Autour de la Légende des Samouraïs


 
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 Contes de Fées

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Eyael
Samouraï


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Localisation : La Rochelle
Date d'inscription : 01/04/2007

MessageSujet: Re: Contes de Fées   Dim 20 Juil - 15:15

Voila la suite:



Et le soir du bal arriva.

L’effervescence était à son comble avant le départ. Naaza, Shin et Seiji étaient parés de leurs plus beaux atours. Six heures sonnèrent, annonçant le début des festivités.

-Il est l’heure d’y aller mes chéries, annonça la marâtre en arborant un sourire satisfait.

-Quand je pense que nous allons rencontrer le prince ! Rien que d’y penser j’en ai des frissons, s’écria Shin les joues rosissantes.

-Belle maman, pardonnez, moi mais puis-je vous accompagner ? demanda Cendrillon d’une voix timide, vêtue d’une superbe robe bleu claire. Robe qui n’était pas un chef d’œuvre mais qui lui conférait une certaine élégance.

A la vue de sa belle fille ainsi habillée, Naaza étouffa un juron puis se rapprocha un peu trop près d’elle.

-Ma parole Cendrillon, je n’avais jamais su que tu serais capable de faire tant d’efforts en si peu de temps. Bravo, très impressionnante.

-Non mais attends un peu hurla Seiji. Mais, mais c’est MON collier ça ! Sale petite voleuse !

-Si tu me permettais d’améliorer un peu ta si magnifique tenue ricana Shin en tirant avec violence. Le tissu craqua aussitôt et en deux minutes le vêtement fût réduit en lambeaux.

-Comment osez-vous, demanda la malheureuse si bouleversée qu’elle était à genoux sur le marbre.

-Mais de quoi te plains-tu ma chérie ? Je t’ai aidé mais si mon style ne te plait pas, tant pis répondit Shin avec mépris.

-Finalement Cendrillon, tu resteras ici. Que dirait on si on te voyait ainsi ? Avant de partir laisse moi te faire une confidence : cette robe te va encore mieux que l’ancienne. Tu feras fondre tous les rats et les cafards, fais moi confiance, persifla Naaza en agitant son éventail.

Bien maintenant si tu veux bien nous excuser, mais nous sommes attendues !





Cendrillon brisée par le chagrin et la colère ne pût retenir ses larmes. Elle avait tant rêvé de cette soirée et ces vipères avaient tout gâché. Qu’est ce qui pouvait être pire ?

-Si, seulement elles avaient pu naitre en paysannes et non en bourgeoises ! Et pendant qu’elles s’amusent moi, je suis là seule sans que personne ne vienne à mon aide. Mon dieu pourquoi ?

-Mon enfant, sèche tes larmes. Tu as enduré trop d’humiliations et je ne peux plus le tolérer.

-Qui est là ? Mais qui parle et comment connaissez vous mon nom?

Une femme aux cheveux blancs ondulés, vêtue d'une scintillante robe bleutée, apparue aux côtés de Cendrillon et se présenta à elle d'une voix douce :

-Je suis ta marraine : Rajura la bonne fée. Et sois heureuse car ce soir je vais exaucer ton plus cher désir.

-Vous voulez donc dire qu’elles vont enfin connaître le sort qu’elles méritent ? Que je vais enfin pouvoir retrouver mon ancien statut, posséder la plus grande bibliothèque ? Mon dieu, c’est génial !!!

-Heuu, je peux savoir ce que tu veux ?

-Mais je vous l’ai bien dit non ? Je souhaite…

-Ca va, ca va j’ai compris. Pourtant il y a si je ne m’abuse un bal ce soir et tu rêves d’y assister ?

-C’est vrai mais vous m’avez dit que vous exauceriez mon plus cher désir…

-Justement c’est ta chance, ce soir avec mon aide je peux tout changer. Son regard brilla soudain d’une lueur amusée et surexcitée à cet instant. Et pour commencer, je vais transformer ces guenilles en un petit bijou !

-Non, non ! Ce n'est pas la peine et je ne me fie pas à votre jugement…

-En effet tu as raison, il faut avant que tu partes qu’un homme nous donne son opinion, où avais je la tête ? Avec un grand sourire, elle lança un « Anuuu Chan » retentissant.

-Je déteste quand tu fais ça, grommela Anubis en entrant par la fenêtre d'un bond léger.

