Autour de la Légende des Samouraïs


 
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 Fic Chibis Samouraïs

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Maelyna
Disciple


Nombre de messages : 22
Date d'inscription : 29/05/2014

MessageSujet: Fic Chibis Samouraïs   Ven 1 Aoû - 16:06

Cette fic fait suite à "Après la Guerre" c'est pourquoi vous y trouverez quelques références, surtout dans le premier chapitre, et que vous serez inévitablement spoilés sur la fin de la première. Vous voilà prévenus, si vous voulez continuer bonne lecture ^^ Je précise juste que cette fic se situe aussi après l'oav "Message"

Chibis samouraïs

Chapitre 1 : Curieuses découvertes

Voilà cinq ans maintenant que les démons et Cayoura avaient décidés de s’installer dans le Japon de la fin du XXème siècle. Les premiers mois, ils avaient tous espérés le retour du bâton sacré, mais il était vite apparu que l’objet magique avait été détruit. Une perte dont Cayoura avait du mal à se remettre, puisqu’il s’agissait du dernier souvenir qu’elle possédait de son ancienne vie. Mais elle avait dû se faire une raison et avait finalement accepté cette perte, bien que l’on puisse la voir se retenir de pleurer lorsqu’on en parlait. Fidèles à leur envie de se tenir loin des combats pendant un temps, les cinq n’étaient pas intervenus lors des combats des samouraïs en Amérique, en Afrique et contre Suzunagi.

-On peut dire qu’ils n’ont pas eu de chance nos samouraïs, hein Merlor ?

-Bah, ils se sont plutôt bien débrouiller jusqu’à présent Cyanor.

-Oui, ils n’ont plus eut besoin de nous depuis la guerre contre les Anciens Démons.

La guerre contre les Anciens Démons, qui avaient débutée peu après la disparition du terrible Arkatakor. A la fin de ce conflit, les anciens serviteurs de l’Empereur de l’Apocalypse et les samouraïs de l’Eternel avaient unis leurs forces dans le bâton sacré. Bâton qui avait fini par exploser sous le choc, mettant du même coup fin à la bataille.

-Cinq ans maintenant, ce que le temps passe vite quand même. Il y a quelques temps, cinq ans n’aurait pas été grand-chose pour nous.

Merlor soupira, pas qu’il regretta l’époque où il était au service d’Arkatakor loin de là. Juste que ça lui faisait bizarre parfois de se dire qu’il avait plus de 400 ans en vrai, qu’il avait passé la majeure partie de sa vie au service d’un empereur qui voulait dominer la Terre… Terre sur lequel il habitait depuis cinq ans avec les autres anciens démons et Cayoura. Cette situation avait un petit quelque chose d’ironique quand on y pensait. Surtout lorsqu’on savait que les anciens serviteurs du Mal avaient contribué à sauver la Terre d’une menace quelques temps à peine après avoir quitté les rangs d’Arkatakor.

-Vivre une vie normale sur Terre, on m’aurait sorti ça il y a au moins six sans, je crois que j’aurais abattu la personne qui aurait osé me dire cela.

Le démon de l’Illusion ricana. Même cinq ans après avoir quitté l’empire de l’Apocalypse, il lui arrivait encore de se comporter comme il le faisait avant. Il savait que c’était pareil pour Cyanor, Obscuror et même Zébuth. Seule Cayoura semblait ne pas subir ce genre de retour en arrière. Elle se chargeait plutôt de les rappeler à l’ordre dès qu’elle en avait l’occasion. Surtout lorsque ça leur prenait alors que les samouraïs, Sandy ou Tim étaient dans les parages. Ou alors lorsqu’ils allaient trop loin en public.

-Rappelle moi ce qu’on fait là Merlor.

-On est venu là sur ordre d’Arkatakor, non ?

-Hein ?

-Gnihihi !

Comprenant que son aîné se fichait de lui, Cyanor leva les yeux en le traitant mentalement d’abruti. Il savait que cela énervait les autres lorsqu’il faisait ça, alors il ne se gênait pas pour le faire surtout devant Cayoura. Il remarqua alors que l’attention du maître des Illusions était attirée par quelque chose. Merlor s’était soudainement arrêté, et regardait quelque chose derrière lui. Cyanor se retourna à son tour et vit ce qui captait l’attention de son comparse.

-Oooooh, je vois ! S’exclama-t-il avec un sourire moqueur.

-Quoi ? Qu’est-ce que tu vois ? Répliqua Merlor, piqué par la moquerie qu’il percevait.

-Je n’aurais jamais imaginé ça venant de toi mon brave Merlor. Mais après tout pourquoi pas, tu es bien en droit d’en vouloir !

Cyanor étouffa un petit rire qui lui attira un regard furibond du démon à cheveux blancs. Non mais qu’est-ce que le plus jeune des démons allait s’imaginer là ! Merlor n’avait absolument pas envie d’avoir un enfant. Il ne voyait pas l’intérêt de devoir s’occuper d’un petit, même s’il se souvenait vaguement avoir dû s’occuper d’enfants lorsqu’il était plus jeune. Il sentit alors Cyanor lui tapoter l’épaule.

-Tu comptes adopter ou en faire un avec quelqu’un ? T’as déjà une fille en vue ? Je ne pense pas que tu puisses te contenter de prendre un enfant à ses parents.

Le démon des Poisons fini par se prendre une baffe sur le crâne de la part du démon de l’Illusion qui lui hurla dans les oreilles qu’il ne voulait pas avoir d’enfants. Il n’empêche que c’était bien un enfant qu’il regardait tout à l’heure. Un petit garçon d’environ quatre ans aux cheveux bleus qui avait les mains collés sur la vitrine d’une pâtisserie.

-C’est marrant, c’est tout juste s’il ne tire pas la langue en bavant partout. On dirait que ce qu’il voit lui fait envie. Constata le démon à cheveux verts.

-Il me rappelle curieusement quelqu’un.

-Rock et toi baveriez sûrement de la même manière que lui. Répondit l’autre, taquin.

-Cyanor, tu m’énerves.

-Je sais, je sais. Lâche mon oreille maintenant, veux-tu ?

Inconscient d’être le centre d’attention de deux adultes quatre fois centenaires en train de se lancer des boutades, l’enfant continuait à admirer les délicieuses choses qu’il voyait à travers la vitrine du magasin. Son ventre gargouillait devant tous ces jolis mets si appétissants. Il avait tellement faim qu’il pourrait sûrement tout manger, si on lui en laissait l’occasion. Mais le propriétaire de la boutique fini par sortir et le força à s’éloigner.

-Il a vraiment l’air triste ce gosse. J’ai presque l’impression qu’il mourrait de faim.

-Possible Merlor. Enfin, il doit bien y avoir quelqu’un pour s’occuper de lui.

Merlor hocha la tête, ne pouvant s’empêcher de se faire la réflexion qu’il avait l’impression de connaître ce petit. Peut-être était-il quelqu’un de son passé qui était revenu à la vie dans un autre corps. Après tout, Zébuth leur avait bien expliqué que c’était possible avec le principe de réincarnation et de voyage des âmes d’un corps à un autre. Enfin, il verrait cela plus tard. Les deux anciens serviteurs d’Arkatakor reprirent leur route à travers la ville. Sans se douter qu’ils seraient amener à s’intéresser à l’enfant qu’ils venaient de voir dans les heures à venir.

****

Pendant ce temps, une créature félidée se traînait lentement à travers les rues de la ville. Elle était à la recherche d’enfants qui lui avaient échappé, ou plutôt qui s’étaient enfuis effrayés par quelque chose qu’elle n’avait pas vu arrivé. Le tigre avait été blessé à plusieurs endroits de son corps, mais n’avait pas le temps de se préoccuper de ses blessures. Il huma l’air afin d’y repérer l’odeur d’au moins un des enfants. Oui, il en avait senti une. Il se remit difficilement debout, et recommença à marcher. L’une de ses pattes traînait à l’arrière, salement amochée.

***

-Tout est calme. Aucune force de l’Apocalypse ne s’est manifestée depuis plusieurs années maintenant. Pourtant…

Dans la maison que les démons et Cayoura avaient achetés pour eux quatre, Zébuth tournait en rond depuis plusieurs heures. Il ne pouvait pas se défaire d’un mauvais pressentiment qui le taraudait depuis le début de la matinée et ne l’avait pas quitté alors que l’on était en début d’après-midi. Il ne remarqua pas Cayoura qui arriva dans la pièce et qui commença à le suivre du regard. La jeune fille soupira, excédée.

-Au lieu de te comporter ainsi, si tu nous disais ce que tu as.

-Quelque chose m’inquiète Cayoura.

-Sans blague ?

Comme si elle ne s’était pas aperçue que quelque chose le tracassait. Ce n’était pas comme si il ruminait depuis quelques heures déjà et qu’il avait soufflé l’idée à Cyanor et Merlor d’aller faire un tour en ville. Les deux démons avaient essayé de savoir ce qui motivait la demande de leur chef, mais sans résultat. Ils avaient donc obtempéré. Fatigué par l’humeur de Zébuth, Obscuror venait de disparaître dans la nature, prétextant vouloir faire un tour.

-Qu’est-ce qu’il y a Zébuth ? Tu as senti la présence d’une force mauvaise ?

-Oui... Mais je ne suis pas sûr de ce que c’était…


Une force maléfique serait présente en ville ? Cayoura espérait qu’elle ne soit pas suffisamment forte pour les menacer. Mais elle savait que si cette présence inquiétait Zébuth, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un petit serviteur du Mal que l’on pouvait aisément vaincre. Mais pourquoi quelqu’un de l’empire de l’Apocalypse serait-il venu jusqu’ici ? Qu’est-ce qui pourrait bien l’intéresser sur cette Terre ?  

-Dit-en moi plus.

-Je ne peux rien te dire de plus Cayoura, car je n’en sais rien. Je ne sais pas du tout ce qu’il nous attend. Tout ce que je peux te dire c’est que quelque chose ne tardera pas à nous menacer. Quelque chose de mauvais.

Cayoura frissonna. Depuis que les samouraïs, Sandy et Tim les avaient aidés elle et les anciens généraux à s’installer dans le Japon moderne, elle avait tout fait pour oublier l’Empire d’Arkatakor. Allant même jusqu’à réprimander vertement les quatre hommes lorsqu’ils faisaient usage de leurs pouvoirs sans que la situation ne l’exige. Elle savait que son comportement énervait beaucoup les quatre anciens serviteurs de l’Empire, mais elle voulait absolument oublier cet endroit qui avait ruiné sa vie et anéantit sa famille. Et maintenant, Zébuth disait que l’Empire risquait de les menacer.

-Mais rien ne dit que la force viendra nous menacer directement. Et peut-être que les samouraïs pourront s’en charger sans nous, une nouvelle fois.

-Possible.

-Et puis, nous ne les aiderions pas à grand-chose sans armures.

-…

Zébuth se taisait, ayant conscience que la situation ne plaisait guère à Cayoura. D’un certain côté il pouvait la comprendre, n’ayant lui-même pas envie de se retrouver une nouvelle fois confronté à l’Empire du Mal. Après 400 ans passés à combattre pour un maître qui ne les manipulaient, ils avaient bien le droit d’avoir la paix non ? Il entendit la porte d’entrée s’ouvrir, et des bruits de pas se firent entendre.

-Zébuth, je crois que tu avais raison en pressentant quelque chose. Annonça Obscuror.

-Quoi ! S’écria la jeune fille.

L’ancien Général des Ténèbres fini par arriver dans la pièce, tenant dans ses bras ce qui ressemblait vraisemblablement à un enfant. Un petit garçon blond d’environ 4 ans. Le petit paraissait un peu effrayé par l’environnement qu’il découvrait et par les personnes qui l’entourait. Il regarda les deux adultes qu’ils ne connaissaient pas, avant de s’accrocher un peu plus fortement aux épaules de celui qui l’avait trouvé.

-Qu’est-ce que c’est que… Commença Zébuth.

-Un petit garçon, ça ne se voit pas ? Répondit ironiquement le Yami.

-Ne me prend pas pour une andouille, j’avais compris qu’il s’agissait d’un enfant ! Mais où l’as-tu trouvé ?

-Dans la forêt, il a été élevé par des loups… Ne me regarde pas comme ça je plaisantais ! Pour les loups en tout cas.

L’ancien démon des Ténèbres avait, pour échapper à l’ambiance de la maison, décidé d’aller faire un tour dans le petit bois près de la ville où avaient été envoyés leurs deux amis. Pas qu’il aimait particulièrement méditer dans ce genre d’endroit comme Sarky, mais il aimait bien l’obscurité que pouvait offrir ce genre d’endroit. De plus, il était facile d’y effrayer les promeneurs qui ne s’attendraient pas à le voir surgir de nulle part derrière les arbres par exemple. Cette remarque lui valu d’ailleurs un coup d’œil réprobateur de Cayoura, mais il passa outre. Ce n’était pas le plus important.

-Lorsque je l’ai remarqué, il était en train d’errer seul dans les bois. Je n’y aie pas prêté grande attention, me disant qu’il cherchait peut-être ses parents.

-C’est bizarre comme…

-Laisse-moi finir Toshi, tu parleras après. Il a fini par me remarquer lui aussi et, oui je sais c'est bizarre, il m'a semblé le connaître. Et moi aussi j'ai dû lui rappeler quelqu'un puisqu'il est directement venu vers moi. J'ai bien essayé de le faire partir, de lui expliquer qu'il devait retourner avec ses parents mais rien à faire.

-Peut-être qu'il s'est trop éloigné de ses parents et qu'il ne sait plus où ils sont maintenant. Mais pourquoi l'avoir ramené ici ? Cayoura s'approcha de l'enfant et commença à l'observer.

-Cayoura, je ne pouvais pas l'amener à la police ils auraient été fichus de, hum... Ouais vous m'avez compris, hein ?

Cayoura et Zébuth hochèrent la tête tandis que l'enfant blond regardait les trois grands d'un air curieux. Bien qu'ils se soient forgé une nouvelle identité et que celle-ci soit plus ou moins reconnue, ils n'avaient pas réussis à acquérir une existence... Officielle va-t-on dire. Tant qu'ils ne se faisaient pas remarqués par les services officiels tout allait bien. Mais ça n'expliquait pas pourquoi Obscuror n'avait pas fait en sorte que l'enfant soit remarqué par d'autres personnes qui, elles, auraient pût l'amener à la police.

-Il n'est pas blessé, mais on dirait qu'il n'a pas mangé depuis plusieurs jours. Je me demande combien de temps il est resté tout seul.

Cayoura avait terminé d'observer l'enfant et paraissait certaine de son verdict. Elle demanda aux garçons de s'occuper du petit le temps qu'elle aille lui chercher quelque chose à manger. Lorsqu'elle fut partie, le Yami déposa l'enfant sur le sol. Le petit le regarda d'un œil interrogateur avant de fixer l'Oni.

-Dit-moi Obscuror.

