou deux avant que la douleur ne devienne intolérable et il s'en suivait généralement fièvre et faiblesse.

Deux techniques sont réputées particulièrement douloureuses : le « duveteux », Hanebori et le « dégradé », Bokoshibori, tatouage au cinabre et tatouage à coloris dégradés, très douloureuses toutes deux, surtout quand on peint du rouge de cinabre, du jaune et du vert. Quand, dans une seule journée, après avoir en moyenne subi la perforation de cinq à six cents aiguilles, on ressort du bain chaud destiné à aviver les couleurs, c'est pour s'abattre à moitié mort, un bon moment...

Sources sur l'art du tatouage japonais:
http://www.a-nous-dieu-toccoli.com/publication/2005/shintai/shintai_chap5.html

Livre : Tatouage de Victoria Lautman

Le magazine Animeland
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Lélé
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Ven 19 Mai - 11:11

merci pour cet article Yza !!
En anime, il y a bien une série qui représente bien la pratique et la valeur d'un tatouage japonais, c'est dans Crying Freeman. Je ne sais pas si le film a montré la scène où la jeune femme se fait tatouer tout le dos, mais c'était quelque chose.
Perso, je trouve qu'il y a quelque chose à la fois d'attrayant et d'effrayant dans les tatouages japonais. Chez certains Asiatiques, les hommes essentiellement, ça se fait aussi de se tatouer le corps, mais je ne pourrais pas vous dire dans quel but, ni s'il ya un symbolisme dedans. Vous vous imaginez avec un tatouage tout le long de votre bras pendant toute votre vie ? ça pourrait être pas mal, mais ici en Occident, je crois que les regards en diraient long sur leurs pensées.
Alors, qui est le prochain ou la prochaine à se faire tatouer ? Pas moi en tout cas, trop peur d'avoir mal ^^
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Yza Zaz
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Ven 19 Mai - 12:43

Dans le film, on voit brièvement la naissance du Freeman quand il se fait tatouer (c'est flou, car c'est par le point de vue de Yoh qu'on le voit et à ce moment-là, il est drogué) mais on ne voit pas Emu se faire tatouer car le scénario diffère du manga et de la série animée puisque l'organisation dont fait partie le Freeman veut les tuer et les yakusa aussi et qu'après de beaux combats, ils s'enfuient ensemble.
Dans le manga, c'est plus détaillé. On voit les 2 se faire tatouer.
Dans les tatouages japonais, j'aime particulièrement la s^écialité des tatoueurs japonais. Leur spécialité est appelée « Bokashi », à savoir les plus dégradés du monde, allant du noir profond au gris le plus clair. Il y a une dizaine de nuances de noir et c'est plus impressionnant qu'un tatouage de couleur (enfin, ça n'engage que moi, peut-être est-ce parce que comme cela, chacun l'interprète à sa manière alors que s'il était vivement coloré, ce ne serait que cette 'version' que l'on verrait).
Pour tatouer, les Japonais utilisent des séries de baguettes dont le bout est doté d’un faisceau d’aiguilles. Même si beaucoup sont passés aux techniques occidentales, il est encore de véritables maîtres qui ne jurent que par la tradition.