-Anu-rin, il va falloir que tu m’aides à lui choisir la tenue adéquate, papillonna Rajura.

Le brun dévisagea un court instant la jeune femme aux yeux bleu verts, comme si cette demande lui paraissait la plus insurmontable qu'on lui ai jamais faite, et soupira.

-C’est sûr qu’elle a besoin d’un reloooking, grommela-t-il. T’en fais pas va, ta marraine peut accomplir de grands prodiges.

Et après maintes tentatives, Cendrillon reparut devant eux somptueusement vêtue, sa longue chevelure auburn élégamment relevée et parsemée de délicates perles blanches.

-Hyuu ! Hyuu ! Ma filleule est exquise, regarde-toi donc dans la glace ma chérie !

-Rajura, pour une fois j’admets que tu as raison ; mais arrête de faire "hyuuu" sans cesse, tu m’énerves !

-Mais Anu-chan, c’est pas ma faute si je ne sais pas siffler ! Quant à toi mon enfant écoute moi très attentivement…

-Et de quoi voulez vous me parler ? Ce doit être quelque chose d’important pour que vous preniez cet air grave.

-Ne m’interromps pas ! Tu dois savoir que la magie que j’ai mise en œuvre ne sera pas éternelle. Au douzième coup de minuit, tes habits redeviendront des haillons, les chevaux, des araignées… Il en ira de même pour tout, alors tu devras partir avant minuit si tu ne veux pas subir une humiliation de plus.

-J’ai bien compris, et je ne sais comment vous remercier.

-En restant aussi pure et courageuse que tu l’es. Ah et au fait, Anubis t’accompagnera. Il sera ton cocher et ton garde du corps.

-Et puis quoi encore ?! s'insurgea aussitôt ledit cocher-et-garde du corps.

-Anubis, tu avais promis de m’aider.

-Je sais bien mais faudrait pas trop pousser mémé dans les orties ! Et…Rha non, ne me regarde pas avec cet œil là ! Rajura, tu…! RHA ! C'est bon : je le ferais, c’est entendu.

-Il temps de partir maintenant. N’oublie pas Cendrillon, reviens avant minuit !











Au château cependant la fête battait son plein. Mais curieusement le prince ne se sentait pas l’esprit à inviter quelqu’un pour une valse.

-Voyons Ryo, ne restez pas seul comme ça ! Il y a tant de monde à rencontrer et de belles femmes !

-Sans doute mais je ne sais pas quoi leur dire. Et plus je vois ce monde plus ca me trouble !

-Faites néanmoins un petit effort. Ce bal a été organisé en votre honneur !

-On peut toujours essayer, soupira il en se dirigeant pour saisir une coupe au buffet. C’est à ce moment que Seiji se dirigea d’un pas de conquérant vers le prince.

-Votre majesté, je suis venue vous demander si vous souhaiteriez m’accorder cette danse…

-Si vous y tenez, alors allons y.

-Quel plaisir de pouvoir faire votre connaissance ! Vous verrez, selon mon professeur je suis excellente danseuse.

-Ah oui vraiment…Oh ! vous avez vu cette beauté qui vient d’arriver ? Si vous voulez bien m’excuser !

Effectivement notre chère Cendrillon escortée par Anubis était dans le hall, l’air légèrement inquiète. Ryo se jeta immédiatement à sa rencontre, en se frayant laborieusement un chemin parmi la foule d'admirateurs et de curieux.

-Bonsoir Mademoiselle ! Je ne vous avais pas encore remarqué. Mais dîtes moi, quelque chose ne va pas ?

-Pardon ? Non, non tout va bien, c’est simplement que je me sentais perdue.

-Si tel est le cas alors permettez moi de vous reconduire sur votre route, roucoula il en lui prenant la main.

Ce qui eût pour effet de faire rougir Cendrillon qui ne savait plus où se mettre. De son côté, Anubis était parti parler avec Seiji, qui elle sembla soudainement le trouver bien plus à son goût que le prince lui-même.



-Monsieur vous êtes un réel gentilhomme, j’aurais tant aimé vous connaître plus tôt soupira Cendrillon un peu plus à l’aise.

-Alors pourquoi, ne viendriez vous pas danser, ce serait là un présent merveilleux pour moi.

-Eh bien ma foi je…. Oh et pourquoi pas, c’est d’accord !

-Fantastique !!

La scène n’avait pas échappé à Shin et Naaza qui en restèrent pantois et frustrés.