-Mmmm ?

-Pourquoi l'as-tu ramené ici ? Tu ne l'aurais pas fait s'il n'y avait pas une bonne raison pour.

-Tu ne vois vraiment pas pourquoi ? Regarde-le bien.

Zébuth haussa un sourcil et commença à examiner l'enfant qui se tenait devant lui. Un petit garçon d'environ quatre ans aux cheveux blonds et aux yeux bleus. A part ça il ne voyait rien de surprenant. Peut-être que ce petit était la réincarnation d'un parent proche d'Obscuror et que c'était pour ça qu'il l'avait ramené ici. Soudain il comprit ce que l'enfant avait de si particulier. Comment avait-il fait pour ne pas le voir tout de suite ?

-Cayoura ? Fit-il lorsque la jeune fille fut revenue.

-Oui ?

-Je crois qu'on a un problème.

-Les forces maléfiques que tu as ressenties sont revenues ?

-Non, un autre genre de problème.

La jeune fille regarda les deux démons d'un air étonné, avant de poser son regard sur l'enfant qui était venu jusqu'à elle et avait commencé à tirer sur son pantalon. Manière de lui dire qu'il avait faim et que la nourriture qu'elle portait l'intéressait. Cayoura guida l'enfant jusqu'à la table, le fit s'asseoir sur une chaise et déposa la nourriture qu'elle avait apportée sur la table et soudain, réalisa quelque chose. Elle se tourna avec stupéfaction vers les deux démons qui hochèrent la tête, signe qu'ils comprenaient sa réaction.


-C'est...

****

-Merlor, tu vas peut-être pas me croire mais j'ai la ferme impression que les p'tits nous manquent beaucoup.

« Les p'tits » comme le disait si bien Cyanor était une expression que les démons employaient pour désigner le groupe des samouraïs. Une manière pour les vieux guerriers de marquer une forme de supériorité entre les deux groupes. Au début surtout, mais avec le temps cette expression était devenue habituelle au point d'avoir perdu son sens premier. Merlor croisa les bras et ne daigna même pas regarder dans la direction que pointait son cadet.

-En effet, je ne te crois pas. Même si nous nous entendons mieux avec eux qu'auparavant il ne faudrait pas exagérer les choses quand même.

-Dans ce cas faudrait qu'on m'explique pourquoi ce gamin me rappelle furieusement Yann.

-Celui qui est en train de s'approcher de ces caisses pleines de poissons ? Peut-être parce qu’il est brun et que nous sommes sur le port. Yann aime bien la mer.

Cyanor n'était pas convaincu par l'explication de Merlor, et il savait que ce dernier n'y croyait pas du tout. Non, il y avait quelque chose chez cet enfant d'environ 4 ans qui rappelait le samouraï de l'Eau. Les deux démons l'observèrent un instant et restèrent muets lorsqu'ils virent l'enfant pousser les caisses dans l'eau en criant que les adultes n'avaient pas le droit de pêcher des poissons, qu’ils appartenaient à l'océan. Les deux hommes échangèrent un regard interrogateur, surpris d'entendre cette phrase digne du Suiko dans la bouche de ce petit. Les pêcheurs quant à eux, n'apprécièrent pas du tout de voir leur récolte poissonnière.

-Mais tu es fou petit ! Ça te prend souvent de réduire ainsi à néant le travail des autres !

-Les poissons appartiennent à l'océan, et vous n'avez pas le droit de les arracher de leur maison comme ça !

-Je vais t'arracher quelque chose moi, tu vas voir !

L'homme fit un pas vers l'enfant qui recula, effrayé, et voulu lui donner une gifle. Mais il en n'en eut pas l'occasion car à peine avait-il levé la main qu'un tigre blanc à rayure se jeta sur lui pour l'éloigner du petit garçon. Les deux pêcheurs s'enfuirent paniqués par la présence du félin à pelage blanc. L'enfant parût lui aussi effrayé mais finit par s'approcher du tigre et à le caresser comme s'il s'agissait juste d'un gros chat. L'animal lui passa deux ou trois coups de langue sur la figure.

-Mais c'est Kraor ! S'exclama Cyanor.

-On dirait bien, et regarde sa patte est blessée.

Les deux démons s'approchèrent du tigre et de son jeune protégé. L'enfant se cacha derrière l'animal pensant qu'il s'agissait encore d'adultes voulant le frapper. Kraor émit un grognement avant de reconnaître les deux démons. Alors il posa son arrière-train sur le sol, signifiant ainsi à l'enfant qu'il ne risquait rien. Les deux démons rassurés que Kraor les aient reconnus s'approchèrent du duo.

-Mais qu'est-ce qui se passe donc ? Ça et le pressentiment de Zébuth... S'interrogea le démon à cheveux blancs en s'agenouillant au niveau de l'animal et de l'enfant.

-Yann ? Appela Cyanor en direction du petit.

L'enfant leva les yeux vers Cyanor l'air de lui demander comment il connaissait son prénom. Cette question fit l'effet d'une onde de choc aux deux démons qui réalisèrent qu'ils avaient bel et bien devant eux le porteur de l'armure de Suiko en version miniature. Se remettant de leur surprise, ils se demandèrent comment cela pouvait être possible. Que s'était-il donc passé après que les samouraïs soient partis pour le nord du Japon,  près d'une ville où on aurait aperçu des phénomènes étranges et inquiétants pouvant faire penser aux phénomènes se produisant lorsqu'un serviteur du Mal se trouvait quelque part.

-Vous êtes qui ? Demanda Yann.

-Tu ne nous reconnais pas ?

Le petit samouraï secoua négativement la tête et les deux adultes réalisèrent que Yann avait rétrécit corps et âme. Il était redevenu un petit garçon de 4 ans et ses souvenirs devaient s'arrêter à ceux qu'il avait à cet âge là. Autrement dit il ne leur serait d'aucune utilité pour comprendre ce qu'il s'était passé.

-Dit-moi Yann, Merlor venait de réaliser quelque chose, tu connais ce tigre blanc là.

-Je me suis réveillé à côté de lui il y a, l'enfant essaya de compter mais renonça, il y a plein de jours. Et puis il y avait d'autres enfants avec moi. Des garçons je crois.

-Des garçons ! Non Merlor tu vas quand même pas me dire que tu penses que...

-C'est bien ce que je craignais Cyanor, l'enfant que nous avons vu tout à l'heure et qui nous faisait penser à Rock, c'était sans doute lui !

-Vi. Un des garçons s'appelait Rock et il disait tout le temps qu'il avait faim. Il était avec moi quand on est arrivé ici mais... Il s'est perdu... Puis après je me suis perdu aussi... Je sais plus où ils sont...

Les yeux du petit s'emplirent de larmes comme s'il réalisait soudain qu'il était totalement seul et il s'accrocha à la fourrure de Kraor qui était la seule créature qu'il connaissait dans cet endroit. Voyant qu'il n'allait pas tarder à se mettre à pleurer, les deux démons s'empressèrent de le rassurer. Non, il n'était pas seul puisqu'ils l'avaient trouvé eux. Ils allaient s'occuper de lui et l'aider à retrouver les autres enfants perdus.

-Puis après vous me ramènerez chez mes parents ? Ça fait longtemps que je suis parti, mes parents et ma sœur doivent s'inquiéter. Il faut que j’aille les rassurer.

Merlor ne pût s'empêcher de faire remarquer que le fait que Yann mentionne ses parents prouve qu'il était bel et bien redevenu un enfant. Cyanor lui décocha un regard réprobateur, tandis que le petit demanda pourquoi il disait ça. Le démon des Illusions compris sa bêtise et s'empressa d'affirmer que sa famille allait bien, qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.

-Franchement Merlor t'en loupe pas une.

-Désolé, ça m'a échappé.

Cyanor parvint à attirer le petit samouraï de l'Eau dans ses bras en lui affirmant que tout allait bien et qu'il ne risquait rien avec eux. D'abord hésitant, l'enfant s'accrocha fermement à la fourrure de Kraor avant de s'en détacher progressivement et de se diriger vers l'homme à cheveux verts. Les deux démons se présentèrent sous les noms humains qu'ils utilisaient lorsqu'ils parlaient à des personnes ignorant leur réelle identité.

-Nao, Jiro. Répéta l'enfant incapable d'aller plus loin.

-Nao appelle les autres et explique-leur ce qu'il se passe. Moi je vais essayer de retrouver Rock, il doit toujours être en ville.

-A baver devant les vitrines oui.

-Faim. Pas manger depuis des tas de jours. Se plaignit Yann.

-Si Rock est dans le même état que Yann, il doit se coller à toutes les vitrines où il y a de la nourriture. Constata Cyanor.


Dernière édition par Maelyna le Lun 25 Mai - 17:56, édité 1 fois
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Eyael
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Ven 1 Aoû - 19:41

Enfin une fic française où nos yôn mashôs se retrouvent à jouer les baby sitters pour les samurai troopers! Yes!!! Ca promet d'être drole Laughing 
Et... Et on retrouve Shuten? Dans mes bras !!!  hug * je suis contente*

Nos démons qui se retrouvent à mener une vie normale, c'est vrai que ça doit leur faire bizarre. A la fois cette vie et le fait de s'adapter à un Japon moderne.
Naaza et Rajura sont marrants à se lancer des piques, ça fait un peu penser à Steve et Danny dans Hawaii 5-0 ça!
Oui, c'est vrai que le Gen Mashô, je l'imagine pas trop père de famille.
QUI a pu sérieusement blesser Byakuen?
C'est marrant de voir Shuten et Kayura seuls et discuter. Ca peut laisser sous entendre qu'ils éprouvent quelque chose l'un pour l'autre même si ça reste flou. Et Shuten avec ses prémonitions (c'est pas vrai, il a un don pour la chiromancie ou la cartomancie tant qu'on y est? )
Anubis qui revient avec chibi seiji, kawaii desu!  I love you  et le "ne me prends pas pour une andouille," ça se voit que les anciens rapports peuvent avoir la vie dure, qu'est ce que ça peut donner alors avec le Doku Mashô  mdr! 
Non, un autre genre de problème, Tokyo we ve got a strange problem XD
Et Shin, fidèle à lui même, l'amoureux des poissons. Rajura qui fiche les pieds dans le plat (mais au moins il comprend un peu plus vite)
C'est mimi de voir les démons s'occuper de leurs anciens adversaires mais savent ils dans quoi ils s'engagent?

J'ai hate de lire la suite et je sens qu'on a pas fini de se taper de gros fous rires en lisant ta fic ! Félicitations
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Arwen
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Dim 10 Aoû - 11:25

Je suis fan, et j'ai hâte de voir la suite. Imaginer Yann en gamin de 4 ans me fait fondre I love you  Vite la suite  drunken 
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Maelyna
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Jeu 14 Aoû - 23:02

Merci pour vos com's ^^ Et voici le second chapitre où les démons et Cayoura partent à la recherche des trois derniers samouraïs disparus.



Chapitre 2 : Retrouver les samouraïs
 
 
-Mais enfin Obscuror, qui aurait le pouvoir de rajeunir quelqu'un comme ça ? Et surtout comment Sarky a-t-il pût arriver jusqu'ici ? Il était sensé être avec les autres samouraïs dans le nord du Japon.

-Je t'assure que je n'ai aucune explication à ce mystère. Tout ce que je peux te dire c'est que Sarky est bien à cette table en train de manger. Il a rapetissé certes, mais c'est lui.
 
-Dit, pourquoi tu l'appelles Obscuror. Je croyais que c'était Kuji.
 
Les deux démons se tournèrent vers le samouraï miniature qui les regardait d'un œil interrogateur, et Zébuth se traita mentalement d'idiot. Depuis tout à l'heure il utilisait le surnom de son ancien compagnon d'armes au service d'Arkatakor en présence d'un enfant. Pourtant Obscuror avait prit garde à utiliser son prénom humain, ça aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Cayoura s'abaissa au niveau de l'enfant et lui expliqua « qu'Obscuror » était un surnom qu'ils donnaient à Kuji lorsqu'ils étaient entre eux. L'enfant parût satisfait de cette réponse qui n'était rien d'autre qu'une partie de la vérité.
 
-O... Kuji, tu ne crois pas que les autres samouraïs ont subit le même sort que Sarky.
 
-Si, c'est pour ça que je l'ai amené ici. Je voulais vous le montrer et vous demander de m'aider à retrouver les autres. On ne sera pas trop de trois je pense, surtout que nous ne savons pas où se trouvent les autres.
 
-Il faut prévenir les deux autres. Ils sont en ville en ce moment-même.
 
Zébuth allait demander à Obscuror d'aller prévenir les deux autres démons quand le téléphone sonna. C'était Cyanor qui appelait depuis une cabine téléphonique et leur confirma que les samouraïs avaient bien été rajeunis corps et âme. Il leur apprit qu'il avait d'ailleurs le samouraï de l'Eau dans les bras et que Merlor était parti à la recherche de celui de la Pierre avec Kraor. Si Merlor parvenait à retrouver le petit Kongo rapidement, il ne leur resterait que deux samouraïs disparus. Cyanor annonça qu'il allait rejoindre Merlor.
 
-On vous rejoindra avec Kuji et Sarky. Ensuite on établira un point de rendez-vous.
 
Avec les pouvoirs d'Obscuror qui lui permettait d’apparaître partout où il voulait du moment qu'il y avait un coin d'ombre, ils pourraient retrouver Merlor et Cyanor rapidement. Le Yami prit son petit protégé dans ses bras et ils montèrent à l'étage où l'une des pièces était souvent laissée dans l'ombre. Sarky ne comprenait pas ce qu'il se passait autour de lui, mais ne semblait pas avoir peur. Comme s'il avait confiance en les trois adultes qui l'entouraient. Quelques minutes plus tard ils apparurent dans une rue sombre et peu fréquentée près de laquelle se trouvait Cyanor et son petit protégé. Celui-ci manqua d'aller se réfugier dans les jambes de Cyanor lorsqu'il les vit surgir.
 
-Eh ben vous avez fait vite.
 
-Tu sais où est M... Commença Zébuth.
 
-Jiro. Le coupa brusquement Obscuror.
 
-Non, et je n'ai pas trouvé la moindre trace de nos deux disparus. Mais tu sais, c'est pas dit qu'ils soient restés dans la ville.
 
-Espérons qu'ils ne soient pas loin alors. Soupira Cayoura.
 
-On venait d'arriver quand on s'est perdu. Sarky est parti en premier, on l'a pas vu faire alors on l'a pas suivit. Leur appris Yann.
 
-Je voulais aller dans la forêt. Fit l'enfant blond comme s'il devait se justifier.
 
-Puis après y a des grands qui sont venus et qui nous ont fait peur. Le tigre a grogné et nous on est partis dans tous les sens. Je suis resté seul avec Rock mais lui aussi il est parti. Ils sont tous partis. L'enfant se tût et pris un air triste.
 
