Autour de la Légende des Samouraïs


 
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 Humour

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Lélé
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MessageSujet: Humour   Dim 24 Juin - 20:43

Défi lancé par Yami Flo

SUPPORT : Fic
THEME : Histoires mettant en scène les personnages dans des situations comiques (quiproquos, allergies, cours de cuisine ratés, visites chez le dentiste ou tout autre médecin, phobies amusantes, soirées télé, jeux vidéos, reality shows...)

TYPE : indifférent
GENRE DOMINANT : humour évidemment

NOTE : Tout est permis dans cette catégorie. Essayez cependant de ne pas tuer les personnages
Very Happy
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Lélé
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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:15

Post à partir du 27 octobre 2005

Yami Flo a écrit :

COMMENT APPRENDRE A CUISINER EN 10 LECONS

Leçon 1 : Couper les légumes

Mouri Shin sentait une migraine gigantesque poindre sous son crâne. Le jour où il avait accepté de donner des cours de cuisine à ses amis, il aurait mieux fait de se casser une jambe.
- Touma…Tu peux m’expliquer exactement ce que tu as fait ?
L’adolescent aux cheveux bleus semblait penaud. Nerveusement, il s’expliqua.
- Eh bien, j’ai fait comme tu me l’as dit. J’ai coupé toutes les légumes en petits morceaux…
Shin jeta un regard critique au résultat obtenu.
- Je vois ça…Mais tu sais, il y a ici deux petits problèmes. Le premier, c’est la quantité. Je doute que même Shuu est assez d’appétit pour dix kilos de carottes et de navets crus ou cuits. Et le second : la planche à découper n’est pas comestible !
Shin fit quelques pas vers la table. Un objet en particulier capta son attention.
- Touma, une dernière chose : les katana de Ryo ne sont pas des épluches légumes !



Leçon 2 : Le Micro-onde

- Qu’est-ce qu’on mange ce…soir !? Fit Shuu en entrant dans la cuisine, seulement pour être accueilli par un spectacle de désolation.
Sur la table, des légumes mal épluchés s’étalaient en pagaille. Des œufs cassés traînaient par terre, et une mixture inidentifiable recouvrait les murs. Au milieu de ce chaos, Shin et Touma s’observaient en chiens de faïence.
- Mais qu’est-ce qui s’est passé ici, cria Shuu ?!
- Oh, trois fois rien. J’ai juste appris à Touma comment utiliser le four micro-onde, et apparemment, ce dernier a mal supporté la rencontre avec son contenu et a explosé.
- …Je suppose qu’il faut appeler un traiteur ?
- Du moment que tu évites de commander des plats à réchauffer…



Leçon 3 : La Pâte à Gâteau

Les trois adolescents se tenaient horrifiés devant la chose qui s’avançait vers eux.
- Touma, tu as créé un être vivant !
- C’était purement involontaire ! J’ai juste suivi la recette indiquée dans le livre, Shin !
- Le livre ? Quel livre ? Frankenstein ?
Ryo marmonna quelque chose entre ses dents.
- On a un problème.
- Oh ? Sans rire ? Lequel ?
- Une créature informe qui est en train de dissoudre le sol partout où il rampe. Et qui a tendance à grossir de plus en plus.
- C’est moi, ou il nous fonce dessus, murmura Shin ?
- …Où est-ce qu’on a rangé nos armures ?



Leçon 4 : La Cuisson

- Je peux savoir ce que vous faites là ?!
Ryo et Touma relevèrent le nez de leur partie de cartes avec des expressions coupables. Shin avait les poings sur les hanches et l’air profondément énervé. D’un coup de coude, Touma désigna son compagnon comme porte parole.
- Ben…on attend la fin de la cuisson.
- Et, quand doit-elle avoir lieu, dit calmement, trop calmement même, Shin ?
- Eh bien…Dans une demi-heure ?
- Non.
- C’est déjà cuit ?
- C’aurait dû être cuit il y a une demi-heure.
- …
- Les gars…les bouts de charbon qui restent sont tout, sauf comestibles.
- …Oops ?



Leçon 5 : Les Ingrédients Secrets (partie A)

Shin vit avec effarement son camarade remettre la bouteille en place. Inspirant profondément, il réussit à parler calmement.
- Ryo ! Sais-tu seulement ce que tu viens de rajouter dans ce plat ?
- Bien sûr ! C’est juste du vin blanc pour donner du goût.
- Ryo…c’était de l’huile…
- …
- Ce ne serait pas trop gênant en temps normal, mais je te rappelle que le plat est sur le feu.
- …
- Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais le contenu de la poêle flambe…
- …
- Qu’est-ce que tu attends pour aller chercher un extincteur !



Leçon 6 : Les Ingrédients Secrets (partie B)

- Ce n’est tout de même pas ma faute si les boîtes de sel et de sucre se ressemblent autant !
- C’est clair, approuva Touma en hochant la tête.
- Et je voulais juste rajouter des herbes pour relever le goût ! Je n’y suis pour rien si…
- Oui, oui, opina Touma. On a compris.
Touma se tourna vers le troisième occupant de la pièce, penché au dessus de l’évier, et à l’air très vert depuis qu’il avait goûté une bouchée du dernier essai culinaire de Rekka.
- Shin, faudrait que tu revois son système d’étiquetage.
- …J’abandonne.



Leçon 7 : Comestible ?

Shin regarda le plat devant lui avec une énorme goutte de sueur derrière la tête.
- Je doute que ce soit une bonne idée d’en avoir donné à Byakuen…
- Oh, ce n’est tout de même pas toxique, fit Ryo en croisant les bras. Regarde ! Lui, il le mange sans problèmes !
Shin regarda Naaza, assis à table, et semblant se régaler.
- Ryo, tu n’aurais pas oublié quelque chose ? C’est le Doku Masho, les poisons ne lui font rien. Par contre, je crois qu’il faudrait emmener ton tigre chez le vétérinaire. Il n’a pas l’air d’aller bien.



Leçon 8 : Faire Sauter Les Crêpes

- Voilà, fit Shin, c’est très simple. Tout ce que vous avez à faire, c’est un léger mouvement du poignet. Ensuite, la crêpe se détache toute seule et vous n’avez plus qu’à la rattraper. Touma, vas-y essayes.
- Shin, tu es sûr de toi ? C’est que…je ne pense pas que je peux…
- Oh, allons, tu y arriveras sans problèmes. Allez, vas-y.
Dix minutes plus tard.
- Shin ? Où est-ce que tu vas ? Et c’est quoi cette chose sur ta tête ? Et les trucs par terre et au plafond ? Ca ressemble à de la pâte mal cuite…
- …Ca nécessite vraiment une réponse ?



Leçon 9 : La Vaisselle

- Je ne vois pas en quoi la vaisselle fait partie de la cuisine, dit Ryo.
- Il faut savoir laver, essuyer et ranger le matériel adéquat à la préparation de chaque plat, répondit Shin en sortant de nouvelles assiettes de l’évier. Cela fait partie des tâches quotidiennes.
Ayant terminé sa part du travail, Shin vida l’évier et se retourna vers son camarade.
- Où sont les plats que tu as essuyé, que je les…range ? Ryo, non, n’ajoute rien de plus à cette pile ! L’équilibre est trop précaire pour que…
Malheureusement, l’avertissement vint trop tard. Bing ! Bang ! Bag !
- …Ryo ? Rappelle-moi de ne plus jamais te laisser un torchon dans les mains.



Leçon 10 : Mettre La Table

- Elle est…jolie, cette sculpture. C’est de l’art abstrait, demanda Jun en entrant dans la cuisine ?
- Je dirais plutôt qu’il s’agit de surréalisme, Jun, commenta Nasutei en rejoignant son protégé. Mais…C’est quoi, au juste ? Une tour ? La tête d’Arago ? Un corps humain ?
Shin, assit à table, avait la tête entre les mains, en proie à la mère de toutes les migraines. En entendant la jeune femme, il soupira lourdement.
- J’aurais préféré. Ce n’est pas de l’art, et ça ne représente rien. C’est simplement la manière dont Ryo et Touma mettent la table.
- …



Leçon Annexe : De l'Eau Sur Le Feu

Le chef pompier se gratta la nuque, perplexe. Il avait vu des cas d’incendies insolites dans sa vie mais celui-là battait tous les records, et de loin. Il toussota légèrement et entreprit de se faire ré expliquer les faits.
- Donc, si j’ai bien compris, votre ami ici présent – plusieurs regards noirs se posèrent sur un gamin aux cheveux bleus – faisait la cuisine…
- Non, il préparait un assassinat, grommela l’un des jeunes !
- …et avait mis une casserole d’eau sur le feu quand…son contenu s’est enflammé, c’est bien cela ?
Plusieurs hochements de têtes lui répondirent. Il siffla entre ses dents.
- Ce genre de truc n’est pas sensé être possible !
Les gosses se regardèrent entre eux, et l’un finit par dire d’un air un peu désolé :
- Quand Touma est dans une cuisine, il n’y a jamais rien d’impossible.



C'était : Comment Apprendre à Cuisiner en 10 Leçons de YAMI FLO
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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:31

Post à partir du 3 novembre 2005.

Yza Zaz a écrit :

COMMENT PASSER LA BAGUE AU DOIGT D'UN SAMOURAI ?

Approche 1 : La marieuse

Ryo se tenait assis devant une table basse, légèrement penché en avant et les yeux scrutant le sol avec une attention comme il ne lui en avait jamais prodigué. Il était venu dans cette maison sur l’ordre de son père pour y rencontrer une marieuse. De l’autre côté de la table basse, une femme d’un certain âge vêtue d’un kimono le détaillait et commentait à voix haute :
« Pantalon délavé et usé…en jean. Chemise de coton à manches longues bleu pâle relevée juste au-dessus des coudes, trois boutons ouverts en haut,qui n’a pas ou peu servi. Tee-shirt mauve. Matière indéfinissable. Et je vous ai vu arriver. Dehors, vous portiez bien des tennis en toile, n’est-ce pas ?
-Oui Madame.
-Vous vous moquez de votre apparence. Celle-ci est pourtant décisive dans la recherche d’une épouse. Comment une femme aurait-elle une bonne impression d’une personne qui lui serait présentée si celle-ci est négligée ? Vous devez changer de garde-robe sans tarder.
-Heu… C’est-à-dire que…
-Allons, allons, je suis là pour vous aider. Nous veillerons à cela plus tard, j’en prend bonne note. L’essentiel pour aujourd’hui est de parvenir à définir la femme qui vous conviendrait. Votre père se fait du souci parce que vous êtes célibataire, Monsieur Sanada.
-Oui, mais…je suis encore jeune.
-Certes, vous êtes un adolescent de 15 ans, et c’est la pèriode la plus importante dans la vie d’un homme puisqu’elle précède l’âge adulte. Afin de vous y préparer, il est donc nécessaire de vous trouver une future compagne : elle saura vous apporter son soutien en toutes circonstances.
-En toutes circonstances ? Même si cela peut-être dangereux ? »
La marieuse le regarde surprise.
« Dangereux ?
-Hum, oui. Sa vie serait en danger parce qu’elle serait avec moi. On pourrait l’enlever.
-Je dois avouer que même si votre père s’est brouillé avec sa famille, je ne crois pas avoir été prévenue de ce genre de comportement possible de sa part. Vous avez trop d’imagination. »
La marieuse fronce les sourcils.
Elle pose un dossier rouge sur la table, l’ouvre, se met à parcourir les feuilles qui le compose.
Pour elle-même : « J’ai là tous les renseignements possibles sur ce jeune homme : nom, prénom, date et lieu de naissance, loisirs… Mais vraiment, son père aurait dû me prévenir qu’il était un peu paranoïaque. »
Ryo s’éclaircit la gorge avant de reprendre la parole :
« Ce n’est pas de ma famille dont il est question. Je…J’exerce une activité en-dehors de ma vie personnelle qui peut s’avérer dangereuse pour mes proches. »
La marieuse relève lentement la tête du dossier.
« Ce n’est pas possible…Je sais que certains jeunes de son âge sont des vauriens qui finissent par grossir les rangs des yakusa mais…Jamais je n’aurais cru cela de ce gamin mal habillé et balbutiant. »
« Voyez-vous, je fais partie d’un groupe qui…heu…qui défend les intérêts de…des autres. »
« O mon dieu ! C’est un membre de la mafia. Je dois garder mon calme.»
Tout sourire, elle lui répond :
« Je n’ai pas à juger des activités de mes clients. Celles-ci ne me regardent nullement. Mais sachant à présent que vous aurez besoin d’une femme sachant se prendre en charge (en pensée : « un mercenaire en jupons » ) afin de mieux vous servir, je vous demanderai de répondre à quelques questions.
-B-bien.
-Que préférez-vous : une brune, une blonde ou une rousse ?
-La bière brune.
-(Heu…Il plaisante ?Ne me dîtes pas qu’en plus, il est alcoolique ! Un mineur ! Il est infréquentable !)Je parlais de la couleur des cheveux.
-Oh ! Sans importance.
-(Donc : « Pas la moindre idée ».) Et pour les yeux ?
-Ben…
-(Idem.) Physiquement, qu’est-ce qui vous attire chez une femme ?
-Son caractère !
-Huh ? D’accord…Je vois._Elle prend une profonde inspiration, comme pour ne pas s’énerver_(« Laiderons bienvenues » donc un mercenaire en jupons comme je le pensais. Jamais je n’oserai présenter une jeune personne à un type pareil !) Et plus précisément ? Quelles qualités ?
-Des qualités ? Ho ! D’abord,aimer les tigres. »
Cette fois, la marieuse ne se retient plus.
« Quoi ? Comment ça « aimer les tigres » ? Qu’est-ce que c’est que cette requête ?
-Si elle n’aime pas les tigres, Byakuen le sentira et ça ne marchera pas. Il lui en fera baver juste pour s’amuser. Il est très joueur malgré son âge.
-Mais qui est ce Byakuen ? Qu’a-t’il à voir avec cela ? (Je ne le sens pas. Je dois mettre fin à cet entretien tout de suite…)
-C’est mon tigre de compagnie, il m’accompagne partout et il est très affectueux.
-Un tigre comme animal de…Mais vous êtes malade ! Il faut vous faire interner mon garçon !
-Pourquoi ? Je ne vois pas en quoi…
-Attendez ! Vous avez bien dit « il m’accompagne partout » ?
-Oui, il est dans le jardin en ce moment. Ne bougez pas, je vais vous le présenter. _Ryo relève la tête et se met à crier_ BYAKUEN ! »
Une des portes en papier de riz cède sous le poids d’un énorme tigre blanc.
« Viens par ici que je te présente ! Dis bonjour à cette Dame !
-Non ! Ne le laissez pas me manger !
-Hein ? Mais non voyons, il veut vous saluer.
-AU SECOURS ! A MOI !
-Mais enfin ? »
Et c’est ainsi qu’un samouraï dût se résigner au célibat.

Approche 1 : ECHEC.