-Mère vous avez vu ? Non content de nous avoir à peine adressé un regard, le prince danse maintenant avec une intrigante !

-Oui, j’ai vu. Mais ce qui est étrange c’est que cette séduisante jeune fille me rappelle quelqu’un…

-Vous ne pensez tout de même pas que ce puisse être Cendrillon ? Elle est à la maison, et dans un état lamentable.

-C’est vrai, je me fais sans doute du soucis pour rien. Malgré tout le hasard joue de ces tours.



De leur côté, le prince et Cendrillon continuaient de danser. Les conversations sur la mystérieuse demoiselle allaient bon train. Mais le temps passait, et minuit approchait à grands pas. Conscient de la situation, Anubis se rapprocha des infatigables danseurs.

-Si vous voulez bien me pardonnez votre majesté, mais il commence à se faire tard.

-Voyons mon cher ! Il n’est pas si tard que ça et puis les fêtes ne sont visiblement pas légion pour votre protégée !

-Il a raison et puis je m’amuse tellement ! Nous pouvons bien attendre encore un peu, je t’en prie !

-Ce n’est pas du tout raisonnable Mademoiselle, venez avant de vous en mordre les doigts toute votre vie, souvenez-vous de ce qu’avait dit votre marraine (et puis, comprenez que je ne veux pas me faire battre par elle, elle est d'une violence, parfois…hum.)
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Eyael
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MessageSujet: Re: Contes de Fées   Dim 20 Juil - 15:19

Et voila la dernière partie!


-Oh mon dieu c’est vrai, il est presque minuit ! s’écria elle en lâchant la main du prince. Pardonnez moi, mais je commence à me sentir fatiguée et… j’ai une longue route à faire.

-Qu’à cela ne tienne, vous pouvez rester ici et repartir demain. Restez donc.

-Non, trancha Anubis. Elle a raison et je vous prierais monsieur de tenir vos distances. Vous êtes sans doute prince mais il y a des choses que vous devez accepter. Partons maintenant, ajouta-t-il en saisissant la main de Cendrillon.

Mais en arrivant dans l’escalier, par malchance notre douce jeune fille perdit une de ses pantoufles de verre, et Anubis la traînant par le bras, elle ne put prendre le temps de la récupérer. Et au moment où le prince arrivait sur les lieux, le carrosse disparaissait.

Mais le temps était compté, les douze coups de minuit retentiraient bientôt ; malgré le train d’enfer des chevaux le charme s’annula au dernier son de l’horloge. Et sur la route tout ce qui avait été transformé redevînt comme avant.

Cendrillon se sentait à la fois attristée et heureuse. Acquiesçant à l’idée de continuer à pied suggérée par Anubis, pour éviter une mauvaise rencontre avec sa belle mère, tous deux se mirent en marche.



Au palais, le prince demeurait encore perplexe et se désolait du départ si soudain de sa conquête. Serrant la pantoufle de verre contre son cœur, il s’assit sûr un banc pour réfléchir jusque à la fin de la soirée.

Le lendemain matin son conseiller entra dans sa chambre et remarqua sa mauvaise mine ;

-Que vous arrive il donc ? Oh non : ne me dites pas que vous avez encore mangé du faisan !

- Non, Touma…soupira-t-il sans lever les yeux.

-Est-ce à cause de cette jeune fille, alors ?

-Oui… Et elle ne m’a rien dit la concernant, elle s’est sauvée aussi vivement qu’un papillon !

Pourquoi une telle cruauté m’est destinée ? Qu’ai-je fait pour mériter cela ?

-Voyons ne vous laissez pas abattre de cette manière, il vous reste la pantoufle.

-Hélas oui, quelle maigre consolation.

-Réfléchissez donc un peu, si vous la faisiez essayer à touts les femmes du pays vous découvririez votre élue !

-Bon sang mais oui : faisons-le, je me sens prêt à remuer ciel et terre, et même l'enfer ou d'autres mondes encore pour la retrouver ! Allons y tout de suite !

C’est ainsi qu’un cortège royal traversa les rues de la ville s’arrêtant à chaque maison dans le but de retrouver l’énigmatique inconnue. Le prince finit par s’arrêter devant la maison de Naaza, qui observait avec attention ses deux filles espérant récolter un certain succès.