-Thomas et Ryo sont donc encore en ville. Cayoura se baissa à la hauteur de Yann et lui tendit la nourriture qu'elle avait apportée.
 
-Mais comment savoir où ils sont ? Ça serait pratique s'ils avaient leurs billes-armures. Soupira Cyanor.
 
-Sarky avait la sienne dans ses poches, tu as vérifié dans celles de Yann.
 
Cyanor fouilla dans les poches du petit Suiko et fini par trouver sa bille-armure. Avec un peu de chance, tous les enfants auraient encore leurs billes sur eux. Lorsque Zébuth leur demanda pourquoi ils les avaient gardés, Sarky répliqua que c'était parce qu'elles étaient jolies et que le tigre avait grondé lorsqu'ils avaient voulu les laisser.
 
-Brave bête.

***
 
Pendant ce temps, Merlor était toujours à la recherche du petit samouraï de la Pierre en compagnie du tigre de Ryo. Il arrêta plusieurs personnes pour les interroger et certaines lui apprirent qu'ils avaient vu un enfant correspondant à la description qu'il faisait. Mais personne n'avait été en mesure de lui dire vers où il était parti. Kraor humait l'air de temps à autres et arrivait à percevoir l'odeur du petit.
 
 
-Rock doit sûrement être en train de chercher à manger. Mais il n'était dans aucune des pâtisseries qu'on a vues. Réfléchissait l'ancien général tout haut.
 
Le petit Chinois était introuvable pour le moment. Mais il ne pouvait tout de même pas s'être volatilisé comme ça. Il allait arrêter un autre passant quand soudain des gémissements attirèrent son attention. Kraor se mit à courir, malgré sa patte blessée, et guida Merlor jusqu'à un étal où on vendait des nouilles. Là une version miniature du Kongo se tenait et pleurait à chaudes larmes. Devant lui le vendeur mécontent lui ordonnait de s'éloigner d'ici. Il risquait de faire fuir les clients.
 
-J'AI FAIIIIIIIIIIIIIIIIIM !!!! Je veux des nouilles !! C'est les mêmes que mes parents font, je les veux !!!! Hurlait l'enfant.
 
-Va-t-en, j'ai une boutique à faire marcher moi. Va quémander de la nourriture auprès de quelqu'un d'autre.
 
-Sniff...
 
Le jeune enfant se frotta les yeux et se leva l'air infiniment triste. Merlor quant à lui était parvenu à convaincre Kraor de ne pas attaquer le vendeur qui ne méritait pas de se faire attaquer par un tigre en pleine rue, même s'il venait de refuser de la nourriture à un affamé. L'ancien général de l'empire de l'Apocalypse n'avait pas envie de se faire remarquer. Puis il rejoignit l'enfant qui avait commencé à s'éloigner d'un pas traînant.
 
-Pourquoi tout le monde est méchant avec moi... Je veux juste manger... J'ai faim... Gémissait-il inlassablement.
 
-Rock ?
 
-Hein ?
 
Gagné, c'était bien lui ! L'enfant se retourna et leva les yeux vers Merlor, avant de remarquer Kraor. Reconnaissant le tigre, il se précipita vers lui et se colla contre lui plus parce qu’il était content de le revoir que par crainte nota le général. Rock était moins craintif que Yann. Merlor s'agenouilla à hauteur du petit.
 
-Rock, c'est vraiment toi ?
 
-Oui. Mais, t'es qui ?
 
-Tu peux m'appeler Jiro. Je suis un... un ami, il ne voyait pas de mots plus approprié pouvant mettre l'enfant en confiance, je ne te veux pas de mal. Tu n'as rien à craindre.
 
A ce moment-là, l'estomac du samouraï miniature se mit à gronder, faisant gémir son possesseur. Merlor  observa le petit quelques instants, avant de décider de lui payer à manger. Pourquoi pas ces fameuses nouilles qu'il s'était vu refuser. En entendant cette proposition, l'enfant battit joyeusement des mains. Tout heureux de pouvoir enfin se nourrir. Merlor acheta donc des nouilles à Rock et, pendant qu'il mangeait, il commença à l'interroger. Mais le petit Chinois ne savait rien de plus que Yann quant à ce qu'il leur était arrivé. Il se souvenait juste de s'être réveillé il y a plusieurs jours en compagnie du tigre et de quatre autres petits garçons. Il ne savait rien d’autre
 
-Dit, on ne se connaît pas.
 
-Mais si puisque je connais ton nom. Tu ne te souviens probablement pas de moi, mais je t’assure que nous nous sommes déjà vu.
 
Hum, vu que les samouraïs avaient toujours refusés que leurs anciens ennemis approchent de trop près leurs familles, il ne pouvait pas dire grand-chose sur celle de Rock à part qu’il avait plusieurs frères et sœurs et que ses parents tenaient un magasin. Heureusement Rock ne le questionna pas plus longtemps, trop occupé à dévorer sa nourriture. Kraor lui était assis aux côtés du petit samouraï et semblait aguets. Peut-être cherchait-il un signe montrant la présence d’un des samouraïs perdus.
 
« Je me demande où sont les autres ? Nous avons trouvés Yann près de la mer, et Rock près d’un endroit où on peut manger… Les autres seraient aussi dans un endroit qui rappelle quelque chose qu’ils aiment ? »
 
Voilà ce qui pouvait les guider, et maintenant il allait falloir réfléchir aux endroits où ils auraient le plus de chance de retrouver chacun des petits manquants. Mais avant cela, il allait falloir qu’il retrouve Cyanor et qu’il sache si Zébuth et les autres étaient aussi dans la ville. Il vit alors arriver ses anciens compagnons d’armes au pas de course, et vit qu’Obscuror avait un enfant blond dans les bras. Bien, trois samouraïs de retrouvés. Une fois les anciens serviteurs d’Arkatakor réunis, ils se concertèrent pour essayer de savoir où ils auraient le plus de chance de retrouver les derniers disparus. A leurs pieds, les petits samouraïs s’étaient mis à discuter autour de Kraor. Soudain Zébuth haussa un sourcil et détourna la tête, les quatre autres firent de même.
 
-Qu’est-ce qu’il y a ? Questionna Cayoura.
 
-Je pense savoir où se trouve Ryo.
 
-Il te l’a dit par télépathie ? Il aurait pût nous en faire profiter. Plaisanta Merlor.
 
Ignorant la remarque de l’ainé des démons, le leader se mit en route dans la direction dans laquelle son regard s’était tourné, et les quatre autres n’eurent d’autre choix que de les suivre. Les petits samouraïs les suivirent, accrochés à la fourrure de Kraor. Ils finirent par arriver aux abords d’un zoo. Soudain, Zébuth accéléra le pas et sauta littéralement par-dessus la barrière, plantant là ses compagnons.
 
-Y a des poissons dans le zoo ? Questionna le Suiko.
 
-C’est bon les poissons !
 
Rock se mit presque à baver et ne remarqua pas le regard absolument outré que lui lançait le petit samouraï de l’Eau avant qu’il ne mette les jambes de Cyanor entre eux. Sarky, loin de se préoccuper de cela, avait voulu retourner dans les bras d’Obscuror et s’était purement et simplement endormi contre le torse du démon. Le Yami avait affiché une tête si surprise que les trois autres eurent toutes les peines du monde à ne pas se mettre à rire. Voir le terrifiant démon des Ténèbres être surpris en ayant un petit garçon de 4 ans dans les bras valait le coup d’œil. Obscuror leur lança un regard meurtrier et siffla qu’il voudrait bien les voir dans la même situation.
 
-Vous rigolerez moins à ce moment-là !

***
 
De son côté, Zébuth continuait de suivre son pressentiment qui lui soufflait de se diriger vers un endroit où on pouvait voir des tigres. Il arriva juste à temps à la fosse aux tigres où trois félins se prélassaient paresseusement. L’un des tigres avait levé ma tête et semblait humer l’air en direction d’un enfant aux cheveux noirs du même âge que Sarky, Yann et Rock. L’enfant avait enjambé la bordure séparant les visiteurs de la fosse, et s’accrochait dorénavant au grillage. Ultime rempart entre les tigres et lui.   
 
-Gentils tigres ! Gentils, comme Kraor ! Disant cela l’enfant passait innocemment ses petits doigts à travers le grillage.

 
-Il est fou… Marmonna Zébuth en se pinçant l’arrête nasale.
 
Pas de temps à perdre, les trois fauves se dirigeaient à présent vers le petit garçon qui, ne se doutant pas du danger, commença à secouer le grillage pour encourager le trio à s’approcher de lui. Zébuth passa au-dessus du grillage et agrippa les bras du gamin juste à temps pour empêcher l’un des fauves de happer le doigt du petit Japonais.
 
-Mais !!! Je veux toucher les tigres !!! Ryo commença à se débattre.
 
-Ryo, calme toi voyons ! Tous les tigres ne sont pas comme Kraor, certains peuvent être dangereux pour les enfants comme toi !
 
-Hu… Tu connais mon nom ?
 
Cessant de se débattre, Ryo leva la tête vers celui qui l’avait si violemment éloigné des trois tigres. Tigres qui fixaient d’ailleurs les deux humains avec attention. Et il n’y avait pas qu’eux qui les regardaient d’ailleurs, les visiteurs du zoo avaient aussi les yeux rivés sur l’adulte et l’enfant. Sentant cela, Zébuth jugea bon de s’éloigner de là.
 
-Bon, écoute Ryo on va s’éloigner d’ici. Tu veux bien ?
 
-T’es qui ? Je ne te connais pas.
 
-Je suis, Zébuth prit un moment pour réfléchir, je m’appelle Toshitada et je suis un ami de tes parents. Allez, vient maintenant. Il faut remonter.
 
D’ailleurs un des gardiens du zoo avait fini par se joindre à la foule de spectateurs et ordonnait à Zébuth de remonter immédiatement avec l’enfant, qu’on n’avait pas idée d’approcher d’aussi près des animaux dangereux et que la bordure n’était pas faite pour les chiens, non mais sans blague ! Zébuth pris sur lui pour ne pas envoyer balader le gardien, qui après tout ne faisait que son devoir, et pris la main de Ryo pour le remonter avec lui. Heureusement l’enfant à cheveux noirs suivit docilement l’adulte qui, une fois remonté, s’excusa auprès du gardien pour le dérangement mais qu’il n’avait pas réussi à garder Ryo auprès de lui. Une fois les excuses achevées, l’Oni pût enfin sortir du zoo et rejoignit ses compagnons qui l’avaient attendu.
 
-Alors qu’est-ce que tu fabriquais chef ? Il était si dur que ça à attraper le morpion ? Tu vieillis. Ricana Cyanor, heureux de pouvoir taquiner Zébuth.
 
-Ahaha ! Va-y rigole, en attendant ce n’est pas toi qui a dû aller le chercher dans la fosse aux tigres, parce que oui c’est là qu’il était. Môssieur voulait aller toucher les tigres parce qu’il pense qu’ils sont comme Kraor.
 
 -C’est pas vraiment leur faute si Kraor ressemble plus à une peluche géante qu’à un prédateur. Nota Merlor qui regardait le tigre en train de se faire câliner par le petit Rekka.
 
-En attendant, quelqu’un a une idée de l’endroit où pourrait se trouver Thomas ?
 
Obscuror, qui avait toujours le petit blond endormit dans les bras, secoua négativement la tête. Cyanor et Merlor n’en avaient aucune idée. Ils restèrent immobiles un moment tandis qu’à leurs pieds, Ryo était juché sur le tigre blanc et que Yann s’était collé contre le flanc droit du félin. Rock lui n’avait pas l’air de vouloir s’approcher, mais étais-ce parce que le tigre lui faisait peur ou parce que Yann lui lançait des regards réprobateurs dès qu’il faisait un geste.
 
-Allez Yann, laisse-le venir. Fit Ryo au bout d’un moment.
 
-Hum, Yann croisa les bras et détourna les yeux, bon d’accord.
 
-Dit-donc, il n’est pas commode le petit dès que quelqu’un dit qu’il aime bien manger du poisson. Constata Obscuror en se retenant de rire.
 
-J’y suis ! S’exclama soudain Cayoura.
 
-On t’écoute miss. Firent les quatre garçons.
 
-Si je me souviens bien, Thomas aime beaucoup observer les étoiles et les mouvements du ciel la nuit. Il doit se retrouver près d’un endroit où l’on peut voir ça.
 
-En plein jour ? S’étonna Cyanor.
 
-Il y a un planétarium pas très loin d’ici, allons voir s’il y est. Allez, venez. Cayoura fit signe aux anciens démons de la suivre.
 
-On va avoir plus de mal à entrer dans un planétarium que dans un zoo. Nota Merlor.
 
-Vous devriez rentrer pour que les enfants et Kraor puissent se reposer. Je vais rester avec Cayoura pour l’aider à chercher Thomas.
 
-Ouais, on va te laisser seule avec elle. fit Cyanor avec un sourire entendu.
 
-Tu insinues quoi là exactement ?
 
-Oh rien, rien. Hihihi !
 
Avant que l’Oni n’ai le temps de répliquer, Obscuror attrapa Cyanor par le bras et fit signe à Merlor de le suivre tout en affirmant qu’il ramenait tout le monde à la maison, et qu’il reviendrait les chercher ensuite. Après un moment d’hésitation, Ryo décida de rester avec Zébuth, tandis que Rock et Yann suivaient Merlor et Cyanor. Kraor voulu suivre Ryo dans un premier temps, mais les adultes parvinrent à le convaincre qu’il fallait mieux qu’il rentre.
 
-Rien à faire, on a beau fouiller on ne le trouve pas.
 
-Il a dû se faufiler à l’intérieur, comme Ryo. Il va falloir entrer. Constat Zébuth.
 
Voilà plusieurs minutes que Cayoura et Zébuth, plus ou moins aidé par Ryo, cherchaient les traces du petit Tenku aux abords du planétarium. Mais il fallait se rendre à l’évidence, Thomas n’était pas là et il avait peut-être bien réussi à s’introduire à l’intérieur du bâtiment. Décidant qu’Obscuror réussirait bien à les retrouver tout seul, ils entrèrent donc à l’intérieur du bâtiment. Ryo se mit alors à courir comme un petit fou, forçant Zébuth à redoubler de vigilance pour ne pas le perdre. Ils arrivèrent finalement dans une immense salle où le plafond était constellé d’étoiles et de constellations. Ryo poussa des cris émerveillés.
 
-Thomas se plairait surement ici. Constata Cayoura. 
 
-Surement… Ryo, veux-tu revenir ici tout de suite ! Arrête de sauter partout, tu ne pourras pas attraper ces étoiles !
 
Rien à faire, le petit Rekka s’obstinait à sautiller sur ses petites jambes en tendant les mains bien hautes vers le plafond. L’ancien serviteur du Mal soupira et dû se résoudre à lui courir après pour l’empêcher de s’agiter. Il y avait des gens autour de lui, et vu comme c’était parti l’enfant risquait fort de rentrer dans quelqu’un. Pendant ce temps Cayoura suivait le parcourt des planètes du système solaire qui flottaient au-dessus de leur tête. Son regard fut attiré par la Terre qui tournait sur elle-même entre les planètes Mars et Jupiter. Elle s’en approcha et remarqua une petite forme endormie juste en-dessous.
 