A SUIVRE
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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:32

Approche 2 : Le rendez-vous arrangé

Thomas était aux anges : pour la première fois de sa vie, il allait entrer dans un lieu qu’il considérait comme le saint des saints. Il avait espéré, rêvé même s’en voir un jour autoriser l’accès, ne serait-ce que pour une courte visite. Et aujourd’hui, son père, qu’il voyait peu et qui semblait plus intéressé en son laboratoire qu’en son propre fils, lui en ouvrait les portes. Pour la première fois de sa vie, Thomas allait voir de ses yeux ces milliers de livres stockés avec attention dans la partie privée de la bibliothèque de Tokyo qu’il s’était si souvent imaginés, il allait même, bonheur suprême, pouvoir en feuilleter. Bien que certains d’entre eux fussent des exemplaires uniques, des pièces rendues fragiles par le temps, cette chance lui était offerte. Bien sûr, il lui faudrait les manipuler précautionneusement, porter des gants, utiliser des sous-mains précisément réalisés dans telle matière pour recevoir tel ouvrage. Peu lui importait. Il profiterait de ce cadeau.
Son père gesticulait avec véhémence devant lui, accompagné du secrétaire du directeur de ce département tant convoité, et Thomas suivait, complètement perdu dans des pensées couleur rose bonbon.
Ils avançaient, passant les points de contrôles installés avant l’entrée réservée, puis dans le sas sur lequel elle donnait – « Un véritable coffre-fort. » songea Thomas. - et pour terminer, derrière la porte de sortie dudit sas.
A ce moment-là, il eut la plus grande peine à ne pas sauter de joie à la vue de tous ces chefs-d’œuvres parfaitement rangés qui s’étalaient à perte de vue. Il resta là, immobile. Son père intervint alors :
« Thomas, le directeur nous attend. Nous devons aller le saluer et le remercier. »
Il acquiésçat. C’était juste. Si cet ancien camarade de son père n’avait pas repris contact avec ce dernier récemment pour l’inviter avec lui, il ne serait pas ici en cet instant. Comment diable s’y était-il pris pour tirer son père de ses recherches et le persuader de venir en sa compagnie ? Cela tenait du miracle, autant que sa présence en ces lieux.
Absorbé par ses réflexions, Thomas se rendit compte que le secrétaire les priait d’entrer dans le bureau de son supèrieur hiérarchique. Il allait donc rencontrer cet homme, et après les formalités d’usage…
« …mas ? …Thomas ?
-Heu ? »
Que diable faisait-il dans ce bureau ? Et qui était cet homme qui…
« Pardonnez mon fils, c’est un génie tout comme son père…_(« Le moment est arrivé. »)_-Et comme tous les génies, il a tendance à s’immerger dans ses pensées jusqu’à en oublier le monde extèrieur… Cela me rappelle un certain étudiant. _(« Endormi pour un génie. Notre plan ne peut que réussir… Nos familles seront unies. »)_
-Enfin, Thomas, quand te décideras-tu à saluer nos hôtes ? _(« Bouge Thomas ! Regarde la fille ! La fille ! ») _ »
Nos…Il regarda alors véritablement l’homme en complet _en toute logique, le directeur_ , son secrétaire et une jeune fille qui se tenait à ses côtés. Comment s’appellait-il déjà ?
« Ho ! Excusez-moi, je suis sincèrement désolé ! Je suis Hashiba Thomas. Bonjour ! »
Thomas se pencha en avant. Il ne se souvenait toujours pas de son nom.
Il les entendit vaguement lui rendre son salut. Le directeur semblait hilare. Il adressa un clin d’œil au père de Thomas.
« Je propose de laisser à Tomoe le soin de s’occuper de Thomas. Nous en profiterons pour discuter entre adultes pendant qu’ils feront connaissance. _(« Fonce mon cœur ! Je suis certain que ça va marcher. »)_
-C’est une excellente idée ! approuva le père de Thomas avec enthousiasme. _(« Ils vont former un si beau couple. Allez mon fils, fais honneur à ton père. Je rêve de ce jour depuis si longtemps…»)_
Tous deux prirent place autour d’une table entourée de fauteuils et d’un divan située au fond de la pièce tandis que Thomas quittait le bureau avec la jeune fille.
Tomoe ? Ce devait être le prénom de l’adolescente. A moins qu’elle ne soit chargée de le conduire à ladite Tomoe. Non, c’était elle Tomoe. Elle était très jeune. Sa ressemblance avec le directeur le…
Brusquement, Thomas sentit ses neurones chauffés à vif. Si cela avait été du domaine des bandes dessinées, de la fumée serait sortie de son crâne, signe d’une colère immédiate. Il comprennait soudain le sens de cette invitation, la mine réjouie du directeur qu’il croyait amusé, le clin d’œil, Tomoe en sa compagnie pour ‘faire connaissance’ et eux, les deux amis d’enfance, planifiant plus en avant l’évolution des rapports entre lui et cette fille. Quel imbécile !
Evidemment, Tomoe devait être sa fille. Et son amour immodéré des livres avait été l’appât idéal.
Il allait devenir son point fort : du diable si avec toutes ses connaissances, il n’arrivait pas à s’extirper de ce piège à fiançailles !
« D’abord, prendre le contrôle de la situation. » « Veuillez excuser mon impolitesse, mais comme l’a si justement souligné Monsieur le Directeur du Dépatement des Œuvres de la Littérature et du Patrimoine Japonais, j’ai la fâcheuse ‘tendance de m’immerger dans mes pensées jusqu’à en oublier le monde extèrieur’. Aussi, j’espère que vous ne verrez aucun inconvénient à ce que nous recommençions les présentations ? Mademoiselle, je suis le dénommé Hashiba Thomas, et je suis ravi de refaire votre connaissance. »
La jeune fille gloussa et joua le jeu.
« Kuroda Tomoe, enchantée. »
« Je le savais ! Comment ai-je pu oublier son nom au moment des salutations ? »
« Allons, je crois que nous devons avoir le même âge, n’est-ce-pas ? J’en aurais 15 en Octobre, et toi, jolie comme tu l’es, quel est ton âge ?
-J’ai eu 14 ans il y a deux mois Monsieur Hashiba.
-J’avais raison. _(« Une bêcheuse. »)_A présent Tomoe-chan, tutoyons-nous et ne m’appelle plus autrement que par mon prénom. Puisque tu es mon guide, fais-moi visiter cet endroit magnifique.
-Très bien Mon…Thomas-kun. Commençons par la section… »
Thomas élaborait silencieusement un plan, prennant soin de placer quelques remarques appropriées ici et là afin de ne pas éveiller la curiosité de Tomoe.
« C’est le moment de lancer mon offensive. »
« …Pour terminer, je te présente la partie consacrée exclusivement aux manuscrits de la pèriode Heian, et que je considère comme la plus importante du fait du développement culturel incroyable qui eut lieu alors. Bien sûr, je ne t’ai pas montré tout ce qu’il y a dans ce bâtiment, puisque le laboratoire de recherches situé au sous-sol ne m’est pas accessible malgré le statut qu’occupe mon père. Nous ne pouvons pas nous y rendre. Je ne sais donc que ce que je tiens de sa bouche là-dessus.
-Cela me suffit amplement. J’adore les livres plus que tout au monde. Tu sembles les aimer aussi.
-Pas à ce point. Mon père m’a souvent emmené avec lui sur son lieu de travail, espérant me communiquer cette passion qui l’anime. Je reconnaîs que j’aime lire ; j’accorde seulement plus d’ importance au reste.
-Moi, c’est tout le contraire. Ho, bien sûr, j’ai ma vie, mais c’est elle qui s’articule autour de mes lectures. Jamais je ne pourrais accepter le contraire. _(« Sois gentille et mords à l’hameçon… »)_
-Thomas-kun, pardon de mon indiscrétion mais…et ta petite-amie ? Enfin, si tu en as une…
-Je n’en ai pas. Vois-tu, je préfère rester avec mes livres qu’être mal accompagné. _(« Je remonte ma ligne lentement, lentement… »)_ »
« Mal accompagné ? C’est un mysogine ou quoi ? »
« Je ne comprend pas.
-Pour moi, la femme idéale doit se consacrer à ceux qu’elle aime. _(« Tout en douceur. »)_»
« Limpide. Mais je suis complètement larguée quand même ! »
« Où veux-tu en venir ?
-C’est simple : je n’ai pas déniché la perle rare, celle qui me convienne, parce que toutes les filles que j’ai rencontrées_ (« Exception faite de Sandy »)_ sont des égoïstes.
-Quoi ? Tu veux dire qu’elles cherchaient un petit-ami pour se mettre en avant ?
-Non. Elles refusaient de se consacrer à celui qu’elles prétendaient aimer : moi. _(« Le poisson est définitivement ferré, hé, hé, hé .»)_ »
« Là, je trouve que c’est toi qui as un égo surdimensionné. »
« Vois-tu, Tomoe-chan, un couple ne fonctionne pas à sens unique. Chacun doit faire des efforts et elles refusaient le seul que je demande à toute future petite-amie. _(« Peu de choses. »)_
-Lorsque tu dis que chacun y met du sien, c’est un fait. Puisque tu ne leur demandais qu’une chose, pourquoi aucune n’a-t’elle accepté ? Qu’est-ce que tu leur demandais ?
-Juste de s’habituer à être ma femme sans chercher à s’interposer entre mes livres et moi. Me servir, m’aimer tout en me laissant travailler. _(«Je sort ma prise de l’eau. »)_
-Je crois que cette fois, j’y suis ! Tu cherches une bonne à tout faire qui serait la dernière roue de la charrette !
-Tiens, n’est-ce pas un exemplaire de… _(« Je lui ôte l’appât. »)_
-Thomas-kun, je te signale que nous sommes en grande conversation ! ,l’interrompt Tomoe, Ce ne sont pas les femmes les responsables. Ton attitude envers les femmes est le problème.
-Tomoe-chan ? ,répond Thomas reparti sur sa lancée,Ton père me laissera t-il lire ce fantastique ouvrage sur place ? _(« J’observe ma prise. »)_-Est-ce que tu m’as écoutée ?
-Oui, encore ce discours ennuyeux selon lequel je suis coupable de mes propres maux…Comme les autres Tomoe-chan, tu es comme les autres…Tss…-retour au livre-Il faut que je parle à ton père. Je dois lire ce…Oh ! Incroyable ! Je viens de… _(« J’ouvre mon panier. Tu n’y sera pas seule. »)_-Thomas ! Tu m’entends ?
-Et aussi celui-ci…Celui-là…Quel chance ! Allons au bureau de ton père, Tomoe-chan. _(« Et maintenant, l’apothéose ! »)_ »
Plantée au milieu de rangée de livres, une Tomoe verte de rage regardait un certain Thomas aux bras chargés retrouver le chemin du bureau de son père. Elle se décida à le suivre.
Deux minutes après, la porte du bureau de son père s’ouvrait à toute volée sur Thomas surexcité et Tomoe qui ne décolèrait pas. Leurs pères cessèrent de boire leurs tasses de thé sur-le-champ.
« KURODA-SAMA !,hurla Thomas en abandonnant ‘ses’ ouvrages au secrétaire qui les suivait, VOUS ETES L’HOMME IDEAL !!! JE VOUS AIME !!!»
Et il se jetta à son cou par-dessus la table pour l’embrasser.
« Avec ça, je suis tranquille…,pensa Thomas, Je suis génial !»
Un silence mortel succéda à peine troublé par le quasi étranglement de monsieur Hashiba père qui en avala son thé de travers.
« Espèce de sale menteur, tu avais tout orchestré n’est-ce pas ? »
Cette voix lugubre…Etait-ce… ?Les occupants du bureau dévisagèrent Tomoe.
« Qu…Quoi ?, bégaya monsieur Kuroda, De quoi parles-tu ?
-Tu avais promis à maman de me fiancer à ce…ce type. Mais en réalité, tu le voulais pour toi.
-Ma chérie, je t’assure…
-Silence ! Vous m’aviez dit que si vous divorciez, c’était parce que tu t’étais rendu compte que tu aimais les hommes. Sitôt le divorce prononcé, tu proposes à maman de me fiancer avec le fils d’un ami pour mieux lui faire son affaire. Pervers ! »
Des gouttes de sueur apparaissent sur le front d’Hashiba Genichirô. Thomas n’en mène pas large.
« Oups. »Lentement, son pèrel se lève de son siège et dégage Thomas de l’étreinte de son ‘ami’ en l’attirant vers lui.
« Je suis gay, c’est vrai, mais je n’ai rien prémédité pour que Thomas me tombe dans les bras. D’ailleurs, il est y venu de son propre chef.
-N’en rajoute pas !
-De toute façon, il est trop jeune à mon goût.
-Arrête de te moquer de moi ! Cette embrassade, c’était peut-être un ballon de foot ?
-Puisque je te dis…
-Tu n’as pas protesté que je sache ! Je n’ai entendu aucune phrase du type ’Je suis désolé Thomas, mais tu es trop jeune pour comprendre ce que tu as fait.’ ni ‘Tu ne me plaîs pas.’ !
-C’est son père que je cible ! »
Ce jour-là , le record du monde de la course de vitesse fut battu par les deux représentants de la famille Hashiba en fuite.

Approche 2 : sans commentaire



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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:33