Pour le magazine Tokyo Journal, dans son numéro de février 2000, Dr. D. Vice a réalisé une interview d'un maître du tatouage au Japon: Horitoshi.
En voici une traduction française.
TJ: Quand le tatouage est-il apparu au Japon?
Horitoshi: D'après la dynastie Chinoise Wei, les habitants de l'archipel utilisaient déjà le tatouage il y a 1200 ans pour identifier les tribus et pour des raisons religieuses.
Les Aïnou, premiers habitants du Japon, utilisaient les tatouages pour que les esprits ne puissent pas pénétrer le corps humain.
Le tatouage traditionnel Japonais, l'art que je pratique aujourd'hui a une histoire qui peut être tracée jusqu'à il y a 300 ans, c'est à dire, le milieu de l'ère Edo.
A cette époque, les prisonniers étaient tatoués, en fonction de leurs crimes à des fins d'identification. Quand ces prisonniers retrouvaient la liberté, ils cherchaient les services de spécialistes -irezumi-shi- pour se faire tatouer des fleurs ou d'autres motifs qui cacheraient le tatouage initial de la prison.
Avec le temps, des motifs beaucoup plus élaborés sont apparus, tel que le tatouage intégral du corps. Le tatouage est alors devenu un art à part entière. Malgré tout, ces tatoués et ces tatoueurs étaient à cette époque là considérés comme des bandits ou des yakuza.
Ce n'est que récemment, grâce à un échange culturel avec l'art du tatouage occidental, que le tatouage japonais a reçu ses lettres de noblesse et est devenu un véritable art.
TJ: L'influence de l'occident a rendu le tatouage à la mode ces dernières années. Aujourd'hui, on peut voir des enfants et des femmes avec toutes sortes de tatouages. Ceci étant le reflet d'une tendance à la modification du corps...
Horitoshi: Oui, mais ces tatouages occidentaux, fait à la machine peuvent être fait en quelques heures. C'est complètement différent de ce que je fais. Certains de mes tatouages intégraux me prennent jusqu'à 5 années de travail.
TJ: Qu'en est-il des pompiers? N'ont-ils pas une tradition du tatouage?
Horitoshi: A l'époque d'Edo, de nombreux pompiers étaient tatoués. Ces tatouages étaient censés les protéger. Leur travail était particulièrement dangereux car ils montaient sur le toit des maisons pour localiser les incendies. Ils devaient être très courageux; et les tatouages étaient supposés élever leur esprit.
TJ: Qu'en est-il de la technique actuelle du tatouage au Japon?
Horitoshi: Le tatouage traditionnel japonais est entièrement fait à la main. Cependant, avec le contact des artistes occidentaux, j'ai commencé récemment à utiliser des machines pour dessiner les grandes lignes du dessin -sujibori-. Ces machines permettent un travail plus rapide et des lignes plus douces impossibles à réaliser à la main. Pour le reste, c'est à dire la coloration, je continue à la faire manuellement. C'est la raison pour laquelle, certains de mes travaux me prennent plusieurs années.
TJ: Comment avez vous commencé?
Horitoshi: Je suis de Sapporo, Hokkaido. J'avais 15 ans quand je suis venu à Tokyo pour la 1 ère fois. La plupart des gens autour de moi était tatoués, et j'ai eu mes propres tatouages très jeune. J'ai commencé à étudier cet art à 21 ans tout seul. Un de mes amis qui avait commencé l' "irezumi" 2 ans avant moi a été une bonne source d'information; J'ai mis 10 ans avant de m'accepter en tant que artiste de l'irezumi. Et encore quelques années de plus avant de vraiment maîtriser cet art.
TJ: Transmettez-vous votre savoir à d'autres?
Horitoshi: Mon fils Horitoshi II, a ouvert son officine, et en ce moment j'ai 17 élèves. Les jeunes de maintenant peuvent acquérir la technique beaucoup plus vite que de mon temps. Moi, j'ai du faire des essais et des erreurs, souvent sur ma propre peau avec de nouvelles techniques et de nouveaux pigments. Mes amis et moi faisions des tests les uns sur les autres avec beaucoup d'erreurs. J'ai du tout faire moi-même, trouver les bons types d'aiguilles, l'encre noir, mélanger les bonnes couleurs, sélectionner les dessins. Aujourd'hui les apprentis n'ont plus à s'occuper de ça. Ils doivent seulement me regarder travailler.
TJ: Comment sélectionnez-vous vos élèves?
Horitoshi: Il n'y a pas d'examen particulier, mais j'étudie en détails les cv des volontaires. Je sais en regardant une personne si celle ci pourra travailler avec moi. Il n'y a aucun intérêt à accepter un apprenti qui partira avant la fin de son apprentissage. Sur 10 élèves, il y en a quand même un qui arrête dans les 3 premières années.
TJ: Vos deshi (élèves) habitent-ils avec vous?
Horitoshi: Ils ne viennent que 2 ou 3 fois par semaine certains jours à des heures précises.
TJ: Quelle formation reçoivent-ils?
Horitoshi: Pendant les 3 premiers mois, ils doivent apprendre les bonnes manières et l'étiquette. Si je leur demande de faire le ménage, ils doivent faire le ménage. Ils doivent faire tout ce que je leur demande. Ensuite je leur enseigne la stérilisation. Après 6 mois, ils peuvent commencer à tatouer sous ma direction. Ils continuent comme ça pendant 3 ans. Ceux qui n'ont pas atteint la perfection en 3 ans peuvent rester pendant 2 années supplémentaires.
Avant je ne les laissais pas tenir une aiguille pendant les 3 premières années. Je ne leur enseignais que les manières et l'étiquette. Maintenant, ils peuvent se tatouer les uns les autres au bout de 6 mois. Ils ont une vie beaucoup plus agréable maintenant, sauf qu'ils doivent rester ici pendant des heures.
TJ: Ouvrent-ils une officine ensuite?
Horitoshi: Pas tous. 5 ou 6 d'entre eux l'ont fait. Mais il y a aussi la "famille Horitoshi". Une à Taiwan et une autre à San Francisco. Bien qu'ils n'aient pas été mes élèves, ils suivent mon style et je les considère comme mes petits frères.