Dès que les coups retentirent à la porte, elle se précipita pour lui ouvrir ; Shin et Seiji affichant avec grands sourires charmeurs.

-Votre altesse, mais que nous vaut donc cet honneur ? Nous ne vous attendions pas.

-Madame je suis venu ici dans le but de retrouver celle qui a ravi mon cœur lors de la soirée d’hier. Jamais je n’ai rencontré une telle personne. C’est pour cette raison que j’ai emmené cette pantoufle de verre lui appartenant.

-Cette pantoufle est à moi c’est évident, protesta Shin avec un petit rire cristallin et s’approchant de Ryo.

-Alors je ne doute pas qu’elle vous ira comme un gant à une main. Si vous voulez bien l’essayer…

Le résultat ne fût pas celui que la chipie attendait ; sa sœur l’essaya à son tour mais sans plus de succès.

-Quel dommage pour vous mesdemoiselles, soupira Touma en reprenant la délicate chaussure. Il n’y a aucune autre jeune fille ici ?

-Oh non mon cher, pas la moindre, répondit la mégère en lui adressant un sourire navré.

-Pardonnez-moi, belle maman mais je crois que votre jugement est faussé, fit remarquer sa belle fille en entrant dans la pièce d'un pas assuré.

-Que viens tu faire ici petite va-nu-pieds ? Retourne immédiatement à tes tâches, ne vois tu pas que ta présence est dérangeante ?!

-Pour vous trois oui, cela ne fait aucun doute répliqua-t-elle en la fusillant du regard.

-Enfin Cendrillon, crois-tu vraiment qu’une souillon puisse être venue à ce bal ? L'interrompit Seiji. Tu déraisonnes complètement !

-Il n’empêche que la pantoufle doit être essayée par toutes les jeunes filles du royaume trancha Touma. Si vous voulez bien l’essayer…

Elle l’essaya et l’étonnement éclata car non seulement la pantoufle lui allait comme un gant. Cendrillon dédia un regard hautain à sa belle-même et ses sœurs, agitant très légèrement son pied délicat. Tous étaient incrédules, sauf Ryo qui était surpris mais radieux d'avoir retrouvé sa dulcinée.

-Mais enfin vociféra Naaza ce n’est pas possible ! pas possible ! Par quelle diablerie a elle pu ? Tricheuse, tricheuse !

-Belle-maman, je suis une femme d'honneur. Il n'y a pas de tromperie.

-Quand je pense que le prince a pu danser avec ELLE, grommela Shin.

-Quoi qu’il en soit, déclara la marâtre en se levant de son siège. Cette sotte ne quittera pas cette maison ! Elle restera ici, elle est née souillon elle restera souillon aussi longtemps que je vivrais !

-Vous êtes trop cruelle avec cette enfant comment osez vous, se scandalisa le prince. C’est à moi et à elle de décider, pas à vous. Ou alors souhaiteriez vous vous dresser contre moi ?

-Heu non, bien sûr que non, se rasséréna-t-elle, apercevant comme des flammes de détermination brûler autour du Prince.

-J’aime mieux ça. Quant à vous Cendrillon ma douce souhaitez vous quitter cette vie et demeurer avec moi jusqu’à ce que la mort nous sépare ?

-Oh, votre proposition me ravit mon prince je ne saurais comment refuser...J'espère que votre bibliothèque est grande, ceci dit…Ah, et…je vous saurai gré d’écouter ma requête.

-Une requête ? Et laquelle ?

-Je souhaite que ma marraine qui a été d’une si grande bonté pour moi ainsi que son ami m’accompagnent ; je ne pourrais pas me résoudre à une telle ingratitude.

-Alors qu’il en soit ainsi. Que je suis heureux que tu aies dit oui dès ma première demande !





Et c’est ainsi que Cendrillon connut enfin la vie de plaisir et de sérénité dont elle avait tant rêvé. Elle et le prince coulaient des jours merveilleux et souvent Rajura et Anubis se joignaient à eux lors de promenades ou d’activités –tel que la lecture et l'écriture, qui occupaient le plus clair du temps de la Princesse.

L’immonde marâtre quant à elle resta seule avec ses deux filles sans grande joie, même si l'on supposa pendant un temps qu'Anubis soupirait toujours après les beaux yeux de Seiji –mais ceci est une toute autre histoire…


Fin




Et voilà! j'espére que ca vous a plu et que ca donnera des idées aux autres écrivains! Cool
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