Approche 3 : Une amie qui vous veut du bien

Shin se promenait dans le quartier de Shinjuku en se remémorant sa conversation avec Sandy.
« Tu as le destin de ta maison familiale sur les épaules, pourtant, tu prends toujours soin de tout ici, tu est là pour chacun d’entre nous, et tu ne te plains jamais.
-Sandy, je fais tout ça avec plaisir. A quoi bon sinon ?
-Je ne prétend pas le contraire, Shin, mais ne me dis pas que tu n’as ni hauts ni bas. Tu es comme nous tous.
-Parle franchement.
-Depuis quelques jours, tu es moins souriant, tu ne participes presque plus à nos conversations, tu t’isoles. Je t’ai vu soupirer quand tu étais seul, d’un air tantôt rêveur et tantôt triste.
-Il m’arrive de ne pas avoir le moral…ce n’est que passager.
-Je te demande pardon, Shin : tu n’es pas sincère. Je t’ai dit que cela faisait quelques jours que tu étais ainsi. Je crois qu’à force de te consacrer à tout le monde, aussi bien nous tes amis que ta famille, tu t’es oublié. Tu t’es négligé. Si je puis me permettre, tu devrais t’occuper davantage de toi.
Non, tu mérites qu’une personne prenne soin de toi. Tu as besoin d’une présence féminine.
-Sandy, je ne cherche pas de petite amie.
-C’est un tort. En se basant sur ce que tu aimes le plus, le monde aquatique et la cuisine, je devrais t’apporter un coup de pouce. Attend, je viens de me rappeller…oui, ça te conviendrait. Je vais immédiatement regarder dans mon agenda.
-C’est inutile, voyons.
-Ne chipote pas ! »Sandy était revenue en brandissant triomphalement un bout de papier sur lequel elle avait griffonné une adresse à la hâte. Elle ne l’avait pas lâché jusqu’à ce qu’il accepte de s’y rendre dés que possible.
Shin s’arrêta. « C’est ici. »
« Un sushi bar ? C’est une blague ?,s’écria t-il, Sandy s’est forcément trompée. »
Il vérifia la petite feuille que Sandy lui avait remise. Non, c’était juste.
« Bon, j’entre voir. »
Il franchit le seuil de la porte en soupirant. Une fois dans le restaurant, une serveuse l’acueillit et lui offrit de prendre place à une table. Elle lui tendit la carte des menus.
« Qu’est-ce que je fais vraiment là, moi ? »
« Désirez-vous un apéritif ? Nous avons un délicieux cocktail maison, si je puis me permettre.
-Non alcoolisé, j’espère. _(« D’habitude, c’est Seiji qui passe pour un majeur. Aurais-je pris un coup de vieux ? Sandy a vu juste : je me suis négligé.»)_
-Aucun problème, monsieur . _(« Mignon ce client. »)_
-Bien, alors apportez-moi votre fameux cocktail. _(« Je ne comprend pas en quoi cet endroit rassemble mon amour pour la faune et la flore aquatiques avec mon amour de la cuisine. J’ai l’impression d’avoir embarqué pour le train fantôme, sauf que dans cette foire, je ne suis pas un touriste mais une attraction. »)_
-Tout de suite monsieur.-Un instant, j’aimerai savoir si ce restaurant n’a pas quelque chose de ‘spécial’ ? _(« Je me sens bizarre. Ca m’inquiète. »)_
-Oh, vous faites allusion au fait que nos clients ne prennent pas place autour d’un bar sur le comptoir duquel défilent les plats ?
-Entre autres choses, oui. _(« Qu’est-ce qui cloche ? Il y a comme un malaise ambiant. »)_
-C’est ce qui rend cet endroit célèbre. Nous avons un nouveau chef en cuisines, et il a revu entièrement le concept. Il a changé les plats, leur présentation, et apporté la touche finale en décidant de laisser nos clients désigner la nourriture pour qu’un de nos serveur la pêche devant eux, en signe de fraîcheur. _(« J’aimerai me changer en sirène pour terminer en plat de résistance sur ta table, beau gosse. »)_
-Vous voulez répéter ça ? Le client choisit son repas ? _(« Mon dieu, j’ai eu une hallucination acoustique. Ce ne peut pas être ce que je crois que c’est… »)_
-Oui monsieur. Si vous voulez me suivre, je vais vous montrer ça, ce sera plus facile. _(« Je vais tranquillement le voir sous toutes ses coutures pendant ce temps. »)_ »
« Je vais me réveiller de ce cauchemar. Courage, Shin, ce ne peut être réel. »
Shin inspire et expire profondément, se lève de table et se laisse diriger vers le fond du restaurant où des aquariums remplis de divers poissons bien vivants ont leur place.
« Voyez, d’autres clients sont en train de faire leur choix. »
« C’est réél… ce…ce marché sanguinaire…quelle barbarie ! Mes pauvres amis, prisonniers dans ces cages de verres en attendant de finir sur des assiettes. »
Tous les poissons se massent soudain contre les vitres les plus proches de shin leurs yeux remplis de ce qui ressemblent fortement à des larmes malgré le milieu dans lequel ils vivent.
« Hé, toi l’humain aux yeux verts ! Oui, toi. Tu es différent, nous le sentons…Aide-nous ! »
« Par pitié ! Je préfère me faire dévorer par mon prédateur naturel plutôt que de finir dans la bouche d’un de ces humains. »
« Je n’ai pas eu le temps de transmettre mes gènes, je ne pondrai jamais d’œufs… »
« Mes congénères me manquent cruellement, et la mer, notre si belle mer…A quoi sert d’être vivants pour ne voir que la fin ? »
« Toi, toi, tu nous comprends, je le sais. »
« Mon petit poisson n’avait que quelques mois…Bouhouhou ! »
Une veine ressort très nettement sur le front plissé de colère de Shin tandis que ses épaules s’affaissent en tremblant.
« Celui-ci me semble plus gras. Je le préfère aux autres. »
« Cette pieuvre me paraît parfaite pour satisfaire mon palais. »
« Ajoutez-moi ce poisson ! »
« COMMENT OSENT-ILS ? »
C’est alors qu’une femme vêtue tel un chef cuisinier fait son apparition et s’adresse à Shin dans un sourire éblouissant :
« Bonjour monsieur. Avez-vous désigné les ingrédients qui vous plairaient pour les plats que vous désirez ? _(« Il n’est pas mal du tout ce petit jeunôt ! Je te me l’incluerai volontiers dans une de mes recettes…comme dessert, bien entendu. »)_
-Il est là parce qu’il ne connaît pas encore votre idée., répond la serveuse accompagnant Shin, Je la lui expliquait. _(« Sacrés muscles fessiers au passage, ce doit être un bon sportif. Je parie que tu l’as remarqué aussi. »)_
-‘Votre idée’ ? Mais alors…Vous êtes le chef cuisinier ? ,s’écrie Shin moitié surpris, moitié indigné, C’est vous qui êtes à l’origine de ce concept ? _(« Je connaissais l’expression ‘Femme au volant, mort au tournant.’ et j’en ai inventé une nouvelle à l’instant : femme aux fourneaux, cata à gogo. ») _
-En effet. Il remporte un succés fou, comme vous le voyez. N’est-ce pas fantastique ? _(« Adieu Le monde de Némo, vive Passion en eaux troubles. Physiquement mon type… ») _
-Fantastique ? _(« Cauchemardesque est le mot juste ! »)_
-Oui. Chacun intervient en plein processus de création. L’art culinaire est beaucoup plus qu’une manière de préparer son repas, il s’agit d’un véritable moyen de communication entre nous dont le lieu de rencontre est ici. D’une rencontre, tout peut arriver. Nous avons tant à créer et à partager, ne le pensez-vous pas ? _(« Avec mon regard de biche en prime, il va fondre. ») _ »
Brusquement, Shin se redresse le regard mauvais et porte la main à l’une des poches de sa veste.
Il en sort la bille de sa yoroi en criant puissamment :
« BUSO SUIKO ! »
Devant les clients et les employés du restaurant médusés, Shin s’est transformé en samouraï.
« Je ne savais pas qu’il y avait un spectacle pendant les repas ! »
« Maman, un magicien ! »
« Heu, c’est quoi ça ? »
« Quelle transformation époustoufflante. Quelle est la suite ? »
« Un divertissement, vous dites ? »
« Oui, c’est avant-gardiste. »
« Incroyable ! »
Shin saisit sa lance.
« Que va-t’il faire ? »
« Bravo ! C’est original ! »
« Mais puisque je vous dit que ce n’est pas un spectacle ! Je n’y comprend rien… »
« CHOOORYUUUHAAAA ! »
Un raz-de-maré anéantit tout.

Approche 3 : touchée/coulée ou tombée à l’eau ?



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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:35

Approche 4 : ultimatum familial

Au restaurant de la famille Lei Fang à Yokohama, une journée sortant de l’ordinaire commençait. Les fournisseurs qui livraient les denrées fraîches n’étaient pas venus, les rires des serveuses se préparant faisaient désormais place au silence, les ustensiles des cuisines restaient rangés sans que quiconque ne s’en préoccupe, et les cuisiniers eux-même, dont on aurait juré qu’il faisaient partie intégrante du décor, demeuraient invisibles. Une pancarte affichée sur l’entrée principale expliquait sobrement : ‘Fermeture exceptionnelle toute la journée.’ et pourtant, l’immense restaurant n’était nullement vide. Dans l’une des salles privées réservées aux clients qui désiraient ne pas se mêler aux autres se déroulait une étrange réunion. Rassemblés autour d’une table, des personnes aux visages fermes -dont la plus jeune devait avoir une quarantaine d’années- fixaient sévèrement la seule personne qui fût debout : un solide adolescent au front bandé.
« Roc, nous nous sommes tous consultés pendant des mois avant de choisir cette date pour t’informer de nos intentions. , dit un homme d’âge mûr assis près d’une femme soigneusement coiffée d’un chignon légèrement relevé sur sa nuque , Sache que cela concerne autant notre famille que notre clan.
-Mon chéri, il est temps pour toi de les honorer tous les deux, reprit la femme au chignon impeccable, Je laisse donc la parole à ton grand-père. »
«O mon dieu ! Je parie qu’ils vont me punir pour avoir mangé les beignets au sésame avec le filet mignon de porc King-Kiang cette nuit…non, puisqu’ils se sont consultés pendant des mois. Alors ce doit être pour la fois où j’ai servi un ananas farci au poulet sur un client…mais je venais simplement de remarquer l’ouverture de la pâtisserie en face…les propriétaires offraient des gâteaux à la vapeur. »Un vénérable vieillard à la natte blanche et à la longue moustache sourit.
« Roc, afin d’assurer le digne héritage qui sera le tien, nous te donnons 24 heures pour nous présenter une fiancée. Devant tous les membres importants de ta famille et de ton clan. »
Le jeune homme sentit sa mâchoire se décrocher et toucher le sol.
« HEIN ? »
Il ne parvenait plus à articuler le moindre mot.
« Nous célèbrerons ta réussite mais nous sévirons en cas d’échec : tu seras banni de la maison et tu devras subsister à tes besoins.
-HEEE… »
Un bruit sourd signa l’évanouissement de Roc étendu de tout son long sur le parquet.
Aussitôt, ses parents et autres proches se précipitèrent, chacun y allant de sa méthode pour qu’il revienne à lui. Lentement, très lentement, Roc repris connaissance.
« Mon arrière grand-oncle a eu la même chose quand sa femme l’a quitté. » chuchotait une voix.
« Faites apporter de la nourriture, c’est bien la seule chose qui puisse marcher. » murmura une autre.
« Ecartez-vous, il va manquer d’air ! » ordonna une nouvelle.
« Des sels ! Des sels ! » criait une voix .
C’était inutile ; Roc se relevait péniblement en se frottant l’arrière du crâne.
« Je disais donc : 24 heures. , répéta tranquillement son grand père qui se tenait face à lui , Vas ! »
Encore étourdi, Roc salua tout le monde, quitta le restaurant et se mit en route.
« Une fiancée ! Mais où vais-je me dégoter une nana qui accepterait de m’épouser ? J’ai déjà échoué une fois alors que ce n’était que la pénalité imposée aux perdants lorsque j’ai joué aux cartes avec mes amis… Bon sang. »
A ce point de ses réflexions, Roc entend ce qui semble être un cri de femme. Il cesse de marcher et en jettant un regard autour de lui, il repère un groupe de six voyous qui a pris à parti une vieille dame en pleine rue.
« Allons la vieille, t’as bien une pièce pour de pauvres grands garçons comme nous ! , lance un des malabar en jouant des muscles, On est fauchés comme les blés.
-On est pas méchants, on veut juste un coup de pouce. , reprend un second qui se cure les ongles avec un couteau de survie, Faut être sympas avec les jeunes.
-Ouais, c’est ça ! Un geste pour les nouvelles générations. , balance un troisième qui mâche un chewing-gum, Sois pas radine.
-T’as raison mon pote ! A son âge, on touche la retraite et on se la coule douce. , tranche un quatrième au visage balafré , T’as sûrement trop de pognon pour toi toute seule. Voyons, partage !
-Là, on est polis, non ? , dit un cinquième vêtu d’une veste usée de l’armée, Sois polie aussi et raboule le fric mamie !
-Hors de question, le mérite de mon labeur me revient de droit., rétorque courageusement la brave dame en serrant son sac à main contre elle, Vous n’avez qu’à travailler !
-Je crois que tu vas comprendre l’autre manière de procéder. , ironise le dernier en maniant une batte de base-ball comme un club de golf , Tu vas la sentir passer. »
Il fonce droit sur elle, la batte levée et l’abat subitement.
Des cris de surprises et de dépit s’élèvent. La batte a heurté le mur d’un immeuble.
« Ben, où qu’elle est ? » s’étonne le loubard.
« Ici. »
La bande se retourne et découvre Roc qui a, selon toute vraisemblance, porté leur proie derrière eux. Il la dépose et l’enjoint de rester en arrière. La brave dame tremble de peur, les mains tellement pressées autour de la courroie de son sac que ses jointures en sont blanches, et s’exécute en allant se réfugier près d’une poubelle.
« Déguerpissez ! , leur dit Roc sans concession, Ou j’appelle la police !
-Le temps qu’elle arrive, t’es un homme mort . , souffle celui qui a une arme blanche en glissant la lame contre son cou significativement, Tu te prends pour qui?
-Six contre un. , fait mine de compter l’homme à la cicatrice, Hum… Moi et mes potes, on va s’amuser… »
Les brutes encerclent Roc en ricanant et en crânant.
« Et m****. Je pouvais pas ignorer un truc pareil et me trouver une jolie fille…Ca va chauffer. , pense Roc en levant les poings, C’est pas le nombre qui fera leur avantage ! Vous allez voir mes cocos !»Dans un hurlement guttural, les membres de la horde sauvage se ruent sur Roc, armés d’une batte, d’un couteau et de coups de poing américains. Horrifiée, la vieille dame ferme les yeux en appellant à l’aide de toutes ses forces.
« Il est mort…ce gentil garçon est mort. »
Soudain, plus un son de la bagarre ne lui parvient.
« Vous allez bien Madame ? »
Elle rouvre ses paupières closes sur un spectacle surprenant.
« Incroyable. »
Eparpillés et amochés, ses agresseurs gisent inertes , contre un immeuble, à même le sol, et il en a un qui est suspendu à un lampadaire. Son sauveur est indemne et lui sourit en lui parlant chaleureusement. Des badauds s’approchent comme des abeilles sur du miel.
« Vous êtes un héros ! ,s’exclame la vieille dame, Mais qui êtes-vous ?
-Sans importance, l’essentiel est que vous n’ayez rien. C’est pas tout ça; excusez-moi de vous planter là, je dois me fiancer avant demain matin !
-Vous fiancer ? Non, ne partez pas ! »
Roc s’est fondu dans la foule.
« Une fiancée ? Je me demande… » songe la rescapée d’un œil pétillant.
Plus loin, Roc continue son chemin.
« C’est vraiment pas le moment de perdre du temps. J’ai intérêt à assurer…je veux pas finir clochard. Et avec toutes ces filles qui vivent sur terre, il y en a bien une pour moi. »
Il arrive dans une zone piétonnière.
« Cet endroit regorge de magasins et les filles adorent faire du shopping, c’est bien connu. »Il monte sur un banc et se met à scruter l’horizon, une main au-dessus des yeux.
« Joli morceau avec une robe courte droit devant ! Oh ! Quelle bouche de rêve à côté ! Et celle qui regarde la vitrine un peu au fond a un de ces décolleté…Bon, je vais tenter ma chance avec elle. »Il descend et se dirige vers la fille en question.
« Je vais lui jouer le grand jeu. »
Roc repère un fleuriste, s’arrête pour acheter un bouquet de roses rouges, vérifie que sa ‘cible’ n’a pas bougé et repart. Dés qu’il en est suffisament proche, Roc tend le bouquet sous le nez de la demoiselle et se lance :
« Mademoiselle, permettez-moi de vous offrir ces modestes fleurs en hommage à votre beauté. Je n’aurais jamais imaginé rencontrer une aussi magnifique personne en me promenant. Il fallait que je vous témoigne mon admiration. »
« Je suis carrément bon. » se dit Roc.
« Qui est ce type ? Ouah ! Il est bien bâti. Quel corps de rêve ! » se dit la demoiselle en prennant le bouquet.
« J’espère que vous n’êtes pas fâchée.
-Huh… »répond-elle en secouant sa tête de gauche à droite.
« Elle a de ces lèvres elle aussi. C’est fou ! »
« Tant mieux. Que diriez-vous si je vous tenais compagnie ? Nous pourrions faire connaissance à une des tables de ce petit salon de thé là-bas en goûtant une délicieuse tasse de thé. Laissez-vous tenter par mon invitation, vous n’avez rien à perdre.
-Heu…D’accord. »murmure la jeune femme.