TJ: Comment vos clients vous trouvent-ils?
Horitoshi: Beaucoup par le bouche à oreilles, mais certains me contactent aussi après avoir lu un article dans un magazine ou parce qu'ils apprécient mon style.
TJ: Comment choisissent ils le dessin?
Horitoshi: Il y a d'abord une première rencontre pendant laquelle je leur montre des exemples. Il y a souvent une mauvaise perception du temps que peut prendre un tatouage. Quelques jours ou quelques heures. En fait quelques centimètres carrés fait à la main représentent une heure de travail et de douleur.
Ensuite il y a les clients qui pensent avoir un tatouage intégral en seulement 1 an, alors qu'en réalité cela prendra 5 ans.
TJ: Comment de clients voyez-vous chaque jour et combien de temps passez-vous avec eux?
Horitoshi: En ce moment, j'ai 3 clients qui viennent 3 fois par semaine et d'autres qui viennent moins fréquemment. Selon ma forme physique, je travaille 60 à 90 minutes sur un client. J'ai beaucoup de clients donc je ne peux pas rester trop longtemps sur chacun. Aujourd'hui, par exemple je suis resté 90 minutes sur un client et 2 h 30 sur un autre.
J'ai en moyenne 4 clients par jour avec 90 minutes de travail par client. C'est à dire 6 à 7 heures de travail par jour. Cependant certains clients nécessitent des séances plus longues de 2 ou 3 heures, mais j'essaye d'éviter cela. A la fin d'un tel marathon, je suis moins concentré et je ne suis pas satisfait de mon travail.
TJ: Est-ce que des clients arrêtent avant la fin du tatouage?
Horitoshi: Beaucoup. Environ 80%.
TJ: Sont-ils moins intéressés, à court d'argent ou alors ne supportent pas la douleur?
Horitoshi: Il faut beaucoup de caractère pour endurer la douleur jusqu'à la fin. Après quelques séances, je sais si le client sera assez fort pour rester jusqu'à la fin. Et puis, si un client ne supporte pas la douleur, je ne peux pas travailler correctement. C'est très difficile pour moi si une personne crie ou bouge en permanence.
TJ: Est-ce vraiment douloureux?
Horitoshi: Oui très. Une autre raison qui fait que mes clients ne reviennent pas est qu'ils déménagent. Dans ce cas ils doivent rechercher un autre hori-shi dans une autre ville. En fait certains tatouages de mes clients ont été commencés ailleurs par un autre hori-shi.
TJ: Combien d'aiguilles utilisez-vous?
Horitoshi: Cela dépend du type de travail et de la partie du corps concernée. Cela peut varier entre 5,6 et 35,36 aiguilles.
TJ: Ce travail vous cause t-il des problèmes de santé?
Horitoshi: C'est un travail très fatigant. Assis sur le sol en seiza pendant des heures fatigue les genoux. Ceux-ci sont devenus si faibles que je ne peux presque plus marcher. Le fait de piquer avec les aiguilles durcit les épaules également, et le poignet est sujet à des inflammations.
TJ: Et les yeux?
Horitoshi: Pas trop mais ça dépend du nombre d'heures de travail par jour.
TJ: Est-ce difficile de dessiner sur un support vivant en 3 dimensions?
Horitoshi: Certains artistes pose un papier sur la peau pour faire le dessin, mais moi je préfère travailler directement sur la peau car mes dessins sont compliqués. La première tâche en fait est le dessin dans ses grandes lignes. Les couleurs suivent naturellement.
TJ: Les artistes qui travaillent à l'huile peuvent éventuellement modifier leurs peintures sans perte de qualité. Mais une fois que l'encre est sous la peau, il n'y a pas de retour possible, n'est-ce pas?
Horitoshi: L'irezumi demande une concentration totale. La moindre erreur ne peut être acceptée. Un maître de mon niveau n'a pas droit à l'erreur. Quelqu'un qui tatoue un ami et lui fait une main à 6 doigts peut toujours s'excuser. Mais avec un client qui paie c'est différent.
TJ: Quel type d'encre utilisez-vous?
Horitoshi: Pour l'écriture, les japonais utilisent toujours la même encre; l'encre noire n'a pas changé depuis 300 ans
TJ: Y a t-il eu des évolutions depuis 300 ans?
Horitoshi: Les méthodes de désinfection ont changé radicalement. A l'époque D'Edo, ils utilisaient l'alcool. Puis pendant l'ère Meiji ils ont bouilli. Maintenant on utilise les mêmes procédés de stérilisation que dans les hôpitaux.
TJ: Quels caractéristiques ont les dessins?
Horitoshi: De nombreux dessins sont basés sur l'histoire du Japon ou sur la mythologie. Je veux que les jeunes japonais se souviennent et apprécient les dessins japonais traditionnels. Je ne veux pas les mélanger avec des éléments occidentaux car je ne veux pas voir disparaître le dessin japonais. Je souhaite que mes élèves perpétuent mon style et respectent l'irezumi traditionnel.
TJ: Et les couleurs?
Horitoshi: Aujourd'hui, la plupart des pigments sont importés. Il y a peut-être des pigments japonais, mais cela me prendrait beaucoup de temps avant de pouvoir les utiliser sur mes clients, car je dois les essayer avant sur ma peau pour voir si la couleur passe avec le temps. Il me faut un an pour tester une couleur. (Horitoshi montre alors son bras avec de nombreux tests de couleur). Avant je testais les couleurs sur mes jambes. Les apprentis aujourd'hui n'ont plus besoin de faire ces tests.
TJ: Avez-vous des relations privilégiées avec certains de vos clients quand vous les avez vu pendant des années?
Horitoshi: Il y a un groupe qui s'appelle Horitoshi-mutsumi. Des clients que j'ai tatoué. Nous avons une réunion annuelle. Bien sûr tous ne peuvent venir en même temps. Sur 100 clients, 20 à 30 seulement peuvent se déplacer.
TJ: Maître Horitoshi, merci de m'avoir consacré ce temps.
Horitoshi: Je vous en prie.