-Thomas ?
 
Oui, il s’agissait bien de la version enfantine du samouraï du Ciel, elle en était certaine. Parmi toutes les planètes de cet endroit, il avait fallu qu’il s’endorme sous la Terre. Cette même Terre qu’il avait contribué à préserver contre les forces du Mal. Le parallèle ne pût que faire sourire la descendante de Kaos.
 
-Je me demande qui a pût vous transformer ainsi. Murmura-t-elle.
 
Elle souleva le petit endormi avec précaution et le porta contre sa poitrine. A ce moment-là Zébuth, qui avait finalement réussi à attraper le samouraï excité, arriva ne pût s’empêcher de trouver la scène mignonne. Une jeune fille à peine sortie de l’adolescence portant dans ses bras un petit être innocent. Les mouvements du petit Ryo pour se dégager de son étreinte le firent redescendre sur terre.
 
-Bon, maintenant que nous les avons tous retrouvés, rejoignons les autres.
 
-Tu peux rester à la regarder encore quelques minutes, ça ne me dérange pas.
 
Soudain, les personnes autour de lui se mirent à littéralement tomber de fatigue et il sentit l’enfant devenir plus lourd dans ses bras. Il comprit immédiatement ce que cela signifiait, et Cayoura aussi apparemment puisqu’elle se mit à hurler « OB… KUJI ARRÊTE CA TOUT DE SUITE TU M’ENTENDS !! » Le rire du Yami résonna pendant quelques secondes dans la salle, avant que le fautif ne fasse son apparition. Visiblement très content de lui.
 
-Oui je t’entends, et ne hurle pas Cayoura. Les ténèbres que j’ai utilisées pour les forcer à dormir ne sont pas si profondes que ça. Ça serait idiot de gâcher ce moment, hihihi !
 
-Que tu te téléportes passe encore, mais je t’ai déjà dit de ce que je pensais de ton pouvoir d’endormir les gens n’importe où et n’importe quand grâce au pouvoir des ténèbres ! C’est déloyal.
 
 
-Oh, ça va je les aie juste endormi un tout petit peu. Ils vont se réveiller d’ici quelques minutes. Bon puisque vous n’avez pas l’air d’apprécier la petite faveur que je vous aie faite, allons-y alors.
 
-Mais qu’est-ce que tu racontes encore ?
 
Zébuth songea qu’il n’aurait pas dû dire cela, car le regard que lui lançait son vis-à-vis était maintenant lourd de sous-entendus. L’Oni décida d’ignorer cela et alla rejoindre Obscuror là où il était. Cayoura ne tarda pas à les rejoindre, le petit Tenku blotti dans ses bras, et tous trois rentrèrent avec les deux enfants. Lorsqu’ils arrivèrent dans le salon, ils virent Merlor et Cyanor assis autour de la table qui regardaient Sarky, sagement endormi sur le sofa où l’avait laissé Obscuror, et les petits Suiko et Kongo endormis contre le flanc de Kraor. Les deux enfants s’étaient réconciliés, selon les dires du Doku, après que Rock ait réussi à approcher suffisamment Yann pour lui faire un câlin.
 
-Il n’est pas rancunier le Yann. Fit Obscuror. 
 
-Pendant qu’ils dorment profitons-en pour essayer de trouver une solution pour les ramener à leur taille adulte. Proposa Zébuth.
 
-Je sens qu’on n’a pas finit d’en baver dans cette histoire. Prophétisa l’ainé des démons.

Fin du chapitre 2. Verdict?
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Maelyna
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Mer 5 Nov - 23:51

Chapitre 3 : Premiers jours
 

-Bon, c’est bien gentil tout ça on les a tous retrouvés. Et maintenant on en fait quoi ?
 
Là, Cyanor marquait un point. Ils se retrouvaient maintenant chargés de 5 samouraïs normalement jeunes adultes mais qui par ils ne savaient quel miracle étaient redevenus des enfants de 4 ans. Ils n’allaient quand même pas contacter les familles des 5 petits pour leur expliquer que leurs grands garçons avaient bien rajeunis tout de même ! Ils auraient pût demander de l’aide à Sandy mais elle était partie passer quelques temps chez ses parents au Canada. Dommage, elle aurait sans doute pût les aider.
 
-On n’a pas le choix, il va falloir qu’on s’en occupe le temps de trouver une solution. Ils ne peuvent plus se débrouiller seuls. Fit Zébuth.
 
-Sans blague ? Tu t’imaginais sincèrement qu’on n’avait pas deviné qu’il allait falloir quelqu’un s’en occupe ?
 
-Au lieu de faire de l’humour tu ferais mieux de nous aider à trouver ce qui peut bien les avoir transformés comme ça. Le plus simple serait que quelqu’un puisse nous expliquer, mais je doute que l’un d’eux en soit capable.
 
-Ils ont tout oubliés. Ce ne sont plus que des enfants de 4 ans. La preuve c’est qu’ils ne savent même plus qui nous sommes. Fit Obscuror.
 
-Vous… Vous êtes nos tontons et notre tata ?
 
Les 5 petites voix firent se retourner les 5 anciens serviteurs d’Arkatakor qui s’étaient raidit en entendant la question. Il fallait dire qu’ils n’avaient pas l’habitude de se faire appeler comme cela. Merlor ne pût s’empêcher de marmonner que les ennuis allaient commencer. Les petits s’approchèrent des adultes.
 
-Vous êtes nos tontons et notre tata ? Répéta Ryo au nom de tous les enfants.
 
-Hum, Zébuth prit un instant pour réfléchir, oui c’est cela les enfants. À peine cette parole prononcée qu’il se prit un triple regard ahuri de la part des autres démons.
 
-QUOI !!!!
 
Et le trio eut droit à un coup de coude de la part de son ancien leader qui leur signifia ainsi l’ordre de se taire. Il valait mieux que les enfants les pensent de leur famille pour gagner plus facilement leur confiance. Les samouraïs parurent en effet contents de cette réponse et commencèrent à s’éparpiller dans toute la maison.
 
-Zébuth, il se pourrait que tu reçoives quelques visites rampantes et indésirables à chaque fois qu’il y en aura un qui m’appellera « tonton » Compris ? Menaça Cyanor à mi-voix.
 
Puis tout en surveillant les allées et venues des enfants, ils commencèrent à discuter pour savoir qui s’occuperait de qui et décidèrent qu’ils devraient chacun s’occuper du samouraï qu’il aurait trouvé. De toute façon Sarky, Yann et Rock semblaient déjà s’être pris d’affection pour leurs anciens adversaires, et Ryo aimait bien son « tonton Toshi » comme il l’appelait dorénavant. Ce qui fit d’ailleurs bien rire les autres adultes.
 
-Livres !
 
Ça c’était Thomas qui avait rapidement localisé la bibliothèque et qui commençait à tendre ses petites mains, dans l’espoir d’attraper un des livres s’y trouvant. Malheureusement, il ne pouvait pas les atteindre, malgré tous ses efforts. Cayoura lui vint en aide en le soulevant par le bas du ventre et en mettant à la hauteur des livres avant de le reposer par terre une fois qu’il eut fait son choix.
 
-Une encyclopédie ? Eh bien je vois que tu étais déjà un intellectuel à cet âge. Commenta-t-elle en le regardant s’éloigner.
 
Rock et Yann eux avaient réussi à trouver la cuisine, l’un parce qu’il voulait cuisiner et l’autre parce qu’il avait grand faim. Les deux enfants commencèrent à farfouiller dans tous les coins et recoins de la pièce, ne se préoccupant pas du bazar qu’ils laissaient derrière eux. Si bien que lorsque Merlor vint les faire sortir de là, il les trouva au milieu d’une cuisine sans dessus-dessous. Les hurlements qu’il poussa terrorisèrent les deux petits, qui s’enfuirent sans demander leur reste et se réfugièrent auprès de Kraor. Cayoura se mit à réprimander l’ainé des démons en lui faisant remarquer qu’il ne fallait pas crier sur des enfants de cet âge.
 
-Ils sont censés être des samouraïs.
 
-Pour le moment ce sont surtout des petits garçons de 4 ans. Tu ne vas pas me dire que tu étais mieux à leur âge.
 
-Qu’est-ce que tu en sais ?
 
-Parce qu’adulte tu es déjà infernal, alors en enfant
 
-Dites, ça vous dirait de venir m’aider ?
 
Cyanor s’était retrouvé seul dans le salon à devoir surveiller les 5 petits, et c’était vite devenu ingérable pour lui. Ryo, Rock et Yann semblaient s’être mis en tête de visiter toute la maison, y compris les endroits en hauteur. Avec l’aide des petits samouraïs de la Pierre et de l’Eau, celui du Feu était parvenu à grimper sur une commode et s’était mis à trottiner dessus, bousculant tout sur son passage. C’est ainsi qu’il s’était cogné contre un vase plein d’eau qui s’était renversé. L’eau s’était répandue sur la commode, et plus particulièrement sur le côté où Thomas était en train de lire. Le livre du petit Tenku se retrouva trempé.
 
-MÉCHANT !!! Vous êtes en train d’abimer mon livre !! Hurla le plus jeune des samouraïs.
 
Surpris par cet éclat, Ryo faillit bien tomber de son perchoir, et se raccrocha in-extremis. Il se mit à agiter ses petits pieds tout en rejoignant Thomas dans le rôle de la sirène hurlante. Rock c’était mis en tête de gouter l’eau, et était en train de sautiller sur place en tapant la flaque s’étant formée sur la commode avec ses mains.
 
-Tsss…
 
-Qu’est-ce que tu as Sarky ?
 
Sarky répondit à la question du petit Yann par un bref petit coup de tête dédaigneux qui eut pour effet de secouer sa mèche qu’il avait déjà située devant un œil, malgré son jeune âge. Ceci acheva de convaincre Cyanor que finalement Merlor n’avait peut-être pas si tort que ça lorsqu’il disait qu’ils n’avaient pas finis de souffrir. Il se demanda un instant si les samouraïs enfants n’étaient pas pires que les adultes. Ce qui était un comble.
 
-Calme-toi Thomas, tenta Cayoura en s’approchant de l’enfant, il n’a rien ton livre.
 
-SIIIIIII !!! IL EST TOUT MOUILLE !!!
 
-Mais non, tu as juste à le poser dans un coin pendant quelques minutes pour qu’il sèche et ensuite il sera comme avant.
 
-Sniff…
 
De son côté, Merlor venait de donner une petite tape sur la tête de Rock, qui avait continué à vouloir grimper sur le meuble, avant de faire descendre Ryo qui cessa de hurler dès qu’il eut les pieds sur le sol. Cyanor lui était en train d’empêcher Yann de patauger dans l’eau. C’est à ce moment là que Zébuth réapparu.
 
-Ils vous donnent du fil à retordre ?
 
-Sans commentaire ! On peut savoir où tu étais passé toi, pendant que nous on galérait avec cette bande de sales gamins ? Répondit vertement Cyanor.
 
-J’ai commencé à chercher des informations, avec Obscuror,  sur ce qui pouvait être arrivé aux samouraïs entre le moment où ils sont partis et aujourd’hui.
 
-Et alors ?
 
-On n’a rien trouvé pour le moment. Mais comme vous faisiez du bruit, je suis venu voir ce qu’il se passait.
 
-Il se passe que 5 gamins de 4 ans sont pires que toute une armée !
 
-Tant que ça ?
 
-Oui. Alors si ce n’est pas trop te demander, tu vas nous prendre les versions miniatures de Sarky et Ryo et les monter avec toi. Renchérit Merlor.
 
-Ryo a l’air plutôt agité, il aura du mal à tenir en place.
 
-Tant pis. Il est hors de question qu’on se les coltine tous les 5 en même temps !
 
-Pourquoi tu cries tonton Jiro ? Demanda plaintivement Rock.
 
Le dit tonton Jiro ne prit pas la peine de répondre au petit qui était en train de lui tirer le pantalon. Se voyant ignorer, Rock plissa les lèvres et s’éloigna. Les 5 enfants se tinrent à peu près tranquille pendant le reste de l’après-midi et le début de soirée. Mais lorsque vint l’heure du coucher, se fut une nouvelle catastrophe entre les 5 qui voulaient absolument une histoire, et les anciens serviteurs d’Arkatakor qui voulaient juste qu’ils dorment et leur fiche la paix.
 
-Moi, je veux une histoire avec des tigres.
 
-Non, une histoire qui se passe à la mer !
 
-Une histoire avec de la nourriture !
 
-Et en plus ils ne sont même pas capable de se mettre d’accord sur ce qu’ils veulent. Vous restez tous couché jusqu’à demain et je ne veux plus vous entendre ! Compris ! Et il n’y aura pas de mais qui tiendront.
 
Les petits protestèrent un petit peu, mais finirent par se calmer. Plusieurs minutes plus tard, lorsque Cayoura vint regarder dans l’embrasure de la porte, ils étaient tous endormis. Ils allaient pouvoir souffler un peu. L’air de rien, avoir 5 enfants de 4 ans à charge n’était pas une mince affaire. Elle alla ensuite voir dans la pièce leur servant de bureau, et trouva les quatre garçons adultes en train de fouiller dans des livres. A voir la tête qu’ils faisaient, ils n’avaient rien trouvé pouvant les aider. De dépit, Obscuror jeta le livre qu’il tenait dans les mains sur la table et soupira.
 
-Je commence à en avoir assez, ça fait des heures qu’on cherche sans rien trouver. Stoppons-là nos recherches.  
 
 -On ne va pas les garder indéfiniment quand même.
 
-Bien sûr Merlor, mais pour le moment nous ferions mieux de nous arrêter. Nous reprendrons demain. Les samouraïs ne vont pas s’envoler. Fit Zébuth.
 
-Vous voulez les garder le temps de trouver une solution ?
 
-Tu te vois expliquer la situation à leurs familles ?
 
-Euh…
 
-Oh mais ça sera très simple voyons, fit Obscuror sarcastique avant de prendre une voix posée, voyez-vous à la suite d’une manipulation qui nous est inconnue, ceux que vous avez connus adultes sont retombés en enfance. Littéralement. Mais ne vous inquiétez pas, nous allons trouver une solution, et tout rentrera dans l’ordre. Quoi ? Non madame, pas besoin d’appeler l’asile, je ne suis pas fou !
 
-Puisque tu sembles savoir comment t’y prendre, je te cède la place.
 
-Oh non je te la laisse volontiers, vu que tu sembles réticent à les garder.
 
-Eh oh, on se calme maintenant ! Pour le moment, on va garder les samouraïs avec nous, c’est plus prudent. Si vraiment nous ne pouvons plus nous en occuper, on avisera. Intervint Zébuth en sentant la tension monter.
 