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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:36

« Super ! Elle n’a pas refusé ! »
« C’est dingue ! Il m’a invité ! »Ils vont vers le salon de thé que Roc a repéré.
« Vous avez une voix très grave. _ (« Tu parles d’un compliment. J’aurais dû la féliciter sur ses goûts vestimentaires… »)_
-Elle l’a toujours été. _( « Il n’a pas vu que…Ou il joue le jeu. Ce ne peut être que ça. ») _
-Vous avez consulté un oto-rhino-laryngologiste ? _(« Lamentable. Je dois me racheter. ») _
-Heu ? _(« Pourquoi aurais-je consulté un spécialiste ? ») _
-Pardon, je suis indiscret. »
« Oh la la, j’ai failli tout fiche en l’air. »
Roc ouvre la porte du salon de thé à son invitée, puis l’aide à se défaire de sa veste et à prendre place sur une des chaises d’une table pour deux.
« Très attentionné. C’est une qualité rare. »
« O.K. Je continue. »
Roc s’installe sur l’autre chaise et fait signe à une serveuse.
« Bonjour à vous, soyez les bienvenus au salon de thé Ichikawa. Voici la carte.
-Je vous remercie. »
« C’est la première fois qu’une fille accepte ma proposition. Ca marche ! Si je continue, je suis certain de réussir. »
« Mon ange gardien doit veiller sur moi. C’est fou ! On m’aurait dit que je rencontrerai un charmant et viril jeune homme il y a quelques jours que je ne l’aurais pas cru. »
« Je prendrai un thé noir à la rose. » Commande Roc.
« Ce sera un thé vert pour moi. »
« Bien, je reviens de suite avec vos commandes. »
La serveuse disparaît un moment et reparaît les bras chargés d’un plateau sur lequel se trouvent les consommations. Elle sert ses clients, Roc paie l’addition sans tarder en lui donnant un pourboire et reporte son esprit sur la jolie personne en face de lui.
« Je vais lui dire un truc gentil. »
« Vous avez de grandes mains. _(« Et de ces ongles. C’est une tigresse. »)_
-Hum, oui. _(« A voir la grandeur des tiennes, tu es certainement gâté toi aussi. » )_
-Et vous êtes, si je puis me permettre mademoiselle, très en…formes. On voit que vous vous entretenez ! Vous devez vous rendre régulièrement dans un club de sport. _(« Les filles aiment les flatteries…surtout concernant leur ligne. ») _
-Non, je suis…naturellement…avantagé… _(« Pas besoin de suer sang et eau pour garder un corps pareil. ») _
- Je suis très impoli, je viens de me rendre compte que je ne m’étais pas présenté : Lei Fang Roc, à votre service. _(« C’est dans la poche ! ») _
-Je suis enchantée de vous avoir rencontré, Roc. Je m’appelle Hanabi Tôru. _(« Trooop mignon. ») _
-Tôru ? Vous êtes tellement féminine ! Tellement douce, et …Ha, vous êtes une gemme qu’aucun écrin n’est digne de présenter, si forte et fragile à la fois…»
Le cerveau de Roc cesse de fonctionner une seconde.
« Si forte ? Qu’est-ce que…Une voix grave, des mains énormes, des muscles et un prénom…Mixte…J’ai l’impression que... »
Roc recule contre le dossier de sa chaise en se tenant au siège.
« Vous êtes un homme. » parvient-il à dire d’une voix si basse que seule sa ‘conquête’ l’entend.
« Oui mon chou. Que veux-tu qu’on fasse après ? Nous pouvons aller au cinéma puis déjeuner chez moi.
-Non, merci. Ce…j’ai fait une erreur. Pardon ! »
Roc se lève de table et quitte le salon de thé rouge de confusion.
« Un homme habillé, maquillé, les cheveux longs comme une femme. Pourquoi ce genre de choses n’arrivent-elles qu’à moi ? »
Il s’éloigne de la zone piétonne.
« Autant changer de secteur. Un petit tour au jardin public par exemple. »
Roc pénètre rapidement dans le parc.
« Stop. A gauche, une créature merveilleuse. Je fonce. »
« Pardon, mademoiselle, vous êtes seule et je me demandais si vous…
-AAAH ! A L’AIDE ! PERVERS !
-Quoi ? Où ?
-KYYAAA ! »
Roc reçoit un coup sur la tête de la furie.
« Elle m’a frappé. J’y crois pas… »
« POLICE ! » hurle la femme en fendant l’air de ses bras.
Roc déguerpit en priant le ciel de lui faire savoir quel péché il a commis pour subir tous ces événements. Quand il réalise qu’il est parvenu à l’autre bout du jardin, Roc reprend son souffle adossé contre un arbre.
« Quel poisse ! A cette allure, je vais me faire embarquer. Je rééssaie et en cas d’échec, tant pis, je rentre déclarer forfait. Mieux vaut vivre en sans domicile fixe que se coller une barjot. »
Roc reprend sa quête de l’âme sœur à une allure normale, quittant le parc -peu propice pour abriter ses tentatives de drague- en direction du quartier des affaires. A peine a-t’il esquissé quelques pas qu’une femme en tailleur l’accoste.
« Excusez-moi jeune homme, j’ai eu une matinée tellement chargée que je dois me défouler. Venez avec moi, plus on est de fous, plus on rit.
-Non merci, je ne suis pas intéressé. _(« C’est reparti. Elle va appeler les flics elle aussi ? »)_
-C’est un ordre. , réplique sèchement son interlocutrice en l’entraînnant d’une poigne de fer, Allez, ne sois pas timide gamin. Je ne te ferai pas boire d’alcool, je ne te droguerai pas et je n’abuserai pas de toi. Promis. Je veux juste quelqu’un qui m’accorde un instant de son temps et tu n’as pas l’air d’être dans ton assiette toi aussi, donc on y va ! _ (« Je vais m’éclater comme une bête ! »)_
-Où ça ? , s’étrangle Roc persuadé que la malchance se moque encore de lui, Qu’est-ce que vous faites ? _(« Pitié ! » )_
-T’inquiètes ! On va s’a-mu-ser !, articule la femme en le poussant dans une voiture, Sois sage maintenant ! »
Elle monte côté conducteur et démarre en trombe, Roc hurle de terreur. _ (« Une kamikaze ! Non ! Je suis trop jeune pour mourir ! »)_ Il s’accroche au tableau de bord en priant de toutes ses forces. _(« Mon dieu, Bouddha, Amaterasu, Yahvé, Jehova, n’importe qui ! S’il-vous-plaît ! AU SECOURS !») _ La conductrice se la joue pilote de formule un, indifférente. Tout-à-coup, le véhicule stoppe net, Roc ouvre la portière vert de peur, mais pour s’étaler de tout son long aux pieds de la femme en complet. Elle le relève, le pousse à entrer dans un immeuble, le traîne jusqu’à une pièce confortablement meublée de canapés moelleux, d’une table en bois exotique, d’un mini-bar et d’un gigantesque écran de télévision. Elle claque la porte sur eux.
« YOUPI ! Du karaoké, et puis je vais boire quelques bières ! »
« Maman, papa, grand-père… »
Sa kidnappeuse s’ouvre une bouteille de bière qu’elle vide d’un trait en envoyant ses chaussures à talons valser.
« AAAH ! C’est bon ! Une chanson, une chanson ! Chante !
-J’veux pas ! _(« A moi les samouraïs troopers ! Les mashos ! » )_
-Un striptease alors ! _(« Ce qu’il est coincé. ») _
-CA VA PAS NON ? _(« La porte…je dois m’enfuir. » )_
-C’est ton gage ! T’as qu’à faire bonne figure ! »
Elle s’emploie à déshabiller Roc, mais celui-ci n’est pas d’accord. Dépitée, elle abandonne.
« Puisque c’est ainsi, j’enlève le haut !, déclare t’elle, Ouiii… »
Roc reçoit une veste et un chemisier au visage. Pris de panique, il trouve la force d’atteindre la porte, l’ouvre, se débarrasse des deux vêtements et part en courrant.
« Reviens ! »
Roc hèle un taxi, dicte l’adresse du restaurant au chauffeur et se tasse à l’arrière jusqu’à ce qu’il soit à destination. Là, il paie sa course, descend et file à l’intèrieur du bâtiment.
« Je suis sauf. »
A peine cette phrase a t’elle traversée son esprit qu’une main s’abat sur son épaule droite. Il sursaute à ce contact et manque de s’évanouir en voyant que le propriétaire est la femme âgée qu’il avait secourue, dont la peau se décolle curieusement au niveau des oreilles et du cou.
« Votre peau…elle…
-Ce n’est qu’un masque. , le rassure t’elle en l’enlevant d’un mouvement vif, Je me déguise pour me promener dans la rue. J’évite les dragueurs.»
Une superbe créature a la main posée sur lui.
« Merci Vishnou, Quetzacoatl, et compagnie ! »
Roc est aux anges, lorsqu’il sent une autre main sur son épaule encore libre.
« Content mon chou ?
-Mon chou ?, répète Roc incrédule, Le type du…
-Exact mon ange. »
Du côté droit de Roc, sa seconde rencontre de la journée.
« Pas cool. ,pense Roc, Tous les panthéons déiques se sont ligués contre moi ! »
« Je voulais vous remercier de m’avoir défendue de cette bande de racketteurs. J’ai cherché à vous retrouver et chemin faisant, j’ai rencontré Tôru. Nous avons entamé la conversation, laquelle nous a permis de savoir que nous recherchions la même personne. ,dit la bombe , Imaginez notre étonnement !
-Nous avons continué notre discussion. Pour finir, nous avons remonté votre piste jusqu’à cet endroit. , termine l’homme au féminin, Nous voulons vous prouver notre gratitude ; vous avez été un tel gentleman avec nous. »
‘Elles’ s’échangent un regard entendu.
« Que vont-elles inventer ? »
‘Elles’ lui déclarent d’une voix : « NOUS ALLONS TOUTES LES DEUX VOUS EPOUSER ! »
Roc réfléchit : « Il y a peu je désespérais de me caser. J’ai récolté des ennuis. J’avais l’intention d’annoncer mon abandon à mes pairs. Et j’ai içi deux, non une femme et un transexuel, prêts à me passer la bague au doigt. De quoi est-ce que je me plaind en définitive ? Je devrais brûler des cierges, des baguettes d’encens, des bougies en remerciement. »Il enlace ses deux fiancées, visiblement ravi.
« Venez les filles, que je vous présente à toute ma famille ! »

Approche 4 : réussite.



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MessageSujet: Re: Humour   Dim 24 Juin - 22:37

Approche 5 : Le piège

Sarki avançait d’un pas rapide. Il marchait sans but, trop énervé pour se concentrer. Enervé était peut-être en-deçà de la vérité. Il était vexé et furieux.
« Pourquoi a-t’il fallu que je me fasse avoir de la sorte ? Moi et ma stupide fierté ! »
Les samouraïs réunis chez Nasuti pour la première fois depuis trois longs mois avaient commencé à s’entretenir de différentes matières. Bien entendu, ils n’avaient pas fait exprès.
La conversation avait dérivé sur le seul sujet qui puisse lui déplaire : son succés, quoiqu’involontaire, auprès de la gente féminine. Roc l’avait taquiné parce qu’il ‘n’en profitait pas’. Thomas avait aussitôt renchéri que c’était ‘vraiment dommage ! Sa famille allait-elle lui choisir une fiancée pour y remédier ?’. Sarki leur avait répondu que cela concernait sa vie privée, qui comme son nom l’indiquait était privée ; de quoi se mêlaient-ils ? Thomas, visiblement ravi de voir une occasion de se moquer, ne s’était pas démonté.
‘Ne sois pas si dur ! Nous ne voulons que ton bien.’ Un bref silence avait suivi. ‘J’espère qu’elle va s’accrocher, la pauvre.’ Sous-entendu son hypothétique fiancée. Sarki n’aurait su dire ce qui l’avait fait bondir : cela ou l’allusion à peine voilée sur son caractère de loup solitaire ? La situation avait dégénéré. Pas physiquement, non, il n’en était pas venu à se battre contre ses propres amis. Mais sa replique avait entraînné une succession de phrases bien placées entre Thomas et lui, faisant monter la pression. Shin malgré, sa langue de vipère, ne s’en était pas mêlé. Au contraire, il avait tenté en vain de calmer les esprits jusqu’à ce que…
« Vous voulez parier ?
-Tope-là ! »
Sarki s’était solennellement –et stupidement- engagé à participer au Congrès National des Célibataires qui devait avoir lieu toute la semaine à Tokyo. Il ne pouvait revenir sur sa parole. Thomas lui avait gracieusement offert une carte du Club des Cœurs Esseulés à son nom - ce qui prouvait qu’il avait tout savamment orchestré depuis le début, prévoyant chacune de ses réactions et les actions appropriées qu’il devrait mener afin que son plan ne puisse échouer- et lui avait aussi remis un pass pour le Congrès, valable toute la durée de celui-ci -qui commençait demain matin-. Sarki rentra à la maison au bout de deux heures d’une marche silencieuse qui lui avait permis de retrouver sa maîtrise. Nul ne reparla de ce qui s’était passé avant son départ, évitant soigneusement le sujet. Sarki déserra les dents par pure politesse envers Thomas comme lorsqu’il dût lui passer le sel au repas de midi. Il fut un peu plus sympathique avec Roc, car il avait deviné que Thomas ne pouvait l’avoir mis au courant de son tour : il aurait lâché le morceau et rien de tout cela ne se serait produit. Mais il lui tenait rancune de lui avoir fourni l’occasion de l’appliquer. Enfin, il fut tout-à-fait normal avec les autres, se comportant comme il le faisait toujours.La journée se termina sans incident. En sombrant entre les bras de Morphée, Sarki songea que ça allait être une semaine mortelle…