Alors, qu'en pensez-vous ?
Par contre, je ne sais plus sur quel site j'ai trouvé cela T__T
Dés que je le retrouve, je préciserai la source.
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Lélé
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Sam 20 Mai - 12:02

woaw, de la part de l'artiste, il lui faut de la concentration et beaucoup de travail, et pour le client, de la résistance et de la persévérance... Brrr ça me glace le sang tout ça ! Pendant un an, faut aller faire des séances de tatouages, ça en deviendrait insupportable. En plus, le maître lui-même dit que c'est douloureux !
Par contre, j'admire leur travail... C'est vraiment beau, et en regardant des photos, on dirait que le motif sort de la peau. C'est magnifique, vraiment...
Mais...question argent, combien ça coûte ce genre de tatouage sur tout le corps ? Faut être riche non ?
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Yza Zaz
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Sam 20 Mai - 16:08

L'adresse de l'interview en vf:
http://www.lejapon.org/portail/sections.php3?op=viewarticle&artid=20

Parfois il faut compter au minimum 5 ans pour 1 tatouage, voire davantage s'il s'étend sur tout le corps.

Le prix est en effet très élevé ( mais je ne trouve rien de précis là-dessus; pourtant, je cherche ) parce que le 'Bokashi' est vraiment un art à part entière. C'est comparable à un Trésor National. Pour te faire une idée, il y a quelques années, une geisha qui était inscrite dans le patrimoine culturel du Japon... Il dépend aussi de sa taille, de sa complexité et de son emplacement. Si je trouve une 'fourchette' des prix, je la mettrai en ligne.

Il y a eu un reportage sur les maîtres du 'Bokashi' il y a 1 mois. Je ne sais plus si c'était Complément d'enquête ou Envoyé spécial mais j'en ai eu plein les mirettes comme dirait Neko !
Des reporters français ont même eu la chance de pouvoir filmer un de ses représentants en plein travail et certains de ses clients (tous des hommes ^_____^ ) ont accepté de l'être aussi. Waow, les tatouages en dégradé de noir !!!! I love you
Mais quand ils ont demandé aux personnes qui se faisaient tatouer quelle était leur profession, seul le silence leur a répondu; on comprend donc ce que cela signifie...