Et la discussion s’arrêta là. Les jours suivants se passèrent plutôt bien malgré les multiples bêtises des samouraïs qui avaient le don d’énerver les anciens serviteurs du Mal par moment. Ce qui les exaspérait encore plus, c’est qu’ils ne parvenaient pas à trouver la moindre piste sérieuse sur ce qui pouvait être arrivé aux samouraïs et que ces derniers ne pouvaient leur apporter aucune information. Une semaine après l’arrivée des petits dans la maison, ils n’avaient pas avancés d’un pouce. Ils avaient même été, guidés par Kraor, à l’endroit où les samouraïs avaient été rajeunis, mais n’avaient rien trouvé.
 
-C’est à croire qu’il ne s’est rien passé et qu’ils ont été rajeunis d’un coup. Il a pourtant dû se passer quelque chose. Soupira Zébuth.
 
-Dit tonton ?
 
Zébuth leva les yeux vers les cinq petits samouraïs qui le regardaient tous avec un air curieux, chacun tenant sa bille-armure dans les mains. L’ancien serviteur du Mal s’agenouilla à leur hauteur et demanda ce qu'ils voulaient. Les enfants se mirent alors à le questionner sur ces étranges petites billes qui se mettaient parfois à briller. A ce moment-là d’étranges symboles apparaissaient à l’intérieur.
 
-Vous voyez des kanjis ?
 
-C’est quoi des kanjis ? Demanda Ryo.
 
-Ce sont des symboles voulant signifier quelque chose. Vous dites que vous voyez des kanjis à l’intérieur de ces billes ?
 
Zébuth était dubitatif. Les enfants étaient trop jeunes pour pouvoir manifester un quelconque lien avec leurs armures. Le fait qu'ils aient gardés leurs billes-armures avec eux relevait plus du hasard qu’autre chose. se pourrait-ils qu'ils aient néanmoins gardés un lien avec leurs protections ? Dans ce cas, cet indice pourrait se révéler utile.
 
-Quand voyez-vous les signes ?
 
Les enfants placèrent alors leurs mains tenant les objets en cercle, paumes  tournées vers le plafond. Les cinq billes se mirent alors à luire, provoquant une sorte de résonance entre-elles, et les symboles des samouraïs apparurent alors à l’intérieur des petites sphères. Légèrement effrayés, comme à chaque fois que ça se produisait, les enfants brisèrent bien vite le cercle. Provoquant la disparition des kanjis.
 
-C’est bizarre…
 
Soudain un sifflement tout aussi étrange se fit entendre, et une petite créature serpentiforme pénétra alors dans la pièce. Curieux, les cinq enfants se regroupèrent autour de l’animal, inconscients du danger. Ryo se baissa au niveau du serpent et voulu tendre la main sur lui. Le reptile se leva soudainement en émettant un sifflement intimidant qui fit reculer Yann et Sarky. Roc demanda si c’était bon à manger, et Thomas essayait de savoir de quelle espèce de serpent il s’agissait. Ryo attrapa la créature longiligne par le milieu du corps et la souleva du sol pour l tendre vers les autres enfants.
 
-Regardez ce que j’ai attrapé !
 
-Maman elle m’a dit que les serpents étaient méchants. Fit le petit Suiko.
 
-Ryo balance cette bête tout de suite ! Et vous éloignez-vous de lui ordonna Zébuth.
 
-C’est pas venimeux un serpent ? Questionna Sarky.
 
-Si, certaines espèces peuvent nous empoisonner. Y en a même des très méchants qui peuvent nous tuer. Répondit Thomas.
 
Les paroles du petit Tenku effrayèrent les enfants qui s’éloignèrent rapidement de Ryo. Celui-ci n’eut pas le temps de faire quoique ce soit que Zébuth, voyant le serpent prêt à mordre la petite main qui le tenait, attrapa le reptile par le cou et se dirigea vers la fenêtre pour le balancer dehors. Comme ils étaient au rez-de-chaussée le serpent pourrait regagner la vie sauvage sans trop de blessures.
 
-Il pouvait nous tuer le serpent ? Demanda craintivement Ryo qui réalisait enfin le risque qu'il avait couru.
 
-Peut-être, mais il ne pourra plus nous faire de mal maintenant. Allez jouer dans une pièce, moi il faut que j’ai une discussion avec quelqu’un.
 
Et sans dire un mot de plus l’Oni sorti de la pièce et la dernière chose qu'entendirent les enfants fût un énorme : « CYANOR VIENT ICI TOUT DE SUITE !!!! » suivit du rire du démon aux cheveux verts. Ne comprenant pas bien pourquoi leur tonton Toshi criait sur le tonton Nao, allèrent dans la pièce où les deux démons étaient déjà en train de se chamailler. Enfin, pour le moment c’était surtout Zébuth qui criait.
 
-Que tu veuilles te venger de moi en envoyant tes sales créatures essayer de me piquer ou de me mordre passe encore, après tout tu es tellement vieux que tu ne pourras plus changer ! Mais tu es prié de réfléchir à deux fois le prochaine fois que tu auras une de ces idées lumineuses ! Ou mieux, tu les gardes pour toi !
 
-Quoi ? Tu n’aimes plus les petits cadeaux que je t’envoie ? Tu préférerais peut-être qu'ils viennent d’une certaine autre personne, gnihihihi ! Ou alors, c’est toi qui a trop vieilli.
 
-Mais qu'est-ce qui m’a fichu un empoté pareil dans les jambes, ce n’est pas vrai… Soupira l’Oni, visiblement excédé.
 
-Arkatakor, il y a très longtemps. Tu as oublié ?
 
-Je te défends de faire le malin toi.
 
-On peut savoir ce qui se passe ?
 
Intrigués par les cris qu'ils entendaient, Cayoura et les deux autres démons étaient apparût devant la porte où se tenaient déjà les 5 enfants. Cayoura les envoya jouer quelque part, tandis que Merlor demandait sur le ton de la plaisanterie ce qui leur valait cette énième dispute. Il fit une drôle de tête lorsqu’il apparait de la bouche de son leader ce que Cyanor avait fait.
 
-Est-ce qu'il était venimeux ce serpent ? Demanda Cayoura, mécontente.
 
-Ben, il aurait sans doute fait une petite réaction oui.
 
-Et sur des enfants, qu'est-ce que ça aurait faits ?
 
-…. Aucune idée. Je ne l’ai jamais testé sur eux.
 
-C’est pas vrai, alors là tu t’es surpassé Cyanor. Soupira Obscuror.
 
Le Doku préféra ne rien dire, mais il pensa très fort que de toute façon, ceci était de la faute de Zébuth. Il n’avait qu'à pas se trouver avec les samouraïs miniatures au moment où le serpent lui rendait visite. Il s’en sortait pour cette fois, mais Cyanor n’avait pas encore dit son dernier mot.
 
-Il y a autre chose que vous devez savoir. Repris Zébuth.
 
-Quoi ? Un autre sale coup de Cyanor à déplorer ? Demanda Merlor.
 
-Hé ! Comme si j’étais le seul à pouvoir lui en faire !
 
-Aux dernière nouvelles, tu es le seul à lui en avoir fait un.
 
-Du calme. Avant l’arrivée du  serpent de Cyanor, les enfants m’ont montré quelque chose d’étrange. Ils sont capables de faire apparaitre le kanji de leurs armures à l’intérieur de leurs  billes. Des enfants si jeunes ne devraient pas être capables de faire cela.
 
-Peut-être qu'ils ont des résurgences de leur passé de samouraïs.
 
-Peut-être. Mais pourrait aussi être un indice ou une piste à suivre.
 
C’était bien possible après tout. Après tout, même s’ils étaient redevenus des enfants, les samouraïs n’étaient pas comme les autres.  Mais la fin de la journée et le début de la soirée se passèrent sans qu'aucune autre piste ne soit découverte. La nuit s’installa paisiblement et rien ne se passa pendant de longues heures, si ce n’est les chamailleries entre anciens serviteurs du Mal et les bêtises des petits. Mais quelques dizaines de minutes après que les enfants ne soient couchés, un autre évènement se produisit.
 
-Qu'est-ce qui se passe encore ? Ils en font un bruit pour des enfants censés dormir. Grommela Cyanor en entendant le raffut qui débutait à l’étage.
 
-Ils doivent faire un cauchemar. Attendons un peu, on ira s’ils nous appellent.
 
Cayoura était la seule à ne pas être d’accord avec la proposition d’Obscuror, mais fût bien obligée de rester avec les garçons. Soudain, leurs corps se tendirent alors qu’une étrange présence se manifestait. Pas dangereuse, mais pas amicale non plus. Pressentant un danger, ils montèrent accompagnés de Kraor,  jusqu’à la chambre des enfants, mais rien ne se passa ensuite. La présence disparue comme elle était venue.
 
-C’est étrange. Je me demande de quoi il s’agissait.
 
-Peut-être de la personne qui a rajeuni les samouraïs.
 
-Pourquoi serait-elle revenue maintenant alors ? Nous n’avons jamais senti sa présence auparavant.
 
Voyant que leur visiteur inconnu n’était plus là, ils redescendirent. Par prudence, ils laissèrent Kraor près de la porte de la chambre des petits. Mais la chose ne revint ni pendant cette nuit, ni pendant les suivantes. Et les recherches continuèrent à avancer péniblement, tandis que les semaines s’écoulaient.

***
Et voilà le troisième chapitre des chibis samouraïs qui poirotait depuis quelques semaines dans mon ordi avant de revenir à mon bon souvenir xd (au plus grand dam des démons qui vont devoir supporter ces 5 terreurs). Pour le prochain chapitre au menu, emplettes et petits heureux de pouvoir sortir ^^ Et bien sûr l'intrigue continuera à se mettre en place.
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Eyael
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Ven 5 Déc - 0:05

hahahaha c'est vraiment hilarant, pauvre démons, ils vont finir par se demander ce qu'ils ont fait pour mériter ça.
Je trouve ça trop chou de voir Ryo leur demander si ils sont leurs tontons et leur tata, surtout quand on se rappelle des affrontements passés.
X) ne pas les mouiller, ne pas les nourrir après minuit, il s'agit là des samourais (bah oui, ils sont bien dignes de gremlins là )
le seul qui semble être calme, c'est notre chibi seiji.
Je suis curieuse de voir jusqu'où vont les réserves de patience de notre cher Gen Mashô, en attendant ça ne lui donnera pas envie plus tard au moment de fonder une famille d'avoir des enfants.
La dispute entre Naaza et Shuten: pas mal, il est vraiment fou Naaza et pourquoi pas des serpents corails ou des cobras tant qu'on y est?
Pour ce qui est des kanjis, je pense que les subconscients des samourais adultes existent encore et qu'ils leur permettent d'activer les billes des armures.
Mais affaire a suivre. En attendant, je suis curieuse de voir la suite et quels déboires attendent nos chers démons.
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Maelyna
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Ven 30 Jan - 23:29

Quatrième chapitre des mésaventures de nos démons favoris toujours obligés de jouer les baby-sitters pour les petits samouraïs. Cette fois ils devront gérer le petit groupe infernal dans un magasin ^^

Chapitre 4 : Commission et problèmes


-Rentrez dans la maison tout de suite !


-Nan ! On veut sortir pour aller jouer dehors !


Les enfants étaient unanimes, ils ne voulaient plus rester enfermer à l’intérieur. D’ailleurs, ils ne comprenaient pas pourquoi leurs tontons et leur tata s’obstinaient à vouloir les garder dans la maison. Ils affichèrent donc une moue résolue qui fit soupirer Cyanor. Pourquoi mettaient-ils autant de temps à trouver une solution à leur problème ? Lui aussi commençait à en avoir assez de cette situation.


-Ils veulent vraiment sortir ? Ça tombe bien, il ne reste plus grand-chose à manger et il va falloir aller faire les courses. Déclara Obscuror en se matérialisant mystérieusement derrière son compagnon d’arme.


-Tu veux les envoyer aller faire les courses tous seuls ? Je sais qu’ils sont censés être des samouraïs mais pour le moment ils me paraissent un peu jeunes pour le faire.


-Abruti, nous allons y aller tous ensembles.  Ça les sortira et ça nous permettra de nous ravitailler du même coup.


-5 gamins dans un supermarché… Misère…


-Merlor est plus pessimiste que ça. Il m’a carrément prédit qu’un cataclysme allait arriver.


Cyanor ne prit pas la peine de répondre à son interlocuteur, se doutant bien de ce qu’avait bien pût dire l’ainé des anciens serviteurs d’Arkatakor. Les petits qui avaient seulement compris qu’ils allaient enfin pouvoir prendre l’air sautillaient littéralement de joie, impatient de pouvoir quitter cette maison dans laquelle ils étaient enfermés depuis des jours. Leur envie de se dégourdir les jambes, fut décuplée lorsqu’ils arrivèrent en ville, si bien que les adultes durent utiliser toute leur persuasion pour leur faire comprendre qu’ils devaient rester avec eux. Et le message ne devait pas être très clair pour tous puisque Ryo commença à gambader à travers les rayons


-Ryo, revient ici ! Ne court pas à travers les rayons comme ça ! Il n’est pas possible ce gamin. Pesta le leader des démons en courant derrière celui des samouraïs.


Thomas lui avait filé vers le rayon des livres, ce qui avait poussé Cayoura à se séparer du groupe pour tâcher de le convaincre de sortir. Mais même dans sa version enfantine, le Tenku restait le plus têtu des samouraïs. Obscuror et Cyanor avaient plus de chance puisque Sarky et Yann avaient décidés de rester avec leurs « tontons » respectifs et se contentaient d’inspecter les lieux avec un regard attentif.


-Tonton Nao regarde, ça sent le poisson ! Il y a des poissons !


Ni une ni deux, le petit samouraï marin fila dans le rayon adjacent, suivit par Cyanor qui se doutait de ce qu’ils risquaient de trouver et se préparait mentalement à la crise qui allait suivre. Et elle vint, lorsque l’enfant se rendit compte que tous les poissons qu’il voyait étaient morts et prêts à être découpés… Lorsqu’ils ne l’étaient pas déjà pour certains. Ce spectacle lui fit monter les larmes aux yeux. Puis vinrent les hurlements.


-OUINNNNN !!! Ils ont tués tous les poissons !!!! Sniff… Ils…


-Yann, tous les humains mangent des poissons… Tenta Cyanor.


-Non, moi ne je mange pas de poisson. Les poissons ils n’ont rien fait, alors pourquoi on les tue ? Sniff… BANDE D’ASSASSINS !!! Et il se remit à pleurer.


-Ecoute… Bon, on va y aller. Oh et vous on voit que vous n’avez pas le même à la maison !


Après cette remarque à destination des clients qui les regardaient lui et l’enfant avec des yeux ronds et accusateurs, le plus jeune des démons prit Yann par la main et le tira jusqu’au rayon où se trouvaient encore Obscuror et Sarky. Yann continuait à pleurer et à gémir pour ces pauvres poissons si cruellement arrachés à leur élément et à la vie.