Le jour suivant, élégamment vêtu, Sarki se rendit au fameux congrés, organisé dans un des gratte-ciel. A l’entrée, il se diriga directement à l’accueil, pris d’assaut par un nombre impressionnant d’hommes et de femmes de tous âges et de tous horizons.
« Je ne pensais pas qu’il puisse exister autant de personnes en quête de l’âme-sœur. ,Pensa-t’il, C’est complètement dingue ! »
Un volontaire lui indiqua sur une carte où était installé le stand du Club des Cœurs Esseulés. Sarki le remercia et partit. Il ne se doutait pas encore que jamais il n’atteindrait le stand…
Sarki traversa le hall dans lequel l’accueil avait pris place, bifurqua dans le couloir de gauche, à droite, encore à droite, et entreprit de monter l’escalier qui s’ouvrait devant lui.
« Pardonnez-moi, jeune homme, auriez-vous la bonté de m’aider ? »
Sarki se retourna pour se trouver nez à nez avec une femme magnifique aux longs cheveux noirs qui venait vraisemblablement de casser le talon d’une de ses chaussures.
« Je suis navrée de vous importuner, mais je crains de m’être tordu la cheville quand ma chaussure m’a lâchée. ,reprit-elle en désignant la cause de ses maux, Pourriez-vous m’apporter une main secourable afin que je puisse m’asseoir ? _ « Je souffre le martyr ! Mais quelle chance dans ma déveine de rencontrer un Apollon pareil ! »_
-Bien entendu madame, prennez mon bras, je vais vous soutenir. , répondit Sarki en parcourant rapidement les lieux du regard à la recherche d’un siège quelconque, Je ne vois nul part où vous poser. Il va falloir marcher un peu. _ « Elle ne joue pas la comédie, cependant quelle idée de porter des chaussures à talons aiguilles ! Ah, les femmes ! »_
-Je vous remercie infiniment. Je pense qu’il doit y avoir un poste de secours ou un médecin parmi toutes ces personnes. _ « Dire que c’est cette peste de Marylin qui travaille dans la même agence de mannequins que moi qui m’a fait un croche-pied…Quelquepart, je devrais la louer de ce coup-bas. Aïe. Je vais faire bonne figure, ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre son prince charmant. Pas question de rater l’opportunité de mieux nous connaître ! »_
-Je crois effectivement que les organisateurs ont tout prévu. _ « Reste à savoir où. »_
-Peut-être qu’en se rapprochant de l’entrée…, commença la blessée.
-Therésa chérie ! »
_ « Cette @è&§%£ de Marylin ! »_
Une autre femme tout aussi belle et également juchée sur des talons aiguilles d’une grandeur affolante se précipita vers Sarki.
« Bonjour, je suis Marylin, une collègue et amie de Therésa. , salua aussitôt la nouvelle venue avant d’adresser un œil compatissant à cette dernière, Mais enfin, mon ange, que t’arrive t’il ? J’ai été bou-le-ver-sée quand je me suis rendue compte que tu n’étais plus près de moi. _ « Alors, on en profite pour draguer le premier beau gosse à sa portée malgré mon petit croc-en-jambe ? Toujours dans les rangs, hein ? Ne t’imagine surtout pas que je vais te laisser avec un mec pareil… »_
-Marylin, quelle surprise ! Tu me cherchais donc ? ,rétorqua la dénommée Therésa sur un ton équivoque, Je suis ravie de constater que tu ne t’étais pas perdue. _ « Pas question de me faire siffler ce bel inconnu. Je vois bien que tu crèves de jalousie. Toutefois, ne rêve pas : première arrivée, première servie. Dégage ! »_
-Huh ? Bonjour. _ « Cette tension entre elles est palpable à des kilomètres. Je sens que je risque de devenir l’enjeu de leur ressentiment réciproque. » _ »
Sans prévenir, celle qui s’est présentée sous le prénom de Marylin prend le bras libre de Sarki.
« Allons boire une tasse de thé ensemble, vous me raconterez comment vous avez fait connaissance . _ « Je vais te faire oublier jusqu’à son existence. »_
-Voyons Marylin, sois raisonnable. Monsieur m’accompagne. _ « Effrontée. Tu veux me le piquer en me rabaissant ? »_
-Ne sois pas égoïste, ma chère, tu vois que je suis en pleine conversation . , répliqua Marylin en tirant Sarki vers elle , Je suis certaine que ton ami et moi avons é-nor-mé-ment de points communs, c’est pourquoi je tiens à ce que nous les partagions rapidement. _ « Cesse de t’accrocher à lui de la sorte. Tu ne fait pas le poids contre ma beauté. Tout le monde sait que tu me l’envies ! » _
-Tu as tort, ma puce, c’est toi qui nous interromps. Nous discutions aimablement avant que tu ne t’en mêles si…si…oh ! , soupira exagérément Therésa en attirant Sarki dans sa direction , Maladroite. _ « Ceci est ma proie.»_ »
Sarki sentit des gouttes de sueur perler à son front tandis que les deux tigresses poursuivaient leur argumentation tout en essayant chacune de le garder, ce qui donnait deux furies sous des masques souriants en train de se le disputer ‘poliment’ et de l’écarteler. Cela prennait des allures dangereuse de catch féminin. Brusquement, les deux combattantes stoppèrent leur lutte : elles venaient de réaliser que le prix de leur match avait été discrètement remplacé par une imposante plante verte.
« Il nous a faussé compagnie ! explosa Marylin.
-Où est-il passé ? »
Elles se mirent à sa recherche, l’une en marmonnant et l’autre en boitant.
Au détour d’un proche couloir, Sarki, adossé contre un mur avec un vieil homme en costume, attendit qu’elles se fussent éloignées.
« C’est bon, elles sont parties mon garçon. Heureusement que je passais par là. , rit le vieillard, Tu l’as échappé belle.
-C’est très gentil de votre part de m’avoir aidé.
-Penses-tu ! Je n’ai fait que mettre ce pot à ta place. _ «Elles en sont pour leurs frais ! »_
-Ce qui n’était pas aussi facile qu’il y paraît. _ « Pour un homme d’un âge avancé, ce n’est pas évident de soulever un poids comme celui-là ! »_
-Je sais ce que c’est, va. Des femmes qui sont persuadées de pouvoir nous ‘guérir’, comme si nous étions porteurs d’une maladie, qui s’acharnent en prétendant qu’elles agissent pour notre bien.
-Je vous demande pardon ? _ « Il ne peut pas parler de... »_
-Ne leur en veux pas ! Elles sont juste ignorantes. , puis posant une de ses mains défraîchies par le temps sur la joue gauche de Sarki en une vague caresse, il ajoute, Viens me rejoindre dans ma suite un peu plus tard, c’est la numéro 1101 de l’hôtel Ritz. »
Sur ce, le grand-père voulut pincer une partie charnue de l’anatomie de Sarki, qui s’échappa en courant pour finir sa course aveugle dans quelque chose de mou et parfumé.
« Non. »
Il releva lentement la tête en reculant. Il avait percuté une grosse dame d’une quarantaine d’années qui le fixait d’un air particulièrement glacial.
« Par Amaterasu ! »
« Je vous présente mes excuses les plus sincères, madame. , réussit-il à articuler en rougissant, Je suis profondément bouleversé, heu…désolé. »
« Comment ai-je pu avoir mon visage dans son décolleté ? Quel déshonneur ! »
« Comme vous êtes mignon ! , s’écria la femme d’âge mûr en le serrant fortement dans ses bras. »
« Quoi ? Mais qu’est-ce que c’est que cette réaction totalement inappropriée ?Une dame doit se sentir plus qu’offusquée face à un affront intolérable ! »
« A-do-ra-ble ! Je souhaite depuis si longtemps me marier avec un homme qui soit plus jeune que moi, beau et qui sache apprécier les véritables courbes féminines aux sacs d’os que vantent les magazines ! »
« Au secours ! J’étouffe ! »
« Mon vœu va s’exaucer ! »
Soulevant notre pauvre samouraï en le maintenant pressé comme un citron, l’imposante matrone l’emporte pour une destination inconnue qui inquiète terriblement Sarki, coincé et à demi inconscient.
« Je dois me sortir de cet étau par n’importe quel moyen ! »
Une lumière diffuse entoure le corps du jeune homme, arrachant un cri d’étonnement mêlé de peur à sa kidnappeuse qui l’abandonne sur place en prennant les jambes à son cou. Sarki tombe à terre, tandis que le halo lumineux s’estompe. Il demeure à genoux un moment, scrutant les alentours, ce qui lui permet de constater qu’il est sorti de l’immeuble du Congrès National des Célibataires et qu’il est dans une ruelle étrangement déserte.
« Ca suffit pour la semaine ! J’ai décidé !»
Il se relève, s’éloigne de la petite rue, rejoint une rue animée et se met en quête d’un taxi pour rejoindre la maison principale de Sandy où sont tous ses amis.

Au manoir Yagyu, Yann sert une tasse de thé à Sandy qui travaille sur son ordinateur. Roc est dehors à faire des pompes, Tim sur son dos, Craor allongé sous un arbre avec Ryo, et Thomas occupé à lire sur une des branches. Un taxi fait son entrée dans la cour.
« Tiens, on a de la visite ? , s’étonne Tim.
-Qui est-ce ?, demande Roc sans arrêter ses exercises. »
De la voiture descend Sarki qui, sitôt le véhicule reparti, fonce droit vers l’arbre.
« Oh la la… , murmure Ryo en se levant, Il est furieux.
-Et je crois qu’il va droit sur Thomas. , renchérit Roc.
-Thomas ! Descends, tu as un invité. »
Mais Thomas est trop absorbé par son livre et n’entend rien.
Sarki s’arrête sous l’arbre, se penche vers le tigre blanc qui n’a pas bougé et …l’enlace à la stupéfaction générale.
« Sarki, que fais-tu à Craor ?, s’inquiète Ryo.
-Ca se voit, non ?
-Veux-tu être plus…clair ?
-Grâce à Thomas, j’ai compris que je refoule une partie de mes sentiments par crainte d’être incompris.
-Quel est le rapport avec Craor ? »
Sandy et Yann observent la scène d’une des fenêtres. Ryo semble s’attendre au pire tandis que Roc, indifférent, continue à s’entretenir, Tim toujours en place.
On entend le feuillage remuer au-dessus, preuve que Thomas a noté la présence de Sarki.
Sarki met un genou à terre et s’adresse à l’animal avec passion :
« Craor, épouse-moi ! »

Approche 5 : réussie.



CONCLUSION : comment passer la bague au doigt d’un samouraï ? En appliquant une des méthodes sus-citée, vous aurez encore 3 célibataires à peu près sains d’esprit ; ne désespérez pas et persévérez ![/b]


C'était : Comment passer la bague au doigt d'un samouraï d' YZA ZAZ
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MessageSujet: YZA ZAZ : Masho Cherche JF Désespérement   Dim 24 Juin - 22:54

Post à partir du 7 décembre 2005

Yza Zaz a écrit :

MASHO CHERCHE JF DESESPEREMENT


INTRODUCTION

Rien ne va plus au yôjakai. Cela fait un moment déjà que Kayura a remarqué que les masho se comportent bizarrement. Pendant qu’elle travaille avec conviction à la consolidation de ce monde qui est le leur, élaborant des stratégies afin d’empêcher qu’un esprit du mal ne puisse acquérir suffisament de puissance pour former une faction armée, s’emparer de la tête de cet empire maléfique, et essayer comme son prédécesseur de rouvrir une brèche interdimensionnelle sur la Terre pour l’asservir, les masho s’acquittent des tâches qu’elle leur confie sans y participer totalement. Sitôt que leur journée prend fin, chacun vaque à ses occupations personnelles.
Pourtant, Kayura a fréquemment croisé Naaza qui marchait perdu dans ses pensées en plein corridor ; elle a même failli mourir de peur ce matin où elle a vu de ses yeux Anubis consulter un catalogue de vente de cabines à uv du monde humain, et peu après, elle avait entendu Rajura le consoler parce qu’il avait fondu en larmes sans prévenir. Rajura aussi agissait complètement en dehors de son caractère.
Kayura s’inquiétait terriblement. Les généraux n’avaient pas le moral et ne s’en plaignaient pas. Ils s’enfermaient dans le silence ou disparaissaient dés qu’elle s’approchait d’eux pour leur en parler. Mais aujourd’hui, elle en aurait le cœur net : elle avait envoyé des émissaires les ramener des quatre coins du palais pour une réunion extraordinaire. Debout dans son kimono tricolore, le shakujo en main, elle attendait.
Des bruits de pas résonnaient au loin. Ils arrivaient. D’un instant à l’autre, ils pousseraient la porte de la salle d’armes, se trouveraient face à elle et apprendraient que ce conseil de guerre leur était exclusivement consacré.
« Kayura ! Qui est-ce cette fois ? demanda d’emblée Anubis en pénétrant le premier.
-La situation doit être critique pour nous faire chercher au milieu de la nuit. Le palais est-il en passe d’être conquis ? As-tu été directement menacée ? poursuivit Rajura.
-Crétin. S’il y avait des troupes acharnées à nos portes, la nuit ne serait pas si calme. répliqua Naaza.
-J’ai donc raison, il y a un nouveau prétendant au titre d’empereur du mal qui monte en force ! se réjouit Anubis.
-C’est pire que tout cela. »
Les quatres généraux regardent Kayura avec appréhension. Elle a répondu tranquillement mais avec fermeté. Quelque chose de plus important…Des gouttes de sueurs se forment sur leurs peaux et coulent lentement, leur arrachant des frissons le long de leurs colonnes vertébrales. Leurs corps s’affaissent comme si l’attraction du sol avait décuplé en un instant.
« Il est trop tard ? se risque Naaza. Nous sommes entrés dans une nouvelle guerre avec la Terre ?
-Non. »
Et c’est comme si elle leur ôtait un fardeau des épaules : les mashos se redressent, reprennent des couleurs.
« Vous êtes en guerre contre moi.
-Quoi ? Tu as perdu tout sens commun ! s’exclame Naaza.
-Heu…Naaza, tu devrais y aller gentiment. Qui nous dit que c’est bien Kayura ? »
Trois paires d’yeux fixèrent Rajura avec une lueur de stupéfaction.
« Réfléchis : elle nous demande en pleine nuit, nous laisse croire que la situation du youjakai est périlleuse et affirme que nous sommes ligués pour la combattre. A mon avis, elle souffre d’insomnie et chacun sait qu’un insomniaque n’est pas conscient de ses actes mais qu’il est extrêmement dangereux de le réveiller.
-Tu veux dire que c’est son inconscient qui s’exprime ?
-Je suis juste à côté de vous, vous savez !
-C’est ça. On ferait mieux d’être prudents.
-Qui nous dit que ce n’est pas toi qui te moques de nous ?
-Naaza ! s’écrie Anubis.
-Dites… murmure Kayura.
-Parfaitement ! Il peut s’agir d’une de ses illusions. Rien ne prouve que ce n’est pas un entraînnement qu’il nous aura concocté avec elle !
-Comment oses-tu douter de moi ? s’énerve Rajura.
-VOUS ALLEZ VOUS TAIRE ! JE NE SUIS PAS UNE PSYCHOPATHE ENDORMIE NI UN HOLOGRAMME DEBILE ! »
Les masho regardent Kayura cramoisie reprendre son souffle suite à sa brusque flambée de colère.
« Maintenant, dites-moi ce qui ne va pas.
-Ce qui ne va pas ? répète Anubis.
-Je n’ai pas l’intention d’y passer ce qui reste de la nuit : soit vous vous décidez à jouer cartes sur table, soit je parviens à savoir ce que je veux malgré vous. »
Kayura brandit son bâton à la façon d’un gourdin, l’air menaçant.
« Je vous préviens que j’userai de tous les moyens dont je dispose. Je ne m’arrêterai que lorsque j’aurai ce que je veux. »
Le trio s’entre-observe et communique télépathiquement :
« Elle manque de sommeil. Je peux l’hypnotiser et la renvoyer au futon.
-Naaza, cesse de plaisanter.
-Moi, je suis certain qu’elle a ses…heu, vous savez, ce qui est propre aux femmes et qu’elles ont tous les mois. Ca expliquerait ses sautes d’humeur. »
Les deux autres lui lancent un regard noir.
« J’en suis sûr. Elle a bien affirmé que mon art, ce sont les hologrammes débiles.
-Bon sang, arrête Rajura. Puisque c’est comme ça, je prends les devants. »
Anubis s’éclaircit la gorge.
« Kayura, nous en avons assez d’être célibataires. Nous voulons nous marier. »
Kayura écarquille ses yeux, comme pour s’assurer que ce sont bien les masho qui se tiennent là. Elle commence à rire nerveusement.
« Vous rigolez ?
-Non.
-Mais comment est-ce possible ? Pourquoi ? Et pourquoi maintenant ? Et… Ne me dites pas que vous vous êtes rendus sur la Terre sans me prévenir !
-Pas vraiment…dit Anubis avant de poursuivre précipitamment devant la mine catastrophée de Kayura : Nous n’avons fait que regarder ce qui s’y passait depuis le Yôjakai ! Promis !
-Comprends-nous, cela fait tellement longtemps que nous sommes seuls ici. Nous avons besoin de compagnes ! S’il-te-plaît, Kayura, aide-nous !
-Rajura ? Que je vous aide à quoi exactement ?
-Je vous avais bien dit qu’elle n’est pas suffisamment mature pour comprendre cela ! s’énerve Naaza. Ecoute, ne t’imagines pas que nous soyons des pervers ou un truc de ce genre. On veut se caser, fonder nos familles . »
Kayura s’appuie sur le shakujo, tremblante :
« Je me sens toute drôle.
-C’est malin ! Elle s’évanouit. Naaza, des sels, vite ! ordonne Anubis en se précipitant pour la retenir.
-Je n’en ai pas. Par contre, du saké… »
Rajura lui tape le sommet du crâne et s’adresse à Anubis:
« Comme pour cet imbécile : tu lui donnes des claques mais sur les joues ; elle tiendra bon. »
Anubis s’éxécute. Kayura sort de sa torpeur :
« N’y a-t’il pas moyen de trouver chaussures à vos pieds dans le Yôjakai ?
-Tu veux nous faire épouser un Yoja ? Ou un Jiryoushu ? se révolte Naaza.
-Il n’y a rien ici ! confirme Anubis.
-Kayura, si c’est une mutinerie que tu veux, c’est la meilleure manière d’y arriver. renchérit Rajura. Nous avons besoin de toi pour aller sur Terre et aussi…tu es une femme. Tu es la seule qui puisse nous conseiller dans nos démarches pour…aborder tes comparses. Ce que Naaza voulait dire, c’est que nous demandons ton assistance dans ce domaine.»
Le shakujo tinte.
« Kayura.
-Shuten ?
-N’ont-ils pas le droit au bonheur ?
-C’est vrai. J’aurais dû savoir que les choses ne pouvaient rester ainsi éternellement. Il est normal qu’ils désirent aimer et être aimés. »
« C’est décidé. Demain, nous irons sur la Terre. Tous les quatre.»
Les généraux poussèrent des cris de joie et se mirent à danser les uns avec les autres.
« C’est loin d’être gagné. pensa Kayura devant ce spectacle. »

A SUIVRE
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MessageSujet: YZA ZAZ : Masho Cherche JF Désespérement   Dim 24 Juin - 22:55

Chapitre 1: Quel cirque !