Je crois que mon prochain article portera donc naturellement sur eux Wink
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Lélé
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Sam 20 Mai - 17:22

Coooooolll !!! Un article sur les Yakuzas, ce serait génial !! Je sais pas pourquoi, mais j'suis en train de m'intéresser de plus en plus à eux. Ptêt parce qu'un manga que j'aime bien en parlait, mais c'est aussi pour me défaire de tous ces clichés qu'on a d'eux. Y en a tellement, et toujours des visions négatives d'eux. A raison ptêt, mais faudrait d'abord savoir ce qui se passe dans leurs têtes pour devenir yakuza. ... ça a l'air cool comme statut non ? Very Happy
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Dim 21 Mai - 1:45

Citation :
ça a l'air cool comme statut non ? Very Happy

Je ne comprends pas ce que tu veux dire par là. Tu veux bien détailler ?

[/quote]Un article sur les Yakuzas, ce serait génial !! (...) Ptêt parce qu'un manga que j'aime bien en parlait, mais c'est aussi pour me défaire de tous ces clichés qu'on a d'eux. Y en a tellement, et toujours des visions négatives d'eux. A raison ptêt, mais faudrait d'abord savoir ce qui se passe dans leurs têtes pour devenir yakuza.
Citation :


Attends que je poste cet article (je l'ai presque fini): tu sauras tout ce que j'ai rassemblé sur eux depuis leurs origines à nos jours, et les points de vue seront divers (libre à chacun de se faire son opinion, non mais !). Et en prime, la retranscription d'un reportage sur les yakusa réalisé en 97 par la chaîne Arte (on ne risque pas de le revoir à la télé, sniff Crying or Very sad !).
Je donnerai mes sources, comme toujours. Vu qu'il n'y aura pas d'images ni de photos mais que les sites où j'ai pêché les infos en avaient, il ne faudra pas manquer d'y faire un tour Wink.
Et puis, on pourra partager ce qu'on en savait avant de lire l'article pour comparer avec, et voir si nos avis ont évolué à sa lecture, et dans quel sens. Raa, j'ai la pêche rien que d'y penser !!! cheers
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Dim 21 Mai - 13:19

J'ai hâte de lire ton article ! Juste une question, tu fais ce genre d'articles pour passer le temps, parce que ça t'intéresse boucou ou parce que tu dois le faire ? (c'est une question comme une autre)

Pour ce qui est de ma citation "ça a l'air cool comme statut", je pensais plutôt que ça devait être pas mal d'être un yakuza.
Shocked ça doit paraître bizarre de voir quelqu'un dire ça, mais j'suis assez impressionnable et admirative des personnes qui font partie d'un groupe (clan) et qui suivent un certain mode de vie différent des nôtres. C'est aussi pour cette raison que j'admire les samouraïs et les chevaliers au sens général, et encore plus parce que j'approuve leur ligne de conduite. Je ne pourrais pas dire la même chose pour les yakuzas vu que je ne connais pas leur façon de faire et de penser, mais n'empêche qu'ils mènent leur vie selon certains principes.
C'est aussi assez disciplinaire, vu que les membres de ces groupes sont comme attachés à cette façon de vivre, voire y sont carrément prisonnniers (ce terme prend un sens péjoratif, mais ce n'est pas réellement le cas). Moi, ce que je voudrais savoir, c'est pourquoi et comment ils deviennent yakuzas.

Il existe des films rien que sur eux ?
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Yza Zaz
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Dim 21 Mai - 18:26

Citation :
Juste une question, tu fais ce genre d'articles pour passer le temps, parce que ça t'intéresse boucou ou parce que tu dois le faire ?

C'est parce que ça m'intéresse et puis c'est mieux de partager I love you

Citation :
Il existe des films rien que sur eux ?

Oui, et des livres leur sont consacrés. Les films mettent en avant leur savoir-vivre guerrier mais depuis quelques années, il n'y a plus seulement cette vision 'romantico-héroïque', il y a aussi des films qui n'hésitent pas à égratiner le 'mythe' qui les entoure, à dire carrément que c'est bien d'enjoliver mais que la réalité est toute autre.
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MessageSujet: Re: Les tatouages au Japon   Aujourd'hui à 0:46

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