-Je vous aie entendu d’ici tu sais ? Ces clients vont garder un souvenir impérissable de vous. Se moqua le Yami.


-Ils ont tués des poissons tonton Kuji… Gémit le petit Suiko.


-Il faut bien que les gens mangent du poisson, on ne peut rien y faire.


-ILS N’ONT PAS LE DROIT !!! OUINNNN !!!!


-Là, tu es content de toi maintenant ? Il commençait à se calmer. Râla Cyanor.


Obscuror s’apprêtait à répliquer, mais fût interrompu par Merlor qui était en train de traiter Rock de tous les noms avec une nette préférence pour les insultes contenant le mot  « glouton » ou « sale petit goinfre ». Apparemment l’estomac bipède qu’était le samouraï de la Pierre avait décidé de gouter à tout ce qu’il trouvait, au grand déplaisir du démon de l’Illusion qui devait constamment garder un œil sur lui. Merlor fini par attraper Rock et le souleva, avant de s’en retourner vers les deux démons en pestant.


-Ne riez pas, les vôtres sont plutôt calme ! Vous voulez qu’on fasse un échange pour voir comment vous vous en sortez. Moi je vais bientôt finir par l’attacher à une laisse !


-A ce point ?


-A ce point oui ! Tient, le chef n’est toujours pas revenu ?


-Il se fait vieux, Ryo est trop rapide pour lui.


-Sûrement, mais… Rock revient ici ne touche pas à…. RAAAAAH !!! Mon royaume pour une laisse ou je vais finir par l’étrangler ce môme !


-Avec tout ça on n’a toujours pas commencé à faire les courses.


De son côté, Cayoura était enfin parvenue à faire sortir Thomas du rayon livre, non sans que l’enfant ai embarqué quelques livres avec lui au passage, qu’il devrait rapporter au rayon dès qu’il partirait. Alors qu’ils allaient  rejoindre le groupe, son regard se posa sur un couple et tout son corps se figea en pensant les reconnaitre.


-C’est impossible… Murmura-t-elle.


-Tata ? Thomas leva la tête vers la jeune fille qui ne sembla pas l’entendre.


Le couple remarqua enfin le duo, et la femme fixa Cayoura pendant un petit moment. Avant de s’approcher d’elle, suivie de son mari. L’atmosphère se mua en quelque chose d’étrange, comme si un évènement qui n’aurait pas dû se produire était en train de voir le jour. L’enchantement dura pendant un petit moment, jusqu’à ce que la femme prenne la parole d’une voix douce.


-Il me semble ne pas vous connaitre, pourtant vous me rappelez quelqu’un. Puis-je savoir comment vous appelez-vous ?


-C… Cayoura… Répondit machinalement l’héritière de Kaos, n’osant toujours pas croire ce qu’elle voyait.  


-Cayoura, c’est un joli nom.


-Chérie, qu’est-ce qu’il te prend ? Tu connais cette jeune fille ? Intervint l’homme qui s’inquiétait du comportement de son épouse.


-J’ai une étrange impression en la voyant.


-Ce n’est qu’une impression. Allez vient on s’en va Hikari.


-Hikari ?


C’était vraiment le nom de cette femme avec qui elle venait d’échanger quelques mots ? Cayoura n’osait pas y croire, mais les coïncidences commençaient à s’accumuler beaucoup trop vite pour qu’elle ne se fasse pas des idées. Remarquant le trouble qu’elle provoquait chez sa jeune interlocutrice, Hikari lui offrit un sourire que l’on pourrait presque qualifier de maternel ce qui sema encore plus le désordre dans l’esprit de Cayoura.


-Tata dit, qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’il y a ?


-Allez vient, allons-nous en.


Sur ce, le mari attrapa son épouse par le bras et la tira à sa suite. La femme ne résista pas, se contentant d’accorder un dernier regard à la jeune fille qui provoquait chez elle un étrange sentiment de nostalgie. La magie se brisa lorsque les deux regards se détournèrent l’un de l’autre et Cayoura tomba à genoux sur le sol, inquiétant encore plus l’enfant aux cheveux bleus qui l’accompagnait. Thomas fut encore plus perdu lorsque Cayoura le saisit par les épaules pour le serrer contre elle et se mettre à pleurer pendant de longues minutes. Ce fut ainsi que Zébuth, ayant enfin réussi à attraper Ryo, les trouva.


-Cayoura, ça va ?


-Quoi ? Ah c’est toi Toshi, Cayoura s’essuya les yeux, oui je vais bien. Ne t’inquiète pas.


-Pourquoi tu pleurais tata ? Interrogea Thomas une fois que Cayoura l’eut relâché.


-Tu fais pleurer Cayoura, Zébuth. Ce n’est pas gentil. Lança une voix mesquine.


Le démon de l’Ogre darda un regard réprobateur vers celui du Poison qui adressa un sourire innocent qui ne trompa personne en retour. Il fut décidé de reprendre les commissions avant que les deux rivaux ne décident de s’expliquer par la force des poings. Il fallait de toute façon terminer les courses avant que le magasin ne ferme. Et vu que les enfants avaient tendance à vouloir fourrer leurs nez partout c’était plus facile à dire qu’à faire. Autant Sarky, Thomas et Yann avaient l’air plutôt calmes et suivaient gentiment, autant Ryo et Rock avaient vraisemblablement décidé de faire tourner les démons en bourriques. Leur attention fut si bien dirigée sur eux, qu’ils finirent par oublier de surveiller les trois plus calmes.


-Hé, où sont-ils ? Demanda soudain Zébuth en remarquant leur disparition.


-Quoi ? Personne ne les surveillait ? S’exclama Cayoura.


-Ben… Faut croire que non ma belle. Fit Cyanor en ricanant pour masquer l’inquiétude qui commençait à monter.


-Un de ces jours il faudra les attacher ! Ils se tiendront peut-être tranquilles comme ça.


-Ne dit pas de bêtises Jiro.


-Non mais franchement Obscuror, tu ne les trouve pas fatigants ?


-Oh si, mais je ne pense pas que les attacher règlera le problème. Et puis de toute façon nous avons d’autres problèmes à régler pour le moment.


Il fallait en effet retrouver les trois samouraïs disparus, tout en veillant à ne pas égarer les deux autres au passage. Ils furent rapidement attirés par un rassemblement de personnes autour de la porte des toilettes des hommes. Zébuth résuma la pensée du groupe en se demandant ce que les enfants avaient encore fabriqué. Ils parvinrent à se frayer un chemin parmi la foule et virent les trois petits disparus en train de jeter dans un lavabo rempli d’eau ce qui semblait être des emballages de poissons pannés. Un vigile vint vers eux et leur demanda s’ils connaissaient ses enfants. Après la réponse affirmative de Cayoura, il leur demanda de lui expliquer ce que ces mômes faisaient exactement.


-Croyez-le ou non, nous n’en savons rien du tout. Répliqua Merlor du tac au tac.


Obscuror et Cyanor étaient littéralement pliés de rire, tandis que Zébuth affichait une mine quasi désespérée. Et sa mine s’assombrit encore plus lorsqu'il vit Ryo et Rock se joindre au petit trio, discuter un peu avec eux et se mettre à taper leurs mains dans l’eau comme était en train de faire leurs amis. Ce mouvement incompréhensible pour les plus âgés, semblait les remplir de joie puisque cela faisait bouger les poissons pannés dans leurs emballages. Et l’incompréhension fût d’autant plus forte lorsque Rock fit remarquer que les coquilles lui semblaient quand même étranges.


-Bah des coquilles c’est censé contenir les bébés qui naissent dans des œufs non ? On voit qu’il y a quelque chose à l’intérieur. Répliqua Yann.


-Oui, mais ça ressemble à des emballages.


-Peut-être qu’ils naissent dans des coquilles qui ressemblent à des emballages. En tout cas on ne peut pas laisser ces méchants manger ces bébés poissons « pas nés ».


-Vous voulez faire quoi exactement avec vos poissons ? Interrogea Obscuror qui s’était rapproché d’eux.


-On veut les faire naitre ! Répondirent les cinq en chœur.


-… Pardon ?


-Ben oui un bébé « pas né » doit naitre s’il veut vivre. C’est scientifiquement prouvé. Argumenta Thomas d’un air tout à fait sérieux.


-Il n’est pas censé avoir un QI de 250 ce petit ? Se moqua Merlor assez bas pour que les enfants ne l’entendent pas.


-Ma maman a dit un jour que tout être vivant a le droit de connaitre la vie. Et que c’était le devoir des plus forts d’aider les plus faibles à naitre et à vivre. Ajouta Sarky.


-REPRENEZ VOS PETITS MONSTRES ET FICHEZ-MOI LE CAMP D’ICI !!


-Il ne faut pas leur crier dessus, ce ne sont que des enfants. Ils ne savent pas encore ce qu’ils font. Fit Cayoura diplomatiquement.    


-Si vous voulez laisser vos gosses faire des bêtises impunément ça vous regarde. Mais ayez au moins l’obligeance de ne pas déranger les honnêtes gens venus faire leurs courses tranquillement ! Répliqua le garde d’un ton méchant.


-Dites donc monsieur, savez-vous bien à qui vous parlez !


Avant que le plus jeune des généraux ne se mette à révéler leur identité à tout le monde, les trois autres commencèrent à faire partir les gens et assurèrent au gardien qu’ils allaient s’occuper des enfants et qu’ils ne causeraient plus de problèmes. Les soucis continuèrent tout de même encore un peu, car il fallu convaincre tout le monde que ces poissons ne naitrait pas pour la simple et bonne raison qu’ils étaient « pannés » et non « pas nés ». Une fois cette distinction enregistrée par les 5 enfants, ils purent reprendre les courses tranquillement. Les samouraïs se tinrent tranquille, comme s’ils comprenaient que les adultes commençaient à être fatigués de leurs bêtises. Mais ça ne dura pas longtemps, une fois sorti du magasin :


-Oh, une animalerie ! On peut aller voir les petits animaux ? Demanda Ryo.


Avant que l’un des adultes n’ait pu répondre, les quatre aux petits manifestèrent aussi l’envie d’aller voir les animaux. Merlor refusa tout net, trouvant qu’ils en avaient assez fait pour aujourd’hui, mais Cayoura prit leur défense. Ne voyant pas aucun inconvénient à y aller, du moment qu’ils restaient sages. On se sépara donc en deux groupes, Cayoura, Zébuth et Cyanor iraient à l’animalerie avec les enfants, tandis que les autres ramèneraient les courses.


-Je vous préviens, à la moindre incartade on rentre tout de suite à la maison ! Averti Zébuth.


-Voui tonton Toshi ! Répondirent les enfants avec leurs plus beaux sourires.


-Si vous n’êtes pas sages vous vous prendrez la raclée de votre vie. Votre tonton est très doué pour coller des corrections. Les menaça Merlor tandis qu’il s’éloignait avec Obscuror.


-Tu… Tu vas nous frapper tonton ? S’inquiéta Yann.


-Pas si vous restez tranquilles. Leur promit l’Oni en se disant qu’il faudrait qu’il parle à Merlor de son comportement envers les petits.


Les enfants hochèrent la tête, et suivirent les adultes jusqu’à l’animalerie. Une fois là-bas, Yann fila tout de suite voir les poissons alors que Thomas se mit en quête d’oiseaux. Et il fallu une nouvelle fois éviter une catastrophe car le Tenku se mit en tête d’ouvrir toutes les cages pour que les oiseaux puissent prendre leur envol. Il trouvait ça triste de les voir enfermés, privés de leurs ailes. Quant à Yann, il avait réquisitionné Rock et Ryo pour réunir tous les poissons de l’animalerie et les ramener jusqu’à l’océan. Et lorsqu’on lui fit remarquer que quelques uns de ces poissons n’étaient pas fait pour vivre dans l’eau salée, il répliqua qu’ils allaient les relâcher dans un fleuve.


-Yann, ces poissons ne sont pas fait pour connaître la vie sauvage. Ils sont faits pour aller vivre avec des humains qui prendront soin d’eux. Expliqua Cyanor.


-Les poissons sont faits pour vivre, pas pour être mangés par des humains.


-Ils ne seront pas mangés. Les gens les achètent pour en faire des animaux de compagnie.


-Comme les chiens et les chats ?


-Exactement.


-Tonton Nao, je peux avoir un poisson qui pourra être mon animal de compagnie ? S’il te plait ? Demanda plaintivement le samouraï miniature.


-Euh, on verra ça plus tard.


-Mais…


-Ah Yann ne commence pas. Tu avais promit d’être sage !


Le Doku ne reçu qu’un tire de langue pour toute réponse et se passa la main sur la figure. Bon, il pouvait toujours s’estimer heureux que Yann ne lui ait pas fait de crise. Il regarda le petit Suiko rejoindre Ryo, Rock et Sarky qui s’extasiaient devant des cochons d’Inde quand une plume passa devant son nez… Et il s’aperçu alors que l’animalerie était maintenant rempli des cris des oiseaux libérés par Thomas ; celui-ci les regardait d’ailleurs avec un sourire satisfait, et des cris des clients. Le propriétaire de l’animalerie ne tarda pas à les mettre dehors eux et leurs sales gamins.


-Thomas, qu’est-ce qui t’as pris d’ouvrir toutes les cages ? Demanda Zébuth l’air mécontent, décidément ces enfants étaient intenables.


-Ils n’ont pas le droit de garder les oiseaux en cage. Les oiseaux c’est fait pour voler dans le ciel ! C’est joli les vols d’oiseaux.


-… Vois le bon côté des choses Toshi, les oiseaux et les poissons ont de fervents défenseurs. Nota Cyanor d’un ton ironique.


-Oh toi ce n’est pas le moment… Il interrompit sa phrase en entendant la question de Ryo.


-Et on va l’appeler comment ?


-C’est une fille, on n’aura qu’à l’appeler… Plume. Déclara Sarky.


-Comment tu sais que c’est une fille ? Demanda Rock.


-Ben c’est facile, Sarky tourna sur le dos la petite boule de poils qu’il tenait entre ses mains, regarde on voit bien que c’est une fille.


-Sarky… Tu n’as quand même pas sorti ce cochon d’Inde de sa cage lorsque nous étions à l’animalerie ? Voulu se rassurer Cayoura.


-On s’en occupera bien. Affirma le petit Rekka, approuvé par tous les autres enfants.


-Il n’y en a vraiment pas un pour rattraper l’autre… On le ramène et on rentre.


-Non !


-Et on ne discute pas !!


Comprenant que leur tata était très fâchée, les petits rentèrent judicieusement la tête dans les épaules, et se firent oubliés jusqu’à ce qu’ils soient rentrés à la maison. Ils allèrent tous se coller contre les flancs de Kraor, et n’en bougèrent plus jusqu’au repas. Et bien évidemment, ils se remirent à faire de bêtises en déclenchant une bagarre de boulettes de pain. Ce qui fit sortir de ses gonds pour de bon le démon aux cheveux blancs.