Le jour suivant, les masho se rendirent sur Terre accompagnées de Kayura. Comme chacun voulait partir dans une direction différente, Kayura eut l’idée de les faire tirer à la courte paille afin de déterminer celui qu’elle aiderait le premier, et par là même le lieu où ils iraient d’abord. Naaza tira la plus courte, suivi de Rajura et Anubis.
« Bien. Puisque j’ai gagné, je choisis d’aller au cirque !
- Quoi ? Une seconde. Je dois être atteinte d’hallucinations acoustiques. Tu as bien dit ‘un cirque’ ? répéta Kayura.
- Oui.
- Naaza, tu as quelques siècles de vie derrière toi mais ton âge mental est celui d’un gamin ! A-t-on idée de vouloir assister à une représentation ! Tu ne vas pas me réclamer une barbe à papa avec ça !
-Kayura, je n’ai jamais dit vouloir assister à un spectacle de cirque . Je veux seulement aller voir les artistes qui le composent.
-Dis plutôt que tu veux rendre visite à une certaine personne.
-Je ne vois absolument pas de quoi tu parles Anubis.
-Non ? Laisse-moi te donner deux ou trois indices : blonde, pulpeuse,et serpents.
-Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Soupire Kayura.
-Tu ne comprends pas ? Hier, Anubis t’a dit que nous regardions ce qui se passe sur Terre depuis le Yôjakai. Aujourd’hui, il taquine Naaza sur l’objet de ses coups d’œil sur la planète bleue. Expliqua Rajura. »
-NON ? TU AS LE BEGUIN POUR UNE CHARMEUSE DE SERPENTS ! Hurle Kayura en désignant Naaza de son index droit. »
Des gens qui se promènent près d’eux les fusillent du regard et se chuchotent quelque chose à l’oreille.
Une énorme goutte de sueur apparaît derrière la tête de Rajura tandis que Kayura commence à soliloquer sur le bon sens manifestement inexistant du général des poisons, oubliant la présence des masho.
Anubis cache son visage avec ses mains en priant silencieusement et Naaza, cramoisi de gêne, s’éloigne le plus discrètement possible.
Lorsque ses deux comparses s’aperçoivent de son absence, il n’y a plus la moindre trace de lui.
« Je suis sûr qu’il est parti au cirque. Est-ce que tu te souviens de son emplacement ? Demande Rajura à Anubis.
-Etant donné que Naaza passe tout son temps libre à l’observer, oui.
-Kayura ! Naaza est parti ! L’informe Rajura. Il serait préférable de le rejoindre pour éviter tout incident.
-Un incident ? Naaza n’est pas stupide.
-Non, mais je te rappelle qu’il est le possesseur d’une armure qui aurait un lien très étroit avec un dieu-serpent du panthéon hindou et que celle pour qui il craque travaille avec des serpents.
-Et alors ?
-Naaza plus des serpents : la possibilité d’une catastrophe s’ils se rencontrent ne t’éffleure pas ? »
Kayura arrive auprès d’eux.
« J’ai un mauvais préssentiment. Allons-y. Ajoute Anubis.
-Si tu avais connaissance d’un raccourci…Suggère Rajura.
-Par ici. Mais il va falloir nous dépêcher car il a pu l’emprunter. »
Ouvrant la marche, Anubis guide ses deux amis.
Au même moment, Naaza se rapproche de son but.
« Qu’est-ce que je vais pouvoir lui dire ? Je devrai lui parler de ses animaux, de son métier. Seulement, comment l’aborder et engager durablement la conversation ? J’y suis presque. Je dois établir un plan. »
Quand il est dans la rue du chapiteau du cirque avec ses caravanes, Naaza s’arrête à une dizaine de mètres, comme intimidé ou pris soudain de conscience de se diriger au bord d’un précipice.
« Si Kayura était avec moi, je pourrais prétexter qu’elle est ma sœur et que c’est elle qui m’a amené. Non, elle ne serait pas d’accord pour mentir. Et puis je me ridiculiserai. Quel grand frère se laisserai mener par le bout du nez ? Réfléchissons davantage… »
Naaza tourne et retourne la situation qu’il va aborder dans tous les sens possibles et imaginables.
Pendant qu’il essaie de former un plan drague et que ses amis se rapprochent, sous la grande tente circulaire défilent tour à tour jongleurs, funambules, trapézistes, dompteurs de fauves, d’éléphants, cavaliers montés sur des chevaux,magiciens, clowns, et contorsionnistes.
L’ambiance est à la fête. Pourtant, dans les coulisses, c’est une atmosphère tendue qui règne.
Parmi les artistes qui ont regagné les coulisses et ceux qui y attendent leur passage en piste, monsieur Loyal, l’éternel présentateur des numéros vêtu de son costume noir et rouge et la charmeuse de serpents, en bustier et pantalon or, sont en pleine discussion.
« Comment ça ‘nerveux’ ? Mais enfin Khadija, les reptiles sont sourds, les bruits de la foule et de l’orchestre ne peuvent être en cause.
-Je le sais bien, cependant tu ne vas pas m’affirmer que mes chéris sont dans leur état normal !
Regarde-les ! S’exclame la dénommée Khadija en désignant le vivarium temporaire où les serpents sont installés avant leurs spectacles. »
Ils s’y meuvent avec force, tendus vers le haut comme des danseuses du ventre essayant de sortir d’un bocal.
« Quelle peut être la cause de leur agitation alors ? Et pouvez-vous seulement assurer votre numéro ?
-Je ne peux rien promettre à moins de découvrir ce qui leur arrive.
-Il n’y a plus le temps ! Vous êtes la prochaine attraction ! Panique franchement monsieur Loyal.
-Monsieur Loyal ! Khadija ! Attention ! »
Les deux interpellés se retournent en direction de la femme à barbe qui les a appellés. Totalement affolée, elle désigne quelque chose de son index gauche : les reptiles s’échappent de leur logement.
Voyant cela, les autres artistes perdent toute maîtrise et cherchent à s’éloigner autant que possible des sinueux animaux qui, nullement impressionnés par les humains, se faufilent ici et là, provoquant plus de peur que de mal mais se déplacent visiblement tous vers un point identique.
« Bon sang ! Ils vont sur la piste ! S’écrie monsieur Loyal. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Khadija ! »
La jeune femme à la natte noire, complètement dépassée par les événements, ne parvient par aucun moyen à récupérer ne serait-ce qu’un seul des ophidiens. Elle ne peut qu’assister impuissante à leur invasion du chapiteau. Les spectateurs croient brièvement à une nouveauté, mais la vue des multiples membres de la troupe qui grimpent sur la toile, se hissent sur les mâts de soutien de la grande tente et courrent en criant, écarte cette idée fugace.
Avec un brouhaha terrible, la foule cherche à sortir, et en l’espace d’une fraction de seconde, la débandade générale entraînne d’épais nuages de poussières, signes d’activités physiques intenses autant que d’un écroulement imminent de la structure.
Un craquement sinistre claque, tirant Naaza de ses profondes réflexions.
Bousculé de toutes parts, il comprend qu’il s’agit des personnes qui assistaient à la représentation du cirque.
«Pourquoi fuyez-vous ? Demande le général des poisons à un homme qu’il attrape au passage.
-Des serpents…partout ! O mon dieu…partout !
-Ce n’est rien de plus qu’une attraction. Lui rétorque Naaza, qui a visiblement honte pour cet individu d’éprouver une terreur aussi primale et injustifiée.
-Lâchez-moi ! Les voilà, je les entends…Ils rampent, ils glissent, ils sifflent…Ils sont…à nos pieds… »
Tirant profit de la surprise de Naaza qui constate la véracité de ses propos, l’individu se dégage de sa prise et repart à toute vitesse.
Naaza, qui n’avait pas imaginé qu’il pût attirer des reptiles sans le vouloir, se voit l’objet de toutes leurs attentions, ce qui ne manque pas de le faire observer d’un œil très suspicieux par tous les artistes ambulants qui se regroupent lentement –et à distance- jusqu’à l’encercler.
« In…Incroyable…Articule Khadija.
-C’est un coup monté ! S’insurge monsieur Loyal. C’est une ruse de nos concurrents ! Notre cirque est en ruines, tout notre programme est fichu, et la publicité désastreuse qui suivra aura raison de nous ! »
Et d’un geste éloquent, il désigne la zone sinistrée où seules les caravanes sont intactes.
« Quoi ? Mais je n’y suis pour rien ! Se défend Naaza.
-Expliquez-nous comment il se peut que les serpents de Khadija se conduisent de manière si…si…’amicale’ avec vous, un parfait étranger. »
« Aïe aïe aïe, je suis en mauvaise posture. »
« Je n’entends pas vos explications. Serait-ce que vous êtes coupable de cette ignominie ? »
Des murmures parcourent l’assemblée comme un vent s’insinuant par des interstices dans les murs d’un immeuble d’apparence solide . Le cracheur de feu suggère de lui brûler les cheveux sans se presser pour obtenir des renseignements s’il refuse de parler et l’homme-canon se dit prêt à lui faire voir des étoiles.
« Le vent tourne . Pense justement Naaza . Mais où sont les autres quand j’ai besoin d’eux ? »
Au détour de la rue, Anubis, Rajura et Kayura suivent le déroulement des événements en faisant preuve de réserve.
« Hum…Les choses ne se présentent pas très bien pour Naaza. On devrait peut-être lui donner un coup de main.
-Qu’est-ce que je disais…Se lamente Rajura. Nous faire un coup pareil.
-C’est un coup bas. Affirme Anubis.
-Dommage, il était sur un bon coup. Renchérit Rajura . »
Le shakujo s’abat sur les sommets de leurs crânes, les projetant plus loin.
« WOUAH ! Hurle Rajura en touchant l’énorme bosse qui vient d’apparaître dans sa chevelure . Mais tu es devenue folle ! Ca fait mal de se prendre ce truc dessus !
-La ferme ! On est venus ici pour aider Naaza, pas pour des jeux de mots ! Rétorque Kayura .
-Et alors ? Ce n’est pas parce qu’il s’est mis dans le pétrin que nous ne pouvons pas en rire ! Tu n’as aucun sens de l’humour .Réplique Anubis.
-Répète un peu ! Lance Kayura en saisissant Anubis par le col de son vêtement.
-Rajura, Anubis, Kayura ! Vous êtes venus à mon secours ! »
Naaza, les larmes aux yeux, vient de reporter la vindicte du cirque entier sur des victimes de choix.
«UN ACTE DE SABOTAGE ! UNE ENTREPRISE TERRORISTE ! JE LE SAVAIS ! Rugit monsieur Loyal. SUS A L’ENNEMI ! »
Les artistes se mettent en marche dans un bruit assourdissant, tels une armée qui charge ses adversaires. Les masho et la jeune prêtresse n’ont que l’option de s’éloigner rapidement pour tenter de leur échapper.

CHAPITRE 2 A VENIR
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MessageSujet: YZA ZAZ : Masho Cherche JF Désespérement   Dim 24 Juin - 22:55

CHAPITRE 2: Sur la toile.


Après le voyage sur Terre pour aider Naaza et les conséquences qui en avaient découlées, Kayura avait décidé de suspendre les tentatives d’approche des masho avec la gente féminine et de rentrer avec eux.
De rage, Rajura boycottait systématiquement toutes les réunions qu’elle mettait en place pour l’organisation des différentes tâches inhérentes au Youjakai, évitait ses camarades comme la peste et si par malheur, l’un d’eux venait à le croiser, il faisait les frais de sa colère. Cela se traduisit notamment par la découverte d’Anubis ficelé tel une saucisse et suspendu la tête en bas devant une des fenêtres des appartements de Kayura.
De vaines tentatives de rabibochage en crises de nerfs, Kayura avait usé chaque parcelle de son imagination afin de remédier à cet état de faits. Elle avait finalement signé un cessez-le-feu avec Rajura en échange de l’installation d’un ordinateur avec abonnement internet au palais pour son usage privé.
Comment avait-elle convaincu Rajura ? Nul ne le savait ; mais il se murmurait que toutes ces nouveautés informatiques n’avaient pu être introduites sans une très grande magie, et qu’en réalité, c’était Rajura lui-même qui avait pressé Kayura de céder sur ce point.
Tandis que les rumeurs allaient bon train, un calme relatif s’installait.
Au bout de quelques jours, Rajura se rendit à nouveau aux réunions, comme si de rien n’était. Aucun incident ne vint plus troubler la quiétude un peu branlante qui succédait au bazar occasionné par Rajura. Il faut avouer que même les tojas gardaient une certaine distance avec lui par crainte d’heurter sa susceptibilité, et qu’un couvre-feu inavoué obligait les deux autres généraux et Kayura à rester dans leurs quartiers du crépuscule aux aurores.
Seuls quelques gardiens circulaient dans les couloirs pendant cette période.
Et la vie reprit apparemment son cours.
Du moins une brève semaine, car Rajura sut se faire oublier sept jours et sept nuits, ce qui au début n’alarma pas ses compagnons mais les troubla sérieusement à la fin.
C’est ainsi qu’à l’aube du huitième jour, Anubis, Naaza et Kayura se rencontrèrent par le plus extraordinaire des hasards, alors qu’ils s’apprêtaient chacun de leur côté à emprunter le long corridor menant à la partie habitée par Rajura.
« On dirait que les grands esprits se rencontrent…Ironisa Anubis.
-Pour un samouraï qui s’est fait surprendre par un autre et s’est retrouvé attaché au toit par les pieds, tu prends de grands airs. Le railla aussitôt Naaza.
-Môssieur oublie son enlisement dans un marais avec un couvre-chef digne des fous du roi à la cour.
-J’aurais dû l’apporter, car la coupe de cheveux que t’a choisi Rajura laisse passer tous les courants d’air. Tu vas attraper un rhume de cerveau.
-Espèce de… »
D’un geste avec le bâton sacré, Kayura coupe court à la dispute.
« Anubis est chauve jusqu’à ce que sa chevelure repousse ; si elle repousse, et depuis ton bain de boue, Naaza, on ne peut pas dire que tu sentes la rose ! Maintenant, si vous le voulez bien, il y a plus important : nous devons savoir ce que prépare Rajura.
-Tu penses qu’il a mit au point une vengeance ?
-Et ce qu’il a fait à mes cheveux, ce n’en était pas une peut-être ?
-Je ne l’imagine pas se contenter de si peu. N’oubliez pas que cela fait quelques jours qu’il n’a pas reparu. »
Le trio se remet en marche en direction de la chambre de Rajura.
Sitôt arrivés, Anubis leur fait remarquer combien l’endroit est paisible, ce qui est suspect.
Naaza se colle contre la porte pour percevoir un bruit, mais rien n’y fait.
Kayura toque.
« Rajura, c’est Kayura. Je suis désolée de venir à l’improviste, mais j’aimerai te parler. »
Aucune réponse.
« C’est inquiétant. Et s’il avait piégé le seuil de la porte ? Suggère Anubis. »
Kayura et Naaza sont éffarés :
« Je ne sais pas ce qui est le plus effrayant : que tu n’aies pas vérifié si tout était normal avant de penser à ça ou que tu aies cette idée maintenant. Lui lance Naaza avec froideur. ».
Anubis se met alors à observer le sol, les murs et le plafond. Au bout d’un temps assez long, il assure qu’il n’y a rien de tel.
Kayura toque à nouveau en demandant à Rajura s’il est là et s’il va bien. Naaza et Anubis se joignent à elle, mais sans succès.
« Enfoncez la porte. Leur ordonne Kayura. »
Les deux hommes s’exécutent. Ce qui s’offre ensuite à leur vue les sidère : Rajura est assi à un bureau sur lequel se tient un ordinateur. Il tape sur un clavier sans quitter l’écran des yeux, des cernes noires et violacées les entourant en creusant ses traits.
Il est tellement absorbé par ce qu’il fait qu’il ne paraît pas avoir conscience de la présence de Kayura, Naaza et Anubis.
Naaza s’éclaircit la gorge.
« Hum, hum…Rajura ?
-Salut tout le monde. Excusez-moi de ne pas vous avoir ouvert : je suis sur la toile.
-Et que fais-tu ? »
Rajura daigne s’arrêter un instant pour s’expliquer :
« Si j’ai demandé à avoir tout ce matériel, ce n’est pas sans raison : je voulais rencontrer une femme grâce à internet. En commençant, j’ai eu du mal, parce que je m’imaginais la toile autrement, mais j’ai fini par comprendre et en suivant toutes les instructions qui m’ont été données, j’ai réussi à m’en sortir. Finalement, je me débrouille très bien et…J’ai atteinds mon but. Virtuellement du moins.
-Tu as noué un contact avec quelqu’un ? »
Naaza n’en revient pas.
Rajura acquièsce.
« Je vais même vous la présenter. »
Il reprend son manège.
Anubis jette des coups d’œil partout.
« Kayura, je peux te poser une question ? Demande t-il.
-Evidemment.
-Je ne sais pas si ce qu’on raconte est vrai mais j’aimerai en avoir le cœur net : as-tu oui ou non utilisé tes pouvoirs pour réaliser tout ça ?
-Oui. C’était impossible d’y parvenir avec les moyens dont nous disposons et compte tenu que nous sommes dans une autre dimension que celle de la Terre.
-Et…heu…Qu’est-ce qu’on risque ?
-Comment ‘Qu’est-ce qu’on risque’ ?
-Tu as pris des dispositions particulières en cas de problèmes imprévus ?
-Bien sûr.
-Bien sûr ? Ha. Je…Kayura, quelles mesures as-tu prises avec ce machin ?
-Firewall, anti-virus, etc. C’est Touma qui m’a conseillée.
-Tenku no Touma ?
-Qui d’autre ?
-Et tu l’avais mis au courant de ton intervention ‘magique’ ?
-Heu…Je n’y avais pas accordé d’importance, c’était secondaire. »»
Rajura les appelle :
« Venez que je fasse les présentations. »
Kayura prend place d’un côté, Naaza de l’autre et Anubis reste en arrière.
« Mais qu’est-ce que c’est ? Ton écran a bougé.Note Naaza.
-J’ai des visions…Je vois comme une silhouette s’en détacher…Confirme Anubis. »
Quelque chose qui ressemble à une femme-araignée ‘sort’ littéralement de l’écran.
« Je vous présente ‘Spyder’. Elle s’est installé sur le disque dur et je ne sais pas comment cela s’est produit, mais elle a beaucoup changé depuis…
-KAYURAAAA !!! »
Mais la jeune fille ébahie s’est évanouie.