-Maintenant ça commence à bien faire ! Si vous ne vous tenez pas tranquille vous allez finir par attirer de vilains yokais qui viendront vous rendre visite !


-Les yokais ça n’existe pas ! C’est juste des histoires pour faire peur aux enfants ! Répliqua le petit samouraï aux cheveux bleus.


-Et je peux savoir d’où tu sors ça ? D’une encyclopédie peut-être ?


-Ouais !


-Et tu crois tout savoir mieux que moi pacque tu l’as lu dans un livre ?


-La science a prouvé que les choses surnaturelles ne pouvaient pas exister. C’est mon père qui me l’a dit.


-Ah ouais ?


-Merlor, rassies-toi ! Ordonna Zébuth.


-Tu te rends compte de ce qu’un samouraï portant une armure mystique et ayant des pouvoirs surnaturels vient de me dire quand même ?


-Il n’a que 4 ans. Et ils ne comprennent pas ce que tu dis.


-On n’a pas d’armures mystiques ? Fit remarquer Yann.


-Mais les jolies billes font de drôles de lumières parfois. Nota Ryo.


-Mais ce ne sont pas des armures. Fit remarquer Sarky.


Le repas se passa plus ou moins bien, et les enfants oublièrent vite la petite altercation entre Thomas et Merlor. Leur tonton aux cheveux blancs avait un drôle de caractère et pouvait se montrer méchant avec eux, mais leur innocence d’enfant les poussait à croire qu’au fond il les aimait bien quand même. Qu’auraient-ils pensés s’ils avaient su que Merlor ruminait déjà une sombre vengeance contre eux pour leur faire payer leurs bêtises incessantes ? Vengeance qu’il mettrait en place la nuit même.
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Eyael
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Sam 31 Jan - 20:58

Chapitre tout aussi hilarant que les précédents.
Décidément avec ce qui s'est passé, les samourais arrivent à se "venger" de tout ce qui s'est passé au cours de la série avec leurs combats contre leurs anciens ennemis.
Les courses, quiconque a des enfants sait que ça, c'est une sacrée épreuve et qu'il faut prévoir des courses poursuites dans les rayons.
j'aime beaucoup la phrase de Merlor il aurait pu ajouter "catastrophe, calamité!" ça aurait donné la même chose que dans Tintin et les bijoux de la castafiore x)
Yann fidèle à lui même fou amoureux des poissons. la remarque de Cyanor face aux clients est extra.
Merlor lui, semble bien parti pour manquer de péter un cable avec chibi Rock. Mais dans le coté "goinfre", il peut parler, quand on voit ce que ça donne dans les Nouvelles Aventures des Samourais lol.
Le plus intéressant dans tout ça, c'est la rencontre entre Kayura et le couple, l'état dans lequel elle se retrouve en ayant l'impression d'être à nouveau face à ses parents. Et on peut comprendre ça quand on sait quel traumatisme elle a vécu quand elle n'était qu'une très jeune enfant. On peut alors se demander si les anciens démons feront "d'étranges rencontres" eux aussi.

Chapeau pour le gag avec les poissons panés, c'est vraiment TORDANT. Et en plus pour une fois tous les chibis sont d'accord pour agir ensemble autrement dit: deux fois plus de problèmes.
Ca doit faire presque regretter aux démons Arkatacor ça. Mais bon, au moins quand les samourais redeviendront adultes, ils auront la possibilité de les mettre en boite avec cette anecdote.
Kayura est trop gentille avec les enfants.
C'est mignon je trouve de voir le rapprochement qui se crée entre Yann et Cyanor, l'illustreras tu aussi entre Sarky et Obscuror ou alors Ryo et Zebuth?
XD Si même Thomas et Sarky s'y mettent pour les bêtises, alors là ça devient un cauchemar deux fois plus fort qu'au début.
Vouloir avoir un deuxième animal de compagnie à la maison: classique mais au moins avec Kayura ils comprennent qu'il faut arrêter.
Et le passage avec les yôkais, la dispute est super intéressante. Ca aurait été drole que l'un des chibis dise qu'ils ont pas peur parceque gégégé no kitaro peut venir les aider. (clin d'œil à mizuki sama, illustre mangaka)

je suis curieuse de lire la suite et d'en savoir plus aussi sur le passé des démons.
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Maelyna
Disciple


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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Ven 26 Juin - 23:06

Chapitre 5 : Terreur nocturne et discussions

Sarky n’arrivait pas à dormir. Thomas avait eu beau leur rabâcher sans arrêt que les yôkai n’existaient pas et qu’aucun d’eux ne viendrait les déranger cette nuit, le petit Kôrin ne pouvait s’empêcher d’avoir peur. Il n’aimait pas le noir en temps normal, et la perspective de recevoir la visite d’un esprit potentiellement maléfique ne faisait que renforcer cette crainte. Soudain, un étrange pressentiment le traversa et il se mit assit sur son lit. Guettant les environs d’un œil inquiet.

-Sarky ?

C’était le petit samouraï du Feu qui s’était réveillé au moment où Sarky bougeait et qui regardait maintenant son ami d’un œil interrogateur. Soudain, un bruit étrange attira leur attention. C’était comme… Un rire. Un ricanement qui venait de dehors. Aussitôt, Ryo se leva de son lit et couru vers la fenêtre pour tenter de voir quelque chose. Sarky s’approcha prudemment de son ami et jeta un œil par-dessus l’épaule de celui-ci. Ce qu’il vit le stupéfia autant que Ryo.

-Qu’est-ce… Qu’est-ce que c’est que ça ?

Devant-eux, non-loin du portail de la maison, se dressait une femme de 40 ans d’environ 10 mètres de haut qui riait à gorge déployée. Soudain, son regard se braqua sur la fenêtre, et il sembla aux enfants que c’était eux qu’elle regardait. Le pauvre samouraï blond frémit et fut tenté de se réfugier sous les couvertures de son lit. Le regard de cette femme était… Moqueur. On aurait dit qu’elle se moquait ouvertement d’eux. Les deux enfants sursautèrent presque lorsque Yann vint les rejoindre.

-C’est quoi le bruit dehors ? Demanda le Suiko.

Les deux autres lui firent signe de regarder à son tour, et l’enfant resta muet en voyant l’étrange femme qui se tenait dehors et qui semblait rire d’eux. Ce n’était pas gentil de se moquer des gens comme ça ! Et qu’est-ce qu’elle fichait dehors devant chez eux ? Soudain, le rire s’éteignit et la femme resta immobile un long moment… Avant de tendre le doigt vers la fenêtre comme pour désigner quelque chose.

-C’est quoi cette femme ? Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Demanda Yann.

-Un Yôkai peut-être. Elle est venue pour se moquer de nous. Murmura Ryo soudain pas très rassuré tout d’un coup.

-Mais je croyais que…

Le hurlement d’effroi de Sarky interrompit Yann, qui se retourna en même temps que Ryo pour voir ce qui avait causé une telle réaction au petit blond. Les deux enfants hurlèrent à leur tour, réveillant du même coup Thomas et Rock, en voyant le fantôme d’un moine bleu se tenir devant la porte de leur chambre. Rock resta littéralement sans voix en voyant l’apparition, tandis que Thomas se frottait les yeux, encore tout ensommeillé. Pas encore tout à fait conscient de ce qu’il se passait.

-C’est quoi ? C’est quoi ? S’écria le petit Chinois.

Le moine fantôme posa son regard sur chacun des petits, les faisant frissonner du même coup. Yann et Sarky s’accrochèrent aux bras de Ryo, tandis que Rock s’était levé à son tour, prêt à se défendre au cas où. Finissant de se réveiller, Thomas poussa à son tour un cri de peur et hurla que c’était impossible. Que les Yôkai n’existaient pas. Pourtant, il ne put retenir un frisson lorsque le regard de l’apparition se posa sur lui.

-J’ai peur… Gémit le pauvre Sarky, à deux doigts de fondre en larmes.

-C’est… C’est… ao Boku, C’est le moine fantôme qui enlève les enfants pendant la nuit !!

Le hurlement du samouraï marin jeta un vent de panique dans le petit groupe et tous poussèrent des cris de paniques avant de se mettre à courir dans tous les sens, sauf Sarky qui restait figé sur place. Et lorsque le fantôme commença à s’élever dans les airs et à venir vers eux en poussant des hurlements lugubres, les quatre encore en état de bouger détalèrent vitesse grand V. Sarky quant à lui resta parfaitement immobile, comme tétanisé par ce moine qui selon les dires de Yann enlevaient les enfants

-Maman… Geignit-il en se collant contre la fenêtre.

-TONTONS !!! TATA !!! Hurlaient les autres enfants au loin.

Le fantôme se dirigea droit vers Sarky qui tomba dans le sol, ce qui le sauva sans doute car la créature traversa la fenêtre. Le petit blond n’attendit pas de le voir revenir pour aller se réfugier sous son lit. Bien lui en pris car la créature retraversa la fenêtre, puis le mur à côté de la porte d’entrée avant de… Disparaître purement et simplement. Mais cela, le petit samouraï ne le vit pas. Trop occupé qu’il était à trembler de peur sous son abri. Il décida d’y rester jusqu’à ce qu’il y ait de la lumière, en espérant que le fantôme ne revienne pas entretemps.

Un peu plus loin, Merlor se retenait à grande peine de ne pas rire.il venait de voir quatre des petits samouraïs fuirent à toutes jambes, ne remarquant même pas sa présence, et visiblement terrorisés par les apparitions qu’il avait créé. Il n’avait pas vu le cinquième passer, mais il avait peut-être trop effrayé pour fuir… De toute façon, ses illusions avaient dû disparaître à présent. La petite plaisanterie était terminée, avec un peu de chance les samouraïs avaient compris et se tiendraient tranquille. Il ria beaucoup moins par contre lorsque la mine visiblement furieuse de Cayoura apparu dans son champ de vision. Derrière-elle, les autres démons le regardait d’un regard neutre.

-Merlor, susurra-t-elle, je peux savoir ce que tu as encore fait comme bêtise ?

-Ils étaient infernaux. Il fallait bien faire quelque chose pour les faire se tenir tranquille, non ?

-Ce sont des enfants, c’est normal qu’ils fassent des bêtises. Comment as-tu osé utiliser tes fichues illusions sur eux ?! S’énerva la jeune fille.

-Oh ça va, il n’y a pas eut de morts. J’ai juste fait apparaître Kerakeoanna et ao Boku. La femme qui se moquent des gens, et le moine bleu qui enlèverait les enfants. Les deux apparitions ont dû disparaître depuis un moment maintenant. Ils ont dû avoir une sacrée frousse, mais rien de plus.

-…

-Ah bravo Merlor, tu t’es surpassé là vraiment… Soupira Obscuror, tandis que Cyanor le regardait avec des yeux ronds.

-On ferait mieux de les chercher maintenant, non ?

-Oui, parce que grâce à toi, ils sont probablement éparpillés dans toute la maison.

-Ne me regarde pas avec cet air là Zébuth. On croirait que tu veux me faire culpabiliser.

-Les samouraïs sont déjà bien assez difficiles à gérer au quotidien sans que tu ne te mettes à utiliser tes illusions à tort et à travers !

-Tu admets donc qu’ils sont infernaux.

-Tu es presque pire qu’eux Merlor !

Pendant que les deux anciens généraux d’Arkatakor se chamaillaient, les autres adultes étaient partis à la recherche des enfants. En voyant que la porte menant vers l’extérieure était ouverte, Cayoura alla vérifier si les enfants étaient allés se réfugier dehors, tandis qu’Obscuror et Cyanor s’occupaient de l’intérieur. Elle ne tarda pas à repérer Ryo non-loin du portail, visiblement terrifié. Elle s’approcha du petit garçon.

-Ryo, ne crains rien. Tu es en sécurité, viens vers moi.

Pas très rassuré, Ryo se rapprocha tout de même de sa tata avant de sauter dans ses bras et de s’accrocher à son cou. La descendante de Kaos continua de le rassurer tandis qu’elle le soulevait doucement du sol. Soudain, le petit Japonais leva le bras vers le ciel et Cayoura regarda dans la direction qu’il pointait… Et contint de justesse un cri de surprise. A quelques mètres au-dessus d’eux, Thomas semblait flotter dans les airs et se diriger vers le ciel étoilé. Il ne réagit pas lorsque Ryo l’appela plusieurs fois. Comme si un voile le séparait d’eux. En se concentrant un peu plus, Cayoura perçu une présence maléfique autour de lui. Quelque chose était en train d’enlever le petit Tenku.

-Thomas !!

Arrivant à ce moment-là, Zébuth n’eut qu’à lever la tête vers le ciel pour comprendre ce qu’il se passait. Il invoqua on armure, ou ce qu’il en restait suite au combat contre les Anciens Démons, et se servi de sa chaine pour attraper l’enfant par la taille et essayer de le ramener doucement vers lui. La force maléfique essaya de le repousser mais il tint bon, malgré la douleur qui ressortait de ce combat. D’un mouvement brusque, il parvint à attirer Thomas jusqu’à lui, l’arrachant soudainement à l’emprise de la force qui essayait de l’enlever.

-C’est elle, c’est la force maléfique que j’ai ressenti peu avant que nous ne retrouvions les samouraïs. S’exclama-t-il.

-Elle semble s’intéresser à eux. Mais pourquoi ?

-La voix. La voix m’appelait. Elle disait que je ne craignais rien, qu’elle s’occuperait bien de moi. Fit Thomas, ayant l’air de sortir d’un rêve.

-La voix ? Répétèrent les adultes.

Mais l’enfant ne leur apprit rien de plus, tout ce qu’il voulait c’était que la voix revienne. Elle semblait douce et gentille d’après lui. Elle ressemblait à celle de sa maman. A ces mots les yeux de Ryo s’emplirent de larmes.

-Ma… Maman… Réclama-t-il.

A l’intérieur, les choses s’annonçaient plus compliquées, les enfants s’étant en effet dissimuler dans des pièces. Cyanor fut le premier à retrouver l’un des samouraïs, celui de l’Eau, qui s’était caché dans la salle de bain. Dans la douche de la salle de bain plus précisément. Et c’est ainsi que le Doku fut littéralement noyé par la version miniature de son ancien adversaire attitré. Cyanor se mit à tousser à cause de l’eau qu’il avait avalée, et tendit les mains devant lui pour se protéger.

-VA-T-EN VILAIN YÔKAI !! Brailla le petit garçon tout en aspergeant d’eau celui qu’il croyait être ao Boku.


-Yann, arrête ! C’est moi, Naotoki ! Arrête de jouer avec cette douche !

-Ton… Tonton Naou ? Fit l’enfant tandis que le débit d’eau projeté sur lui diminuait.

- « Naou » ?