Chapitre 3 à venir.
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MessageSujet: YZA ZAZ : Masho Cherche JF Désespérement   Dim 24 Juin - 22:56

Chapitre 3 : Petite annonce et conséquences.

C’était avec énormément d’appréhension que Kayura avait choisi de s’occuper d’Anubis. Moins par amitié que pour se débarrasser de ce qui s’avérait comme une tâche supplémentaire aux conséquences redoutées. Il fallait avouer que les précédentes expèriences avec Naaza et Rajura lui avait mis les nerfs à vif, et qu’au lieu de se retrancher dans des excuses -tout-à-fait justifiées d’ailleurs- pour abandonner, Kayura voulait faire face à ce qui se préparait.
« Plus vite j’en finis, mieux ça ira. Se motivait la dernière descendante du clan de Kaos.»
Comparé au spécialiste des poisons et à l’illusionniste, le seigneur des ténèbres s’était tourné vers les petites annonces pour faire une rencontre amoureuse.
Suivi de près par Kayura dans ses démarches, Anubis correspondait avec la même personne depuis un certain temps déjà.
Afin de respecter au maximum sa vie privée, la jeune femme en charge du Youjakai s’interdisait formellement de lire leurs lettres tout en ne quittant pas d’une semelle l’évolution de ce qui s’annonçait comme une future relation sérieuse.
Anubis, apparemment mis en confiance par son attitude, la renseignait lui-même. Il lui avait proposé de lui donner l’identité de cette ‘jeune femme tout-à-fait correcte’ qu’elle ‘ne pouvait qu’adorer’ afin de la rassurer. Kayura avait poliment décliné. Anubis avait insisté ‘car cela la détendrait certainement de savoir’. Elle n’avait pas cédé.
Il lui avait fait une autre proposition : comme il voulait la rencontrer, Kayura viendrait. Si elle voulait rester à une certaine distance, il s’arrangerait pour qu’elle puisse les suivre afin de constater combien ‘il n’y a aucun souci à se faire’. Sinon, elle pouvait les accompagner ; du moins pas pendant la durée totale de ce rendez-vous : il ne voulait pas être discourtois avec ‘elle’. Un rendez-vous galant devait rester galant.
Sa démarche avait eu un effet calmant non négligeable sur Kayura.
Et c’est ainsi qu’un beau matin, Anubis annonça qu’il ‘la’ verrait l’après-midi et qu’il serait ‘ravi’ que ses amis se joignent à lui.
Ni une ni deux, Kayura fila se préparer et reparut vêtue de baskets, d’un short en toile kaki, d’un débardeur blanc sur lequel elle avait enfilé une blouse ‘camouflage’, et d’une casquette assortie. Elle se mit une paire de lunette noire avant de décréter qu’elle partirait après Anubis ‘pour ne pas le gêner’. Elle voulait en savoir plus sans gâcher ses chances. Anubis, qui allait protester, fut touché par ses paroles et accepta. De leur côté, Naaza et Rajura encadreraient Kayura. Habillés de manière plus passe-partout, ils joueraient davantage les gardes du corps de la jeune fille que les amis venus l’encourager. Sauf si pour cette fois, rien d’imprévu ne leur tombait dessus.
Anubis se mit en route, suivit quelques minutes plus tard par ses trois compagnons.
Dés qu’ils furent sur terre, Kayura commença à fouiller dans les poches de ses vêtements. Elle en sortit des talky-walkies.
Naaza et Rajura échangèrent un regard inquiet : qu’avait-elle inventé ?
« Bon, j’ai tout prévu. Le ciel peut bien nous jouer des tours, nous sommes parés. Naaza !
-Oui.
-Toi et Rajura, vous allez prendre ce talky. En cas de pépin, tournez ce bouton et parlez en ayant la bouche proche de l’appreil. Tournez le bouton en sens inverse pour arrêter l’appareil. C’est compris ?
-Oui, mais qu’est-ce que…
-Si jamais les choses tournaient mal, on se séparera, d’où le talky. Etant donné ce que vous avez fait comme dégâts tous les deux, je me suis dit qu’Anubis ne serait pas le dernier à en causer. Maintenant, on le piste jusqu’à ce qu’il soit avec son ‘rendez-vous’. Ensuite, j’aviserai. Des objections ? »
L’absence de commentaires fut prise comme une approbation du plan de Kayura. Le trio commença à suivre Anubis.
A deux ou trois reprises, Kayura crut aperçevoir une silhouette. Elle se dit qu’à force d’en voir de toutes les couleurs avec les généraux, elle avait des hallucinations. Quand Rajura la héla mentalement, elle sut que quelque chose se passait bel et bien sous son nez.
« Hé, Kayura !
-Quoi ?
-Naaza et moi avons l’impression que nous ne sommes pas les seuls à suivre Anubis. Ce n’est peut-être que notre imagination, mais nous voudrions en avoir le cœur net.
-Moi aussi, il m’a semblé que quelqu’un se cachait et observait. Tendons-lui un piège.
-Nous avons localisé l’espion un peu plus loin sur ta gauche.
-Vous le contournez discrètement et je le prends par devant.
-OK. Sois prudente.
-Oublierais-tu ce dont je suis capable ?
-Non, mais il ne faut pas se faire remarquer pour donner à l’ennemi une ouverture.
-Ne t’inquiètes pas. »
Avec un sourire narquois, Kayura repéra la ‘cible’ et se mit en mouvement.
« Au pire, ce n’est qu’un curieux qui en sera quitte pour la peur. »
Avec une lenteur et une souplesse féline, elle se rapprocha suffisament pour juger de la position de Naaza et Rajura par rapport à la sienne.
« Allons-y ! »
En un éclair, ils entourèrent l’inconnu et…
« HAAA ! Kayura ? Mais…Qu’est-ce que tu fais ici ?
-Nous pourrions te poser la même question, Kongo no Shu. Répondit une voix derrière lui.
-Naaza ? Rajura ?
-Comme tu vois.
-Pourquoi n’êtes-vous pas au Youjakai ? Il y a un problème ?
-Shu ! Qu’est-ce que se passe ? Pourquoi as-tu crié ?
-Suiko no Shin ? Evidemment.
-Naaza ? Tu n’es pas… ?Huh. Rajura et Kayura sont là également ? »
En quelques secondes, une réunion entre masho et troopers se forma.
Ryo arriva, talonné de Seiji et Touma.
« Que se passe t’il içi ?Demanda l’informel leader des samouraï troopers. Ne me dites pas qu’il va y avoir une nouvelle guerre! Ajouta-t’il à l’adresse de Kayura et des masho.
-Pas de conclusions hâtives ! Conseilla Touma. Ils sont habillés en civils et non en yoroi gears. S’il y avait un problème de ce genre, ne devrait-il pas y avoir eu une autre manifestation comme des nuages assombrissant le ciel ?
-Touma a raison, rappellez-vous la première fois que nous affrontâmes un youja. Le temps était complètement déréglé ! Renchérit Seiji.
-Bien, discutons calmement. Ajouta Shin. Que faites-vous sur terre ?
-Nous y avons suivi Anubis, et à présent, nous l’avons perdu de vue. Répondit Naaza. Et vous, pourquoi nous observiez-vous ?
-Quoi ? Nous n’avons rien fait de tel ! S’offusqua Seiji.
-Alors Shu ne nous avait pas à l’œil ?
-Vous vous trompez. Nous étions occupés à toute autre chose. Ce n’est que le hasard qui nous a mis en présence les uns des autres.
-Vous nous avez aussi fait perdre notre temps. Osa leur rappeller Touma. Mais au moins, Byakuen et Tim sont encore dans la course.
-Dans la course ? Répéta Kayura d’un air perplexe. Vous faisiez la course avec le gamin juché sur le tigre ?
-Tu n’y es pas. Nous nous étions séparés chacun de notre côté pour multiplier nos chances de réussir à ne pas lâcher Nasuti. Tu comprends, expliqua Touma en voyant Kayura le regarder bizarrement, elle est comme notre grande sœur. Nous sommes un peu protecteurs vis-à-vis d’elle. Or il se trouve qu’elle fréquente un homme dont nous ne savons rien tant elle garde la chose secrète. Nous avons seulement réussi à apprendre qu’ils s’étaient donné rendez-vous cet après-midi. Nous ne sommes venus que pour nous assurer que tout se déroulera bien entre eux.
-Tu as dit que Tim et Byakuen n’avaient pas été semés, n’est-ce pas ?
-Oui.
-Où sont-ils ?
-Ryo va te le dire. Ryo ?
-Hum…Ils ne sont qu’à deux rues de nous.
-Nous allons les rejoindre avec vous. Rajura ? Naaza ?
-Pas de problèmes.
-Montrez-nous le chemin. »
Les troopers, les masho et Kayura s’en vont guidés par Ryo. Quand celui-ci a repéré Tim et Byakuen, il s’empresse d’aller près d’eux.
« Byakuen, ça va ? »
Il donne une tape amicale au tigre blanc, puis s’adresse à Tim :
« Où est Nasuti ?
-Sur la terrasse du café en face. Heu…Ryo.
-Oui ?
-Quand est-ce qu’on rentre ?
-Tu es pressé. Tu ne te sens pas bien ?
-Non, je vais bien.
-Je vois bien que quelque chose ne va pas, Tim. Ne mens pas. Dit Seiji qui arrive.
-Tu n’es pas malade ?
-Je vais bien Shin. Tiens ? Les autres masho et Kayura sont avec vous ? »
Touma relève aussitôt la remarque :
« Comment ça ‘les autres masho’ ? Anubis est dans le coin ?
-Ca tombe bien, ils le cherchent. Conclut Shu en sortant une boîte de biscuits d’on-ne-sait-où.
-Où as-tu vu Anubis ?
-Suis les regards de Ryo et Seiji pour le savoir. »
Etonné, Shu en abandonne ses petits gâteaux et échange un haussement d’épaules avec Touma. Shin, qui s’était baissé pour tâter le front de Tim à la recherche d’une quelconque fièvre, se redresse. Ils jettent un œil dans la direction que Ryo et Seiji fixent silencieusement.
« Il y a de quoi en perdre la voix, pas vrai ? »
Non loin d’eux, Nasuti et Anubis partagent un milk-shake à la fraise.
« Mon ex-pire ennemi sort avec notre Nasuti ? Parvient à articuler Seiji.
-Et ils se tiennent la main…Murmure Shin.
-Bon, on connaît son identité. Résume Touma.
-Rajura, si c’est une de tes illusions…Commence Shu en serrant les poings.
-Ha, non ! Je n’y suis pour rien. Kayura, tu le savais ?
-Je ne voulais pas le savoir. Allez, on rentre !
-Quoi ? Vous partez ?
-Ecoute Ryo, si je craignais qu’Anubis fasse une erreur, je suis rassurée à présent. Nasuti est une femme très bien. De plus, ils semblent si heureux ensemble. Alors, oui, on rentre.
-Mais, mais, vous ne pouvez pas nous faire une chose pareille dans un moment…heu…pareil.
-Si.
-Et s’ils se fiancent ?
-Nous sommes sur terre, et notre domaine, c’est le Youjakai. En revanche, ici, c’est votre juridiction…Débrouillez-vous. Ho, et Ryo ?
-Quoi ?
-Si je deviens tata, tu sais où me contacter.
-KAYURA ! »


A suivre: chapitre 4 'Agence tous risques'.
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MessageSujet: YZA ZAZ : Masho Cherche JF Désespérement   Dim 24 Juin - 22:57

4-Agence tous risques.

Une jolie fille aux cheveux bleus soliloquait à voix haute devant l’entrée d’un centre de rencontres.
« Je respire, je suis calme, très calme. Tout va bien. Aucun stress. Je vais pousser la porte de cette agence matrimoniale, remplir un bulletin d’adhésion, payer les frais d’inscription et de traitement du dossier, pour ensuite repartir tranquillement. Je suis zen. J’inspire lentement, j’expire. »
Sa longue chevelure était retenue par un ruban carmin, elle portait une robe couleur du ciel avec une ceinture rouge vif, des chaussures écarlates, un petit sac à main sang et un étrange bâton.
« Je prends mon temps surtout, pas de précipitation. Je suis tellement peu pressée que j’ai mal au ventre à la seule pensée de ce que je m’apprête à faire. Je ne peux pas reculer. Je l’ai promis. Oh là là, je crois que je vais vomir. »
Kayura retint son souffle, puis s’introduisit dans le bâtiment. Aussitôt, un employé en costume trois pièces d’une trentaine d’années lui souhaita la bienvenue et lui proposa ses services. Elle le salua également.
« Je viens pour une inscription.
-Je vous prie de me suivre jusqu’à ce bureau. »
Une pancarte indiquait simplement : Moritaka G. Les murs étaient recouverts d’une tapisserie blanche neutre. Le sol, d’un parquet en plastique vitrifié crème. La table à tiroirs acajou était couverte d’un tapis de bureau vert, d’un tapis de souris pour ordinateur au logo de l’agence, de ladite souris, d’un PC avec un écran 17 pouces allumé, d’un téléphone, de casiers étiquettés dans lesquels des feuilles étaient impeccablement rangées, d’un porte-plume, d’un pot à crayons et à stylos.
C’était une pièce stérile, sans personnalité.
« Voilà, installez-vous. Désirez-vous une tasse de thé mademoiselle? Lui demanda son interlocuteur.
-Non, je vous remercie.
-Dans ce cas, si vous n’y voyez pas d’inconvénients, abordons le sujet qui nous occupe.Il s’assit. Vous êtes içi afin de trouver l’âme-sœur, n’est-ce pas ?
-Ce n’est pas ce qu’il y paraît. Je suis venue pour un proche qui ne peut se déplacer en personne.
-Je comprends. Un grand nombre de familles fait appel à nous afin d’aider un ou plusieurs de leurs membres que le travail accapare trop pour qu’il puisse se permettre de faire les démarches lui-même. Cependant, vous devez savoir qu’il est nécessaire que nous déterminions avec lui le type qui lui convient »
« Cause toujours. Tu trouves que je suis trop jeune pour représenter quelqu’un. »
La prêtresse sortit une liasse de papiers ficelés qu’elle déposa en face d’elle.
« Ce dossier que je vous donne contient notamment une décharge en ma faveur qui me procure ainsi l’autorisation légale de représenter le proche dont nous discutons. Consultez-le et informez-en votre supèrieur hiérarchique. »
L’employé se mit à vérifier consciencieusement chaque feuille. Quand il en fut venu à bout, il l’informa qu’il allait prévenir son patron, décrocha le téléphone, appuya sur un bouton et s’entretint rapidement. Il reposa le combiné.
« Je dois transmettre cela. Je pense qu’un peu de thé et quelques biscuits ne seront pas de trop pour vous faire patienter jusqu’à mon retour, aussi vais-je vous en faire préparer. Si vous voulez bien m’excuser… »
L’homme se leva avec le dossier et la quitta. Quelques minutes plus tard, une femme en tailleur anthracite vint lui servir une tasse de thé brûlant accompagnée d’une assiette couvertes de petits gâteaux, puis elle repartit.
« Bah ! Tout est prévu. Ils peuvent me faire poireauter si ça les chante, mais j’obtiendrai gain de cause. »
Kayura sirota tranquillement son thé, grignota un ou deux biscuits par ennui, et finit par voir son attente récompensé lorsque l’employé revint en lui demandant de bien vouloir l’excuser d’avoir été si long, mais les règles étant ce qu’elles sont, il ne pouvait commettre d’impair.
« Il n’y a aucun problème monsieur Moritaka, je vous assure.
-Je vais vous donner un formulaire. Est-il possible que la personne que vous représentez le remplisse ?
-Malheureusement non. Il est trop occupé.
- Il doit avoir une situation importante pour vous déléguer. Les hommes aiment à parfaire tout ce à quoi ils touchent. Voici les papiers et un stylo. Je vais vous laisser seule afin de ne pas vous importuner. Si vous avez besoin de moi, n’hésitez pas à m’appeler.
-C’est entendu, je n’y manquerai pas. »
Elle attendit que la porte fût refermée pour se concentrer sur ce qu’elle avait à faire.
« Si on m’avait dit que je me retrouverai un jour à tenter l’impossible,songea t-elle en soupirant, J’en aurais ri. Mince, comment un homme décédé dont l’esprit communique avec moi grâce à un shakujo peut-il vouloir se marier ? J’ai failli en avoir un infarctus quand il s’est manifesté après le rendez-vous d’Anubis pour m’annoncer que c’était son tour de tenter sa chance. D’accord, c’est lui qui m’a sauvé de l’emprise de Badamon en sacrifiant sa vie et Arago aurait remporté la victoire s’il n’avait pas été là. Mais je reste persuadée que s’il m’a convaincue d’aider les masho, c’était qu’il avait déjà son idée en tête. Et comment vais-je m’y prendre ? Même s’il peut me joindre grâce au bâton de Kaos, j’aurais l’air de quoi s’il le fait avec tous ces gens autour ? Je n’ai pas trouvé d’explication satisfaisante au cas où. »
Elle réfléchit encore.
« Et si ça marche, puisqu’il est mort, je ne vois pas comment il s’arrangera ! Non, tout ceci est ridicule…
-Tu es pourtant en train de remplir le formulaire qui t’a été remis. »
La voix la fit sursauter. Moins parce qu’elle ne s’y attendait pas que parce que c’était la vérité : elle avait d’ailleurs presque terminé.
« Que veux-tu que je te réponde ? Je ne fais que suivre tes instructions.
-Continue, j’ai hâte de pouvoir tester toutes les possibilités offertes par l’agence.
-Les tester ? Tu n’as plus d’enveloppe charnelle !
-Ce n’est qu’un détail. »
Kayura se leva et alla chercher monsieur Moritaka.
« Monsieur Moritaka, je viens de finir.
-Parfait, retournons à mon bureau. »
Il prit place sur son siège et Kayura dans le sien. Il commença à parcourir les papiers.
« Bien, bien…Huh ? Vous avez fait des erreurs.
-Des erreurs ? »
En voyant l’air surpris de Kayura, monsieur Moritaka esquissa un sourire :
« Dans la case ‘date de naissance’, vous avez écri : 5 Mai de l’an 1551, ce qui signifierait que cette personne a plusieurs siècles.
-C’est exact. »
De multiples petites gouttes de sueurs apparurent sur le visage de monsieur Moritaka.
« Soit elle est sincère et c’est une folle, soit elle me joue une comédie d’enfer et c’est pour une caméra cachée. »
« Mademoiselle, aucun être humain ne peut vivre aussi longtemps.
-Vous avez raison, je suis moi-même loin de l’égaler, et puis il est mort.
-Quoi ? »
« Elle a inscri un mort ? »
« Ecoutez, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais un mort ne peut devenir membre d’une agence matrimoniale.
-Je te l’avais bien dit. »
Le shakujo tinta. Monsieur Moritaka scruta les quatre coins de son bureau, comme pris d’un doute.
« Il n’y a que nous deux dans cette pièce. A moins qu’elle ne porte un micro dissimulé ? »
« A qui parlez-vous ?
-Au décédé. »
« Le numéro de l’hopital psychiatrique, vite. »
« Mademoiselle, nous sommes seuls. D’ailleurs, communiquer avec les morts n’est qu’une arnaque utilisée par des gens peu scrupuleux qui exploitent ainsi la détresse des familles touchées par la perte d’un être cher.
-Monsieur, nous sommes physiquement à deux mais je vous affirme que nous ne sommes pas seuls pour autant. »
« Je vais essayer de décrocher le téléphone et d’appuyer sur la touche qui me met en relation directe avec l’accueil sans qu’elle ne me voie. »
L’employé fait mine de s’asseoir plus confortablement, heurtant violemment sa table avec le genou gauche, ce qui renverse le pot de stylos sur le sol. Il esquisse une grimace de douleur vite remplacée par un sourire de circonstance.
« Ce type est nerveux ! »
« Je vous prie de m’excuser… »
Il commence à rassembler les quelques stylos éparpillés aidé de Kayura qui s’est penchée de sa place pour l’imiter. Il se relève en un éclair, dispose ceux qu’il a récupérés dans leur pot tout en mettant son plan à exécution. Kayura se relève ensuite, n’ayant visiblement rien remarqué.
« Pourriez-vous me fournir des explications ?
-Pardon ?
-Je ne vous comprends pas très bien. Vous prétendez communiquer avec un mort que vous voulez inscrire dans notre agence, le tout avec des documents prouvant que c’est cet homme qui vous envoie. Avouez que j’ai de quoi me poser des questions !
-Il n’y a rien de compliqué là-dedans. Vous voyez ce shakujo que je tiens ?
-Une relique d’une religion disparue.
-C’est grâce à ça que je puis entrer en contact. Je peux parler ou user de la télépathie, et lorsqu’il tinte, il me répond. »
« Pourvu que quelqu’un ait appellé des secours. »
« De la télépathie avez-vous dit ?
-Oui.
-Vous entendez des voix ?
-Quoi ? Vous me croyez folle ?
-Je n’ai pas dit ça. »
« Jeanne d’Arc entendait également des voix, mais je ne la traiterais pas de folle, elle. »
« Et ça vous prend souvent ?
-Vous doutez de ma sincérité.
-Non.
-Je vais vous montrer. »
Kayura dirige le shakujo vers monsieur Moritaka, qui interprète son geste d’une manière très différente et se plaque face contre terre en hurlant qu’on lui vienne en aide, qu’on le sauve de cette folle qui veut le tuer avec son énorme bâton.
Un bruit terrible retentit dans la pièce, des policiers en uniforme se précipitent à l’intèrieur et maîtrisent Kayura qui essaie de leur expliquer sans succès l’erreur d’appréciation de l’employé. L’un d’eux escorté d’un collègue saisit le shakujo et l’emmène au-dehors, tout en lui demandant de garder son sang-froid, car on va s’occuper d’elle. Là, Kayura a juste le temps d’apercevoir une camionnette blanche de laquelle deux solides gaillards en blouse blanches sortent pour l’y faire monter non sans lui avoir auparavant injecté un calmant. Elle se débat avec force en hurlant : «SHUTEN ! TU ES UN HOMME M… »
« Kayura, ça, je le savais. Lui répond tranquillement une voix bien connue. »

A VENIR: la conclusion/la fin.
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Lélé
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MessageSujet: YZA ZAZ : Masho Cherche JF Désespérement   Dim 24 Juin - 22:58

EPILOGUE : Speed dating.
« Bon, j’ai accepté de m’inscrire à une matinée de speed dating. J’ai cinq minutes de conversation par personne pour m’en faire une opinion et plus si affinités. Il paraît que cette méthode de rencontres venue des USA est efficace. Je vais en avoir le cœur net. Il n’y a pas de raison que je ne tente pas de me caser comme les garçons. Surtout depuis mon internement forcé dans cette clinique spécialisée. Heureusement qu’ils m’en ont sortie, sinon je crois que j’aurais fini par la raser.»
Assise à la table d’un café, armée d’un bloc-notes et d’un critérium chargé de mines, Kayura passait en revue son vis-à-vis.
« Mocassins, jean, chemise en toile, veste de tailleur. Il ne s’est pas foulé pour un rendez-vous.»
« Bonjour Mademoiselle. Je me présente : Katami Kouji. Enchanté.
-Je suis Kaos Kayura. Enchantée. »
« Escarpins, robe courte, chouchou, pas de bijoux. Une fille simple. »
« Je travaille comme professeur dans un lycée. Je suis célibataire, jamais marié, pas d’enfants. Je vis avec ma mère, qui est veuve.
-C’est elle qui vous tient le bras ? »
Un peu étonné, l’homme brun se tourne vers la charmante vieille dame en kimono qui l’agrippe :
« Maman, tu vois bien qu’elle n’a pas l’air méchante, lâche-moi s’il-te-plaît. Lui murmure-t’il.
-Il est hors de question que je te laisse seul alors qu’il se peut que tu t’engages. Je tiens à t’accompagner. Lui répond-elle d’une voix audible pour son interlocutrice.
-Maman…
-Au lieu de perdre ton temps à me parler, ne devrais-tu pas discuter avec cette personne ? Réplique la noble dame en faisant référence à Kayura. Après tout, tu n’as que 5 minutes pour la convaincre de tes qualités de futur époux. »
Embarrassés, Kayura et Kouji en deviennent écarlates.
« Hum. Vous habitez chez vos parents ?
-Non. Je n’ai plus de famille. »
« Aïe, quelle bourde. »
« Kouji ! Quel manque de tact !
-Maman, laisse-moi donc.
-Je suis navrée Mademoiselle, mon fils est aussi gauche que son défunt père. J’ose espérer que vous ne lui en voulez pas.
-Rassurez-vous, Madame. Et puis, vous ne pouviez pas savoir. »
« Qu’est-ce que c’est que ces deux comiques ? »
« Vous semblez avoir la tête sur les épaules. Que faites-vous dans la vie ? »
« Je viens d’une autre dimension où je lutte avec une armure et un bâton magique pour préserver la terre d’une guerre apocalyptique. Je suis le chef d’une armée. »
« Je suis dans l’armée.
-Si jeune ?
-C’est un peu par tradition. »
« Je suis la dernière de mon clan. C’est mon héritage. »
«Quitterez-vous votre métier pour vous marier ?
-Maman ! Et si elle veut faire carrière ? Elle en a le droit.
-Comment peux-tu me dire une chose pareille, à moi qui ait consacré ma vie à ton éducation ? »
La mère et le fils se disputent devant Kayura impassible.
« Pourquoi moi ? »
Une sonnerie retentit et une voix annonce :
« Suivant ! »
La petite famille se retire et un homme en costume de soie, cravate, les cheveux gominés plaqués en arrière arrive.
« Bonjour Mademoiselle. Vous a-t’on dit combien vous étiez belle ? »
« Les malheurs de Kayura, acte 2 : le mec qui se la joue. »
« Bonjour Monsieur. Non, ce n’est pas le genre de choses que l’on me dit en général.
-Quel dommage ! Une si jolie fille ! Vous avez un regard aussi profond que l’océan, une bouche à la courbe sensuelle, des mains fines et une peau si blanche. C’est un crime qu’aucun homme ne soit à vos côtés. »
« Un Don Juan à la noix après la mère dominatrice et son fiston. »
« Que pensez-vous d’aller boire un verre ensemble ? Je connaît un Love hotel très bien non loin d’içi. Nous pourrions faire plus ample connaissance dans l’intimité d’une chambre, ne voulez-vous pas ?»
« Hein ? Il me prend pour une… »
« J’ai peur d’avoir eu une hallucination acoustique. Voudriez-vous répéter votre phrase s’il-vous-plaît ?
-Allons, fais pas ta timide. Sortir avec moi, c’est la chance de ta vie, bébé.
-… »
« Mon discours et ma beauté lui ont ôté la voix. C’est dans la poche. »
« On y va mon petit sucre d’orge ? »
L’homme s’est levé et tend un bras à Kayura d’un air supèrieur.
« SUIVANT ! Hurle la jeune fille, verte de rage.
-Mais, mais je n’ai pas fini. Mon temps de passage n’est pas écoulé. Proteste-t’il. »
Kayura le regarde droit dans les yeux d’un air particulièrement agressif. Une idée germe dans son esprit.
« Enfin, poupée…
-AAAH ! Au secours ! Cet homme est un pervers ! »
Toutes les personnes présentes se retournent. Kayura continue de crier malgré les protestations du dragueur ringard qui s’en va. Elle se rassied en attendant la sonnerie.
« BIIIIIP ! »
Un homme à l’âge incertain s’installe. Il a des cheveux et une barbe grisonnante, un regard endormi, une salopette et une chemise à carreaux. Il porte de lourdes bottes.
« B’jour ! »
Son haleine avinée manque de faire tomber Kayura de sa chaise.
« Un alcoolique ! Il n’est que 8 heures et demi et ce type est déjà saoûl ! »
« J’suis un employé des espaces verts…Burp ! »
« Quel porc ! Me roter au visage ! »
« J’cherch’une nana qu’est cap’ d’faire mon ménage, ma lessive et tout et tout, qui s’charg’rait d’mes mômes et…
-Stop ! L’interromp Kayura. Vous avez des enfants ?
-Ouaip. Sept. »
Kayura sent le sol se dérober sous elle.
« C’est pas vrai ! Comment a-t’il pu se trouver une femme assez dingue pour lui donner des enfants ? Et il en a sept ! Elle a dû s’enfuir sur un autre continent ! Ou alors il les a adoptés. Oui, c’est la solution la plus plausible. Parce qu’un mec aussi…aussi repoussant.»
« BURP ! »
« Méga-rot pour super-porc. C’est pas un homme ni un animal, c’est une expérience échappée du laboratoire d’un savant fou. »
« J’ai une ch’tite soif, pas vous ?
-Heu, non. »
Il fouille dans une des poches de sa salopette et en sort une petite bouteille avec un grand sourire.
« NON ! Il a apporté de l’alcool. »
« V’z’êtes sûre qu’n’en voulez pas ? C’est d’la bonne gnaule. Faites maison.
-Non, sans façons. Je vous remercie.
-A la vôtre ! »
« Ne me dites pas qu’il va vider ça d’un trait. Ne me dites pas qu’il va vider ça d’un trait. Ne me dites pas qu’il va vider ça d’un trait. Ne me dites pas qu’il va vider ça d’un…IL L’A BUE D’UN COUP ! »
Un rot pire que les précédents s’ensuit, puis l’homme s’écroule sur la table.
« Monsieur ? Risque Kayura. Vous allez bien ? »
Un ronflement sonore se fait l’écho de sa question.
« Il dort. ‘Jamais deux sans trois’ comme on dit. ‘La troisième fois sera la bonne.’ Avec ces trois 'échantillons' qui se sont succédés, j’en ai soupé pour un bon moment ! Je préfère rester seule qu’être mal accompagnée. »
Sur cette pensée, Kayura quitte le café d’humeur à en découdre contre quiconque aura le malheur de se trouver sur son chemin.

FIN



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Humour
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