Cyanor n’eut pas le temps de s’étendre davantage sur ce nouveau surnom (auquel il préférait l’ancien qui n’était que le diminutif de son prénom) que le petit brun s’accrochait déjà à ses jambes pour lui faire un gros câlin. Le petit commença à débiter un flot de parole comme quoi un vilain yôkai tout bleu avait essayé de les kidnapper les autres enfants et lui, mais que maintenant il était sûr que son tonton allait le protéger et qu’il fallait empêcher le vilain fantôme de trouver les autres enfants et de les emmener dans son repère.

-Tout doux Yann, calme-toi. Le vilain fantôme est parti maintenant, il ne fera de mal à personne. Tu n’as plus besoin de te cacher, ni d’arroser les gens avec de l’eau.

-Il parait que les fantômes n’aiment pas l’eau et qu’ils fondent à son contact. Mais le méchant est vraiment parti ? Il ne va plus revenir ?

-Non, il ne reviendra plus. Allez, vient maintenant. On va rejoindre les autres.

Cyanor tendit une main amicale à l’enfant qui l’attrapa avec un grand sourire, tout content de savoir qu’ao Boku et Kerakeoanna étaient partis. Cyanor de son côté se promettait de faire savoir à Merlor ce qu’il pensait de ses stupides « punitions ». En chemin, ils croisèrent Obscuror qui n’arrivait pas à mettre la main sur Sarky. Le petit blond devait s’être rudement bien caché. Yann fit alors remarquer que Sarky avait l’air très effrayé, plus effrayé qu’eux. Peut-être qu’il n’a pas eu le temps de fuir et que le méchant fantôme s’était emparé de lui.

-Yann puisque je te dis que le yôkai ne viendra pas vous chercher. Il est parti depuis bien longtemps maintenant. Soupira Cyanor.

-Mais Sarky ?

-Tonton Kuji finira bien par le retrouver. Hein tonton Kuji ? Fit le plus jeune des démons en décochant un regard taquin au plus vieux.

-T’as fini de te moquer de moi ? Va donc voir si les autres ont fini par mettre la main sur les autres enfants. Moi au moins je n’ai pas l’air d’avoir subit l’attaque d’un samouraï miniature !

-Il est gentil tonton Kuji, hein ? Même si je n’ai pas compris ce qu’il vient de dire. Tu pourras m'expliquer tonton ?

-Quoi ? Oui je t’expliquerais. Maintenant laissons-le chercher Sarky seul. Tout en disant cela, le démon lança un regard équivoque à Obscuror qui l’ignora.

En arrivant en bas, ils y trouvèrent Zébuth et Cayoura en train d'essayer de calmer Thomas et Ryo qui réclamaient leurs parents. Merlor quand à lui était en train d’essayer de convaincre Rock de sortir de la cuisine dans laquelle il s’était réfugié. Chose plus facile à dire qu’à faire puisque l’enfant était persuadé que la voix qu’il entendait était en fait celle de ce vilain moine bleu qui voulait se faire passer pour son tonton « Jirou » pour le forcer à sortir de sa cachette. Ni Zébuth, ni Cayoura, ni Cyanor ne daignèrent venir en aide à l’ainé des démons.

-Rock voyons, ne fait pas l’idiot. Tu reconnais ma voix, non ?

-T’es un méchant yôkai qui imite la voix de mon tonton ! Va-t’en !

Merlor soupira très profondément, constatant avec désespoir que sa plaisanterie venait de se retourner contre lui. Il avait tout essayé pour faire sortir le petit samouraï, rien n’y faisait. Celui-ci restait résolument caché derrière la porte de la cuisine. Il réfléchit un instant, avant d’avoir une idée. Il commença à raconter à Rock des souvenirs des jours précédents. Souvenirs qu’un fantôme ne pouvait normalement pas connaitre. L’enfant paru hésiter un moment entre ouvrir la porte ou rester cacher.

-T’es vraiment tonton Jirou ?

-A ton avis est-ce qu’un fantôme pourrait savoir tout ce que je viens de te raconter. Réfléchis un peu une seconde.

-Les yôkai viennent pour punir les méchants enfants.

-Ils, Merlor failli exploser devant ce contretemps, ils viennent parce qu’ils savent que les enfants font des bêtises mais ne savent pas forcément ce qu’ils ont fait. En plus ils ne sont au courant de rien lorsque les enfants ne font aucune bêtise. Sinon ils iraient aussi punir les enfants gentils.

De son côté, Rock réfléchit quelques instants. Ce qu’il entendait lui paraissait compréhensible. Alors c’était vraiment son ton qui lui parlait à travers la porte ? Décidant de risquer un coup d’œil, il ouvrit prudemment la porte à la grande joie de Merlor qui commençait à être à court d’idées. Un peu plus et le démon aurait sans doute défoncé la porte pour forcer l’enfant à sortir. Ce qui n’aurait sans doute pas arrangé les choses. Bien au contraire même.

-TONTON JIROU !!! S’exclama le petit en se jetant dans les bras de Merlor, visiblement très heureux de le revoir.

-Ne me saute pas dans les bras comme ça ! Protesta le démon en laissant tout de même l’enfant se coller à lui.

De son côté, Obscuror était toujours à la recherche du petit Kôrin. Il avait eu beau chercher dans toute la maison, il ne l’avait pas retrouvé. A croire qu’un yôkai était vraiment venu enlever l’enfant blond. Ce qui était impossible puisque les deux fantômes que les enfants avaient vu n’étaient que des illusions de Merlor. Voyons, où n’avait-il pas encore été cherché ? Le démon commença à réfléchir.

-Il me semble avoir cherché partout…

Il réalisa soudain qu’ils étaient tout de suite partie du principe que tous les samouraïs étaient sortis de la chambre en courant. Mais le petit Sarky lui avait toujours paru un peu plus craintif que les quatre autres quand ça concernait l’obscurité.

-Est-ce qu’il ne serait pas resté caché dans la chambre, trop effrayé pour sortir ?

Au point où il en était, ça ne coutait rien d’essayer. Il se dirigea donc vers la chambre des petits samouraïs pour vérifier la présence de l’enfant blond. Et il parvint enfin à retrouver son petit protégé, caché sous son lit et n’ayant pas bougé d’un poil depuis la fuite de ses amis. L’enfant tremblait de tout son petit corps et semblait sur le point de fondre en larmes. Obscuror s’accroupit devant le lit et commença à parler à l’enfant.

-Allons Sarky, vient n’ai pas peur. Tu me reconnais, non ?

-Ao Bosu va venir me prendre. J’ai peur ! Je ne veux pas qu’il me prenne !

-Il est parti, ne t’inquiète pas. Allez, vient.

Petit à petit, Obscuror parvint à faire sortir Sarky de sa cachette. Tout comme Yann et Rock avant lui, l’enfant se jeta dans les bras de son tonton en piquant une véritable crise de larmes. Le Yami parvint à le calmer au bout de quelques minutes de paroles réconfortantes, mais Sarky ne voulut pas descendre de ses bras. Il avait réellement eu peur du méchant moine.

-Nous allons descendre rejoindre les autres maintenant, d’accord ?

-D’a… D’accord… Dit, Ao Bosu est vraiment parti hein ? Il ne va pas revenir par surprise pour nous enlever ?

-Non, il ne reviendra plus.

Cela paru rassurer Sarky qui accepta de descendre des bras d’Obscuror, mais resta néanmoins accroché à ses jambes. Apparemment, il allait avoir besoin d’un peu de temps avant d’être totalement rassuré. Le duo rejoignit les autres dans la salle à manger où les quatre autres samouraïs étaient en train de boire un chocolat chaud pour se remettre de leurs émotions sur les genoux de leurs tontons et de leur tata. La réapparition de Sarky fut acclamée par les quatre autres samouraïs, tous contents de voir qu’ils avaient échappés au vilain yôkai. Ils commencèrent tous à boire leur chocolat, se remettant de leurs émotions avec une grande facilité. Tout ça n’allait bientôt être qu’un mauvais souvenir.  

-Ah l’innocence de l’enfance…

Le soupir de Cayoura attira l’attention des quatre démons qui regardèrent la jeune fille observer les cinq enfants d’un air attendri. Elle semblait plonger dans de vieux souvenirs et ils se souvinrent alors que la jeune fille avait été arrachée très jeune à sa famille et à son enfance. Les cinq enfants étaient-ils en train d’éveiller de vieux souvenirs enfouis chez elle ?

-A quoi penses-tu Cayoura ? Demanda Zébuth.

-Aux moments que je passais à jouer avec mes amis lorsque j’étais enfant. Tout me paraissait éternel en ces instants. Répondit la jeune fille machinalement.

Cela eu pour effet de faire réfléchir les anciens généraux d’Arkatakor qui se rendirent compte qu’ils n’avaient aucuns souvenirs de leur enfance. En fait, ils ne se souvenaient pas de grand-chose avant leur arrivée dans l’empire de l’Apocalypse. Comme si cette partie de leur vie avait été effacée autant que possible de leur mémoire. Le malaise s’agrandit lorsque les cinq petits commencèrent à parler de leurs familles, sans se préoccuper des adultes autour d’eux. Ils avaient tous les quatre une drôle de boule dans l’estomac.

-On dirait que leurs familles commencent à leur manquer. Ça fait combien de temps qu’ils ne les ont pas vues à votre avis ?

Aucun des garçons ne répondit à la question de Cayoura, puisque personne n’en avait la moindre idée. Après tout ils avaient été si préoccupés par l’idée de redonner leur taille adulte aux samouraïs, tout en les empêchant de faire des bêtises qu’ils ne s’étaient pas trop préoccupés de cela. Mais maintenant qu’ils les voyaient discuter de leurs parents, et de leurs frères et sœurs pour ceux qui en avaient, ils réalisaient une nouvelle fois qu’ils n’étaient que des enfants. Des petits de quatre ans qui les avaient adoptés comme tontons et tata sans vraiment savoir qu’ils étaient, et qui avaient une famille qui devait leur manquer…

-Je me souviens de ces instants… Souffla la jeune fille.

-Moi je ne me souviens de rien. Claqua la voix de Merlor, mettant un terme à l’atmosphère emplie de nostalgie.

-Comment ça ?

-Je n’ai pas de souvenirs de ma vie d’avant, de ma famille ou de mes amis. C’est déjà une bonne chose que je me souvienne encore de mon nom. Et franchement ça ne m’a jamais dérangé plus que cela. On ne peut pas dire qu’on ait eu le temps de penser à cela de toute façon. Et il s’avéra vite que c’était aussi le cas pour les trois autres démons.  

-Même après avoir quitté les forces d’Arkatakor ?

La descendante de Kaos était incrédule. Elle savait que la vie dans l’empire de l’Apocalypse avait eu un impact sur eux, mais elle avait espéré que les choses s’estompent au fil des années. Le fait qu’ils se soient tous les quatre souvenus de leurs anciennes identités avaient été interprété comme un signe d’espoir. Mais il semblerait qu’elle se soit trompée et que les quatre hommes étaient restés au même point qu’il y a 5 ans.

-Vous nous emmènerez voir nos parents ? Demanda le petit Rekka.

Les 5 petits samouraïs levaient tous de grands yeux interrogateurs vers leurs tontons et leur tata, espérant vraisemblablement une réponse positive. Mais la situation serait compliquée à comprendre pour les familles. Et répondre non aux petits reviendraient à les faire pleurer voir même à les inquiéter. Ils auraient dû s’en douter que les enfants allaient tôt ou tard vouloir revoir leurs parents. Et la « punition » de Merlor n’avait fait que hâter cet instant fatidique. Qu’allaient-ils bien pouvoir leur répondre ?

-Les enfants, il est tard. Allez-vous coucher. Fit Cayoura.

-Mais…

-Ne discutez pas, vous êtes fatigués.

-Nous on veut revoir nos papas et nos mamans… Ils… Nous… Le petit Tenku n’eu pas le temps de finir sa phrase qu’il s’endormit.

-Nous en reparlerons demain, vos parents doivent dormir de toute façon.

Les petits encore éveillés hochèrent faiblement la tête, eux aussi commençaient à montrer des signes de fatigues malgré leur insistance à vouloir revoir leurs parents. Chose tout à fait compréhensible, surtout qu’ils venaient d’avoir une belle frayeur et avaient besoin d’être rassurés. Les anciens serviteurs d’Arkatakor emmenèrent donc les petits dans leurs chambres et attendirent qu’ils commencent à dormir pour s’en aller.

-En parler demain ? Et qu’est-ce qu’on va leur répondre s’ils nous reposent la question ?

-T’as qu’à y réfléchir toi-même, puisque c’est grâce à toi qu’ils nous ont demandés ça !

La dispute à voix basse entre la descendante de Kaos et l’ainé des démons continua pendant une bonne dizaine de minutes, les trois autres ayant décidés de les laisser faire sans intervenir. Tant qu’ils ne réveillaient pas les petits, c’était leur affaire. Alors qu’Obscuror et Cyanor retournaient se coucher, Zébuth s’arrêta brusquement, un long frisson lui parcourant le dos. Il sentait une présence, non-loin de lui !

-Qui est là ?

Il se retourna mais ne vit personne, il entendit par contre fort bien la voix ricaneuse de Cyanor lui demandant s’il entendait des voix. L’Oni mashô fronça les sourcils, essayant de percevoir une nouvelle fois la présence qu’il avait senti. Mais rien. Il n’avait pas rêvé pourtant, il y avait bien eu quelqu’un ou quelque chose derrière lui. Ce ne pouvait être son imagination. Mais la présence semblait être définitivement partie. Inquiet, il alla se coucher malgré tout.
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Eyael
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Jeu 22 Oct - 22:50

Et oui, les yôkais existent bel et bien, même si ils sont rarement visibles aux yeux des humains!
Et là, ils ont de la chance même si ça aurait pu être Azuki akari ou Beto Beto San (qui eux sont inoffensifs)
Pas très sympa de la part de Merlor mais bon la patience doit plus être trop son fort (après 4 siècles à avoir l'esprit Nin, ça se comprend)
Enfin bon encore une chance que les autres le reprennent un peu.
Avec la force inconnue, on nage dans l'inquiétude: ennemie ou bienveillante? Il est trop tot je pense pour se prononcer.
XD Un Cho ryû Ha manuel, pas mal du tout! et la scène entre Yann et Cyanor est mignonne!
C'est bien de voir que les samourais redonnent une part de leur humanité perdue aux yon mashôs et à la descendante de Kaos, même si en temps qu'enfants ils ont besoin de voir leurs parents.
Me demande d'ailleurs si les démons arriveront à trouver la famill d'un des samourais et à leur expliquer la situation tout comme le fait qu'il serait préférable qu'ils veillent sur eux car ils ont senti quelque chose de bizarre comme lors de l'attaque de Tôkyô.
La présence est elle comparable à celle de Suzunagi ou de Kaos?

Curieuse de lire la suite.
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MessageSujet: Re: Fic Chibis Samouraïs   Aujourd'hui à 23:25

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